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Prof braquée : pourquoi la réaction du ministre de l’Education nationale sur les portables à l’école est profondément inadaptée

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Par Pierre Duriot

Le 23 octobre 2018

Atlantico

 

© Pierre Duriot

Jean-Michel Blanquer a réagi à l’agression très violente d’un professeur par un élève avec une arme à feu factice en déclarant dans le Parisien qu’il « encourageait » l’interdiction du téléphone portable dans les lycées.


Atlantico : Ce genre de réaction n’est-elle pas caricaturale de l’incapacité qu’ont les politiques à prendre en compte les vrais problèmes qui touchent l’école ?


Pierre Duriot : Caricatural, ce pourrait être le mot, tant ce problème de téléphone portable vient à point pour occulter les problèmes les plus graves échouant à l’école. Si la baisse du niveau scolaire, pourrait, en utilisant de vrais moyens, dans le traitement, la philosophie et la méthode, être à portée de main, d’autres paramètres sont devenus presque hors de portée. Au premier rang, les phénomènes d’islamisation, avec ce qu’ont mis en exergue les deux journalistes du Monde dans leur dernier ouvrage : les tables pures, les tables impures à la cantine, les contestations de programmes, de laïcité, de sorties scolaires, de mixité, les noyautages religieux assortis de pressions, menaces, les conflits ethnico-religieux internationaux s’invitant à l’école, comme le conflit israélo-palestinien, ou le conflit turco-kurde et bien d’autres.


La violence, permanente, entre les élèves, à l’égard des professeurs et des locaux, à l’égard de l’institution, apparaissent aujourd’hui comme des montagnes à abattre, au bas desquelles nous sommes avec des outils extrêmement désuets et un empêchement insurmontable dû à l’omnipotence de la correction politique dans la tête des responsables en charge de ces tâches. La méthode adoptée face à ces deux problématiques, depuis trente ans, qui veut que l’on tourne pudiquement la tête en tentant de les masquer, de les minimiser ou de les rapporter à une minorité devenue puissante et bien plus nombreuse au fil de temps, rend ces désordres principaux quasiment insoutenables, mais surtout insurmontables dans l’état actuel des moyens d’action habituellement admis. Pour avoir une chance de solutionner nos malheurs, il va falloir se donner des moyens que la bien-pensance réprouve…


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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

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