Prochaine cible pour Assad ? Idlib, qui a toutes les chances d’être un autre théâtre sanglant après Alep.

The Colonel News, le 18 décembre 2016

Publié par Marie Saguier 


 

(à lire ab-so-lu-ment !!! / must read!!!) TCN — TROIS ANALYSTES SE PENCHENT SUR L’ÉVOLUTION DE LA GUERRE EN SYRIE // PROCHAINE CIBLE POUR ASSAD ? IDLIB, QUI A TOUTES LES CHANCES D’ÊTRE UN AUTRE THÉÂTRE SANGLANT APRÈS ALEP. Lisez pourquoi… C’est absolument glaçant !


[English speakers, please refer to the original article in English publishe by Mail on Line, Dec. 18 at: 

Idlib likely to be Syria’s next bloody theater after Aleppo

Une analyse très forte, d’une grande clarté, et parfaitement crédible qui fait le point sur ce qui risque de suivre Alep.


(Publié par Associated Press, le 18 déc. 2016 realyé par Mail on Line) – Traduction @TCNMarieS1).
[les majuscules dans le texte sont de TCN, à l’exception des inter-titres]


BEYROUTH (AP) — La bataille d’Alep a concentré l’attention du monde, mais ce n’est pas le seul front actif dans une Syrie déchirée par la guerre. Une des prochaines cibles pour les forces du président Assad sera probablement le cœur du territoire rebelle, la province voisine d’Idlib.


La province à l’ouest d’Alep est un bastion du Front Jabhat al-Nusra affilié à al-Qaïda-en-Syrie, et sont maintenant également présents là-bas des dizaines de milliers de rebelles, bon nombre d’entre eux ayant été évacués d’autres régions du pays, CE QUI PROMET D’ÊTRE UN THÉÂTRE ENCORE PLUS SANGLANT QU’ALEP.
Idlib, qui a des liens directs avec la frontière turque, se trouve à quelques kilomètres seulement au nord de Hama, une province centrale qui est UN POINT ESSENTIEL POUR DÉFENDRE LES BASTIONS CÔTIERS D’ASSAD ET LES BASES MILITAIRES RUSSES A PROXIMITÉ.


Quand on lui demande à quoi il va passer après Alep, Assad suggère que sa première priorité, après le renforcement de sa position dans les environs d’Alep, sera Idlib. « La ville qui viendra après Alep ? Cela va dépendre : celle qui renferme le plus grand nombre de terroristes et qui donne à d’autres pays l’occasion de les soutenir sur le plan logistique », a-t-il déclaré cette semaine dans les médias russes lors d’une interview à Damas.
« Actuellement, il existe des liens directs entre Alep et Idlib en raison de la présence d’anciens du Front Jabhat al-Nusra (devenu Fatah al-Sham) à l’intérieur et aux abords d’Alep et d’Idlib », analyse-t-il, faisant référence au mouvement affilié à al-Qaïda. IL AJOUTE QUE LA DÉCISION SUR CE QUI VA SUIVRE SE FERA PAR LE BIAIS DE DISCUSSIONS AVEC SES ALLIÉS RUSSES ET IRANIENS.


C’est la perte à l’été 2015 de Jisr al-Choughour, dans l’extrême ouest de la province d’Idlib, et avec elle de l’ensemble de la province d’Idlib, qui a incité la Russie à intervenir pour consolider les forces d’Assad, retournant finalement la dynamique de la guerre en sa faveur.


LE KANDAHAR SYRIEN ?
Depuis deux ans, Assad mène une politique de sièges et de trêves locales pour forcer les capitulations. Des milliers de rebelles et de partisans de l’opposition ont été expulsés vers Idlib — UN EXIL FORCÉ QUE BEAUCOUP CONSIDÈRENT COMME UNE TENTATIVE CALCULÉE POUR RÉUNIR LES REBELLES EN UN SEUL LIEU OÙ ILS POURRONT ENSUITE ÊTRE ÉLIMINÉS.


La province accueille des milliers de militants islamistes prônant une idéologie extrémiste à des degrés divers, qui ont convergé avec leurs familles vers Idlib à partir de la ville du centre, Homs, et de la banlieue de Damas, après la victoire des forces gouvernementales.


