Que demande le peuple ? Que l’exécutif s’implique beaucoup plus

Par Régis Ollivier, le 31 janvier 2016

Le Colonel 2.0

 

Mis à jour le 01 février 2016 à 11h37

Calais s’embrase. Calais en situation insurrectionnelle. Tout le monde en parle, y compris à l’étranger, mais personne ne fait rien. Lorsque je dis personne, j’entends bien la bande de bras cassés de l’exécutif socialiste. Mais pas qu’eux. Je me tourne vers Xavier Bertrand, le nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie. A part réclamer l’envoie de l’armée française, que fait-il ? Rien… Il se regarde dans son miroir le soir, persuadé qu’il a fait « tout ce qui lui était possible de faire, en l’état actuelle des choses ». Je me tourne vers la maire de Calais. Natacha Bouchart (Les Républicains), ex-sénatrice (excusez du peu), démissionnaire pour se « consacrer entièrement » à sa ville et à la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, dont elle prendra la vice-présidence le 4 janvier, aux côtés de Xavier Bertrand. Après avoir accueilli à bras largement ouverts cette vague migratoire qu’elle a défendue à cors et cris, la voilà qui ne sait plus à quels saints se vouer. Elle prie, elle implore. Tout ceci est d’une grande misère intellectuelle. Pitoyable. Ses électeurs sauront s’en souvenir le moment venu.

Autre lieu, autre drame en perspective. Le cargo Modern Express se rapproche du littoral aquitain. Sauf que là les responsables s’activent pour éviter une catastrophe. 

Et pendant que tous ces drames et les autres se déroulent sous nos yeux médusés, nous les paranoïaques de l’info, l’exécutif s’affaire à quoi ? La déchéance de la nationalité. On croit rêver. Alors qu’à l’étranger les journaux titrent « la France a perdu le contrôle de Calais », les fameuses « élites socialistes » et « républicaines » s’écharpent sur la déchéance de la nationalité française. En ce qui me concerne, j’en ai rien à cirer et je vais vous dire pourquoi. Parce qu’un bon terroriste, c’est un terroriste mort! Point barre. Alors, il suffit d’adapter notre législation pour faire en sorte qu’un terroriste avéré, fut-il national ou binational, se retrouve systématiquement dans cette position. Rétablissons la peine de mort pour les cas avérés de terrorisme. Après tout, n’est-ce pas leur rendre service puisque de toutes façons, ils voulaient mourir en martyrs.

Depuis 2012, savez-vous combien de drames, de catastrophes, de cataclysmes nous avons connus? Non! J’en sais rien exactement mais c’est considérable. Le jour où l’avion présidentiel a été frappé par la foudre, je savais que nous allions à la catastrophe. Je ne me suis pas trompé.

Alors je ne dis pas que c’est au peuple de prendre son destin en mains. Quoi que… Je demande que les « élites » dont la France s’est s’est dotée prennent la mesure du drame qui se prépare en France et en Europe. Sinon, nous pourrions effectivement nous sentir obligés de leur donner un coup de main. 

Le Colonel vous salue bien

Régis Ollivier

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

9 thoughts to “Que demande le peuple ? Que l’exécutif s’implique beaucoup plus”

  1. Merci Francis, mais c’est vrai que j’ai eu honte d’avoir proposé un tel titre. Et puis quelques remarques bien suggérées des uns et des autres. Alors, voilà. Je tiendrai compte de votre recommandation. Amitiés

  2. Bien d’accord avec vus sur la nullité de nos « élites »,mais que cette expression se tirer les doigts du cul est vulgaire,moche,mais qui a l’air de tellement vous plaire que vous la répétez a 3 ou 4 reprises

  3. Il ne faut peut-être pas espérer que les élites d’un régime d’interim institutionnalisé (qui n’ont comme vous le soulignez pas d’autre sanction -ni légitimité- que l’urne funèbre) prennent la mesure du drame qui se prépare : elles le connaissent parfaitement car ce sont elles qui le préparent. Le gouvernement français a fait dès le printemps sa réservation de 20% de tout ce qui allait venir lorsque la Commission européenne annonçait 40000 puis 160000 mais invitait des millions, puis Hollande est allé personnellement à Berlin participer avec Merkel à l’annonce le 24 août de la suspension de l’accord de Dublin et de l’invitation illimitée de quiconque se présenterait comme Syrien. Ce drame a été préparé à l’avance, bien que parfois discrètement, comme par la loi passée en catimini par les quelques députés présents le 31 décembre 2012 pour interdire le contrôle de l’identité et des documents de toute personne d’apparence étrangère (la même loi 2012-1560 qui a dépénalisé le séjour irrégulier) : en demandant plus de policiers, beaucoup de Français ignorent que leurs élus ont interdit à la police de contrôler les personnes d’apparence étrangère, confirmant le diagnostic de Charles Maurras il y a un siècle, « politique d’abord » car c’est là l’origine de tous les problèmes. On peut donc avoir des doutes sur leur volonté de s’en « sortir les doigts », et passer maintenant au « coup de main » car il y a urgence : si on laisse régulariser (illégalement) les deux millions de hors-la-loi entrés en 2015, on invite inéluctablement leurs douze millions d’ayants-droit à venir légalement (dont 20% pour la France). Cette urgence de rappeler l’exécutif à l’obéissance civile est le propos de ma Huitième Plaie, parue chez Lulu.com il y a dix jours et qui sera évoquée à Rungis dimanche prochain.

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