Prière du Notre Père : Raphaël Enthoven cède à la tentation.

Par Régis de Castelnau

Le 21 novembre 2017

Vu du droit

 

 

« N’ayez aucune inquiétude Monsieur Enthoven, cette petite crapulerie indigne et misérable vous garantit le retour au bercail sous les ovations. Et votre amour propre ne risque rien, vous n’en avez pas. » //RdC

 

 

© Photo by Régis Ollivier

 

Raphaël Enthoven, fils de, « philosophe officiel et radiophonique » nous explique la religion catholique. Pour pouvoir lui taper dessus, et comme il n’y comprend rien et qu’il n’a aucun scrupule le résultat est spectaculaire.

Les cathos ont décidé d’adopter une nouvelle traduction du Notre Père. Depuis le latin du Pater de  quand j’étais petit. Partageant l’avis de Georges Brassens (sans le latin, la messe nous emmerde), je n’ai jamais appris la nouvelle version française. Il y avait avant déjà une version traduite qui était bien suffisante.

Parce que tutoyer le Bon Dieu, je trouvais ça gonflé. La vieille version traduite du latin, convenable celle-là où le vouvoiement permettait de ne pas se laisser aller avec le Père à une familiarité de mauvais aloi, me convenait. Et il y avait aussi la traduction de «et ne nos inducas in tentationem » par : « ne nous laissez pas succomber à la tentation ». Partageant la position d’Albert Camus : « un homme ça s’empêche », le Seigneur était prêt, nous disait-on, à nous aider à ne pas déconner, il suffisait de le lui demander. La nouvelle version post-Vatican II, traduisit : « ne nous soumets pas à la tentation ». Soudain, on tutoyait Dieu comme un copain de bistrot, en lui demandant de ne pas insister avec ses propositions de nouvelles tournées de Calvados, ou autres. Contresens de traduction, et contresens religieux, le Dieu catho n’est pas le Dieu jaloux des juifs. Le trinitaire il est gentil, et c’est d’ailleurs pour ça qu’on l’appelle Bon Dieu.

À partir du 3 décembre prochain, fin de l’hérésie avec un retour à une saine orthodoxie et une traduction plus fidèle: «Et ne nous laisse pas entrer en tentation». Quoiqu’un peu ampoulée, la rédaction est claire. Le Bon Dieu est là pour nous aider. Bon les catholiques, ce ne sont pas des rapides en matière de liturgie. Pour changer une virgule il leur faut 40 ans. Il faut savoir que cette fois-ci, pour changer huit mots, le truc est dans les tuyaux depuis 20 ans, voire 50…

Ayant spirituellement quitté l’obédience catholique depuis fort longtemps pour un matérialisme philosophique trivial, en quoi puis-je me sentir concerné? C’est peut-être idiot, mais si je trouve normal de leur rentrer dedans moi-même quand c’est nécessaire, je n’aime pas trop que ce soit d’autres qui le fassent. Et cette fois-ci, c’est un petit marquis surfait qui s’y est mis, et de façon assez indigne. Cela m’a contrarié.

Alors qu’a-t-il donc fait Raphaël Enthoven,  notre philosophe radiophonique ?

 

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “Prière du Notre Père : Raphaël Enthoven cède à la tentation.”

  1. Quand notre cher « filosôfe » se fait renvoyer à ses études par CAUSEUR

    Notre Père, ne nous soumets pas à Raphaël Enthoven
    http://www.causeur.fr
    Raphaël Enthoven sur Europe 1, 21 février 2017
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    https://www.causeur.fr/notre-pere-raphael-enthoven-soumission-147889?utm_source=Envoi+Newsletter&utm_campaign=de2de96a13-Newsletter&utm_medium=email&utm_term=0_6ea50029f3-de2de96a13-57311669