« Le gouvernement veut préparer psychologiquement les gens à l’idée qu’Idlib est le Kandahar de la Syrie », déclare Ibrahim Hamidi, journaliste qui couvre les affaires syriennes pour le journal saoudien Al Hayat (il fait allusion à la province de Kandahar en Afghanistan, base du gouvernement de militants talibans 1996-2001).
« La présence de nombreux militants islamistes faciliterait par la suite la justification, par le gouvernement et ses alliés, d’un assaut massif », analyse Hamidi. Cette province détient en effet la plus forte concentration de rebelles. Plus de 50 000 combattants y seraient regroupés sous la bannière de l’organisation Jaish al-Fatah (Armée de Conquête) dirigée par le Front Jabhat al-Nusra (Fatah al-Sham) affilié à al-Qaïda. Se servant d’Idlib comme rampe de lancement, le groupe avait brièvement brisé le siège d’Alep-est par les forces gouvernementales au mois d’août dernier.


LES YEUX TOURNÉS VERS LA TURQUIE
Idlib est l’une des rares régions en Syrie où l’État islamique et le gouvernement n’ont aucune présence, à l’exception de deux petits villages à majorité chiite contrôlés par le gouvernement. La province jouxte la frontière avec la Turquie – partenaire essentiel des rebelles syriens – et la province côtière de Lattaquié, bastion du gouvernement.


L’accès à la frontière turque signifie que presque tout est disponible à Idlib — y compris les armes. Selon Yezid Sayigh, analyste au Carnegie Middle East Center à Beyrouth, ce qui sera important dans la bataille d’Idlib sera le rôle que jouera la Turquie, puisque l’opposition survit grâce au réapprovisionnement continu en provenance de Turquie.
Il ajoute que si la Turquie décide pour diverses raisons — peut-être dans le cadre d’un accord avec la Russie — de réduire cette assistance, la frontière turque avec Idlib ressemblerait alors à la frontière jordanienne à Deraa, où l’opposition armée a très peu de possibilités pour prendre des mesures indépendantes, ou pour survivre à long terme.


LE BASTION D’AL-QAÏDA
LES MEMBRES DE L’OPPOSITION CRAIGNENT QUE L’AVIATION GOUVERNEMENTALE ET RUSSE COUVRE FINALEMENT IDLIB D’UN TAPIS DE BOMBES EN PRÉTEXTANT QUE C’EST UN BASTION D’EXTRÉMISTES LIÉS À AL-QAÏDA. Les responsables du Fatah al-Sham sont basés à Idlib, et les puissances occidentales seront peut-être plus enclines à fermer les yeux devant une vaste campagne militaire visant la province.


Depuis juillet 2015, l’aviation américains a éliminé certains des plus hauts responsables d’al-Qaïda lors de frappes sur Idlib, comme le Koweïti Mohsen al-Fadli, le Saoudien Sanafi al-Nasr, ou l’Égyptien Ahmed Salama Mabrouk tué début octobre. Ils appartenaient à ce que les responsables américains appellent le GROUPE DE KHORASAN, QUE WASHINGTON DÉCRIT COMME UNE BRANCHE INTERNE D’AL-QAÏDA, QUI PLANIFIERAIT DES ATTAQUES CONTRE LES INTÉRÊTS OCCIDENTAUX.


Hassan al-Dughaim, prédicateur syrien basé en Turquie et chercheur d’Idlib, affirme que le gouvernement syrien espère que la présence de si nombreux militants appartenant à différents groupes conduira à des luttes intestines. Mais malgré le flux constant de combattants, les affrontements ont été rares.


Quant à Faysal Itani, chercheur résident à l’Atlantic Council, il abonde dans le même sens. « EN AMALGAMANT AUX EXTRÉMISTES LES POPULATIONS DÉPLACÉES QUI VOUS SONT HOSTILES, VOUS CONFINEZ ESSENTIELLEMENT LE PROBLÈME À UN SEUL ENDROIT », dit-il. « Ensuite le régime frappera durement et personne ne sera capable de protester sur la scène internationale ».


FILE – In this file photo released on October 17, 2015, and provided by the Fursan al-Haq Syrian rebel brigade, which has been authenticated based on its contents and other AP reporting, Free Syrian Army fighters of Fursan al-Haq Brigade hold a banner, in Kafranbel, Idlib province, northern Syria. The battle for Aleppo has gripped the world, but it is hardly the only active front across Syria. One of the next targets for the forces of Bashar Assad will probably be the heartland of rebel territory, the neighboring Idlib province. (Fursan al-haq Rebel Brigade via AP, File)


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

3 thoughts to “Prochaine cible pour Assad ? Idlib, qui a toutes les chances d’être un autre théâtre sanglant après Alep.”

  1. Qu’ASSAD reste à la tête de la Syrie ou qu’il termine sa vie comme balayeur de chiottes à Guantanamo , son sort m’est plus indifférent que celui d’une fourmis que j’écraserai par inadvertance son mon talon ( de préférence le gauche. Celui qui selon la tradition à plus la chance d’écraser les M…des de chien qui pullulent sur nos trottoirs) .

