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Quand Macron dénonce «cette jalousie qui paralyse » la France

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Par   ,

Le Figaro

 

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Dans une longue interview donnée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître ce samedi, le président français se présente en réformateur déterminé. Attaquant, au passage, le bilan de Hollande, il assure qu’il ne cèdera pas «au triste réflexe de la jalousie française».

De notre correspondant à Berlin

Avant de s’exprimer au Journal de 20 heures de TF1, dimanche soir, Emmanuel Macron s’est adressé aux Allemands. Dans une interview fleuve de huit pages accordée à Der Spiegel, à paraître ce samedi, le chef de l’Etat revient longuement sur l’exercice de son pouvoir en France, la relance de l’Europe qu’il souhaite mener, sa relation à la chancelière Angela Merkel ou encore sur la littérature et l’art allemand. «Je ne suis pas arrogant, je dis et je fais ce que je veux», titre l’hebdomadaire de référence allemand qui consacre sa couverture au jeune président. En Allemagne, les critiques commencent à se faire entendre contre ses ambitions et ses projets.

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Tout à son entreprise de convaincre l’Allemagne d’Angela Merkel de le suivre sur son chemin européen, Emmanuel Macron se présente en réformateur français déterminé. Il veut briser l’image de distance qui commence à lui coller à la peau ou celle de président des élites traitant les autres de «fainéants». «Certains voudraient me piquer comme un entomologiste le ferait avec un papillon et dire: regardez, c’est le banquier que l’on n’aime pas», dit-il. «Si c’était le cas, je ne serais pas ici. Je ne suis pas arrogant envers les Français, je suis déterminé», poursuit-il. «Je ne me prends pas pour un roi», assure-t-il. «Mais la fonction de président n’est pas une fonction normale, on doit l’intégrer quand on l’occupe. (…) Pour moi, la fonction n’est d’abord ni politique ni technique, elle est symbolique», explique-t-il et «pour cela nous avons besoin d’une forme d’héroïsme politique». «Ce qui ne veut pas dire que je veux jouer les héros. Mais nous devons être prêts à nouveau à écrire l’Histoire», clame-t-il. En clair, Emmanuel Macron dit aux Allemands qu’il ne cèdera pas sur les réformes qu’on attend depuis des années outre-Rhin.

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About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l’Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST – Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales – INALCO Paris. Ex-DGSE.

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