    Le philosophe, Raphaël Enthoven, a vu un « message subliminal » islamophobe dans la nouvelle version du Notre Père.
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    Il est de ces sorties qu’on préférerait mettre sur le compte d’une tentative ratée de plaisanterie. Au sujet de la modification de la prière du Notre Père, où la locution « et ne nous soumets pas à la tentation » va être remplacée par « et ne nous laisse pas entrer en tentation », voici ce qui a été dit hier : « la suppression inutile du verbe soumettre est juste, à mon sens, une façon pour l’Eglise de se prémunir contre toute suspicion de gémellité entre les deux cultes », les deux cultes étant le christianisme et l’islam. Si ces propos n’avaient pas été proférés par Raphaël Enthoven sur une radio de grande écoute, ils n’auraient pas mérité autre chose qu’un bref haussement d’épaules. Mais émis par un penseur influent jouissant d’un certain prestige, ils imposent une réponse.
    Ne nous attardons pas sur le ton goguenard emprunté dès les premiers mots comme pour se dédouaner par avance auprès des auditeurs de s’attarder ce jour-là sur un simple fait religieux : on n’en attend pas moins d’un éminent représentant de la pensée autorisée, même si le contraire aurait pourtant eu le mérite de créer la surprise. On relèvera cependant l’immense mépris du philosophe éclairé à l’endroit des croyants qui, dit-il, « ânonneront quotidiennement à mots couverts » la prière en question.
    Un procès d’intention…
    M. Enthoven a donc voulu déceler dans cette nouvelle traduction du texte liturgique la volonté cachée de l’Eglise de se distinguer radicalement de l’islam, au motif que le verbe « soumettre » serait, pour les ignares que nous sommes tous – à l’exception bien entendu de notre brillant philosophe, docteur en théologie tous cultes confondus – une marque évidente de la religion de Mahomet. Ce serait la seule explication plausible selon lui, puisque, citations de Saint Paul à l’appui, les deux formulations seraient strictement synonymes, et par conséquent la modification parfaitement injustifiée.
    adikteev
    Mais il va plus loin que suggérer une seule volonté de se démarquer : « Et les paranoïaques de l’islamophobie […] feraient bien de tendre l’oreille, pour une fois, dans la bonne direction, parce que ce qui se joue là, sournoisement, contre l’islam, crève les tympans quand on tend l’oreille. »
    …sans nuance ni fondement
    Au-delà de la gravité de l’accusation portée, le procès en islamophobie intenté par le philosophe contre l’Eglise, sans même parler de celui de complaisance de l’ensemble des croyants, nous semble doublement absurde, en l’espèce et en général.
    En l’espèce, loin de nous la prétention, contrairement à M. Enthoven, de savoir mieux faire l’exégèse des textes sacrés que le Vatican et les théologiens francophones qui ont étudié cette question durant près de vingt ans avant d’émettre la nouvelle formulation. Il ne lui échappera cependant pas que le vulgum pecus ne passe pas son temps le nez plongé dans la Bible, et que ce dernier percevra assurément une nuance de taille entre les deux versions du Notre Père, d’une version où Dieu apparaît comme mettant activement le croyant à l’épreuve de la tentation, à une version où il laisserait passivement le Diable tenter le croyant. Peu importe ici ce qu’on peut penser du bien-fondé de cette évolution sensible de la perception du rôle joué par le Seigneur dans le défi fait à l’homme pécheur. Le constat est factuel : l’expression « ne nous laisse pas entrer » n’a pas la même signification que « ne nous soumets pas ». C’est donc faux en l’espèce.
    En général, prêter à l’Eglise des pensées islamophobes relève pratiquement du délire. Raphaël Enthoven a sans doute été atteint de surdité passagère lorsque le Saint Père a appelé, à de multiples reprises, à ne pas confondre islam et islamisme, à considérer islam et catholicisme sur un pied d’égalité, notamment en tenant les propos suivants : « si je parle de violence islamique, je dois parler de violence catholique ». Il ignore sans doute les tensions importantes qui traversent non seulement la communauté des croyants mais également le clergé, précisément occasionnées par les prises de position du pape François quant à l’islam, jugées par certains trop angéliques. Bien que la nouvelle traduction du Notre Père ait été validée dès 2013, nul doute que sa mise en vigueur n’aurait pas eu lieu sous le pontificat du pape François si elle avait été motivée par un antagonisme à l’islam.
    Le massacre de l’innocent
    Ainsi on a grand peine à croire à la sincérité du chroniqueur. Ruse contre ruse, osons la nôtre, après tout non moins valide que la sienne : et si cette accusation inepte contre les catholiques n’était pas une façon commode et sans risque pour M. Enthoven de se prémunir du risque d’être lui-même taxé d’islamophobie ? Voyez, semble-t-il dire, avec quelle véhémence je dénonce l’Eglise !
    Il ne fait hélas rien d’autre que de rejoindre l’armée de ceux qui, tantôt par un relativisme mensonger qui place toutes les religions sur le même plan, tantôt par un excès de zèle tout concentré sur l’Eglise, n’hésitent pas à salir le christianisme pour être à peu de frais en odeur de sainteté dans toutes les officines de l’antiracisme français.
    Mais le catholicisme qu’il vilipende est-il suffisamment bien-portant aujourd’hui en France pour pouvoir encaisser ce genre d’attaques infondées ? Représente-t-il une telle menace pour la société qu’il faille le surveiller et le dénoncer injustement ? Quelle belle preuve de bravoure, M. Enthoven, que de mettre une claque à sa grand-mère, vous aurait sans doute félicité Marx.
    Raphaël Enthoven a depuis fait son mea culpa:

  2. Diantre, je sens là encore de l’anti-curé !
    Si vous ne comprenez pas le sens et l’importance de ces mots, allez faire un tour a la Meque !
    Chrétiennement vôtre,

  3. Bataille de mots, de tournure de phrase ! L’intention et la sincérité ont beaucoup plus d’importance qu’une prière répétée comme un perroquet……..

  4. Sérieusement, le peuple n’en a rien à battre de ce que pense monsieur Enthoven, pas plus qu’on accordera de l’importance à ce changement de mots dans le notre-père. Il y a des choses bien plus graves qui se préparent et les écrits de ces philosophes de salon ne resteront pas plus dans l’histoire que ceux d’un Bernard Le Bouyer de Fontenelle qui trouvait les bergers de Théocrite « trop bergers et sentant trop la campagne » ! Tout çela ce sont des leurres pour que l’on ne s’approche pas des vrais problèmes qui conduiront cette petite aristocratie à sa perte tôt ou tard, comme toujours à chaque fois qu’elle dépasse les limites qu’on lui permet.

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