    Mais cet article, cet article !!!!!!

    quel bourrage de crâne.

    A se demander se l’auteure de cet article ( qui frise la théorie du complot) , n’émarge pas à l’unité de guerre subversive plus connue sous le nom d’unité 8200.

    Oui il est vrai qu’IDLIB sera le prochain lieu d’affrontement.
    Oui il est vrai qu’IDLIB est une place stratégique pour les rebelles  » Im-modérés » et les pétroliers , gaziers occidentaux ) pour l’acheminement de ces produits vers l’Europe .

    Prenez une carte de la Syrie et regardez où sont concentrés les bastions rebelles

    Les anti- ASSAD rebelles Kurdes : Sud de la frontière Turque.
    Les troupes du PKK, du PYD et du PDK : sud de la frontière Turque/Irak ( source d’eau douce pour les pays régionaux , plus gaz et pétrole ) .

    Les rebelles anti Assad dont les brigades islamistes et AL Nostra ( si chère à FABIUS)
    sont basés:

    à la frontière sud de la Syrie/ Golan/ Jordanie.
    à la frontière Nord syrie/Turquie .

    les actions de l’armée gouvernementale et de la Russie, tout en « libérant  » les villes stratégiques d’Alep et d’IDLIB empêche

    ( tant qu’un compromis favorable aux uns et aux autres , au détriment des populations civiles qui en paient le prix de leurs vies , ne sera pas conclu ) ,

    empêche donc l’ouverture d’un futur axe pour la route du pétrole et du gaz en provenance directe du Golan qui dans très peu d’années ( deux ou trois au maximum) sera en mesure d’extraire et d’exploiter ses richesses souterraines .

    nous pouvons remarque aussi que tout cela aura un prix à payer . Car si les Turcs aident en : vivres, armements, munitions, passage libre les rebelles Kurdes à sa frontière SUD / OUEST , elle bombarde les terroristes KURDES du PKK et les terroristes KURDES IRAKIENS du PYD et PDK à sa frontière SUD/EST .

    Les ETATS UNIS pour remercier l’aide KURDE leur a promis la création d’un Kurdistan Libre au détriment de territoire TURCS et IRAKIENS .

    don le prochain pays qu’il va falloir mettre au pas ( démocratiquement ) est la Turquie .
    Ne pas oublier qu’elle a déjà eue droit , il y a de cela peu de temps à une tentative de « libération par le (peuple)  » .
    Un Coup d’ETAT ( avorté , grâce à des écoutes Russes ).

  2. Je paris que des dizaines de bombes chimiques seront utilisées par une sombre nuit d’hiver sur cette dernière citée rebelle. Et Obama en partance vers une retraite obligée, et notre audacieux en situation élective désespérée et sans son « Charles » en cale sèche, et d’autres (les pétro-monarchies) n’auront RIEN à DIRE,
    Quant à l’Europe, elle est muselée aux diktats du sultan de Turquie. Qui n’attend que le « pognon » sinon il lâchera ses millions de « réfugiés » sur notre continent, puis ses 80 millions d’habitants « visiter » l’Allemagne, l’Autriche et la France et le reste de l’Europe.
    Alors, soit notre audacieux repart « sauver les soldats Ryan de l’EI » pour la gloriole de la LDH et nous sommes certains de finir ruinés par nos guerres de religion, soit nous sommes envahis touristiquement par des millions de transitaires musulmans qui n’en veulent qu’à nos modes de vie sans guerre depuis 40 ans.
    Quelque soit la solution adoptée par la France, on aura droit, comme en Turquie à un Coup d’État anti démocratique. Afin de « protéger » les français des dangers extérieurs et intérieurs qui les guettent.

  3.  » …. présents là-bas des dizaines de milliers de rebelles….  »
    Les  » rebelles  » n’existent que dans le tête des crétins qui veulent y croire. Seuls existent des assassins djihadistes armées par l’occident pour renverser le régime légal en place.
    Au passage ces assassins se défoulent sur la population civile et s’en servent comme bouclier contre les armées syrienne et russe. Vivement que le régime légal avec l’aide des russes nous débarrassent de toute cette vermine.
     » l’opposition survit grâce au réapprovisionnement continu en provenance de Turquie. »
    Disons plutôt que les criminels djihadistes sont ravitaillés par la Turquie .
    Quels bouffons ces  » spécialistes  » , ces  » analystes  » de pacotille qui se masturbent le cervelet du font d’un bureau climatisé , à Londres, à Paris, à New York, et qui n’ont jamais mis le pieds sur le terrain.
    Pathétique.

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