Réflexions et questions ordinaires d’un citoyen Français ordinaire.

Par Jean-Louis Tosque, le 24 mars 2016

Le Colonel 2.0

Cela fait des mois que les plus hautes autorités de l’État déclarent au lendemain d’attentats, lors d’entretiens avec les médias, à l’Assemblée nationale que nous sommes en guerre. Que cette guerre sera longue et douloureuse. Le terme de guerre asymétrique est souvent employé.
Mais qu’est une guerre asymétrique ?

La définition la plus classique donnée s’apparente à celle-ci : « Une guerre asymétrique est une guerre qui oppose la force armée d’un État à des combattants matériellement insignifiants, qui se servent des points faibles de l’adversaire pour parvenir à leur but souvent politique ou religieux. Les guerres asymétriques englobent notamment les guerres d’indépendances, le terrorisme ou la guérilla et se distinguent des guerres entre États ». Il faut bien le constater nous y sommes. Pour ce qui concerne la France, mais aussi d’autres pays l’adversaire est le terrorisme, qui pourrait évoluer vraisemblablement vers une forme de guérilla.

Il faut reconnaître que nos gouvernants ont bien analysé la situation et employé le terme exact. Nous sommes effectivement en GUERRE!!

Mais alors ? Que dit la Constitution ?

L’article 35 de notre Constitution dit :

« La déclaration de guerre est autorisée par le Parlement.
Le Gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention. Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote.
Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le Gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement. Il peut demander à l’Assemblée nationale de décider en dernier ressort.
Si le Parlement n’est pas en session à l’expiration du délai de quatre mois, il se prononce à l’ouverture de la session suivante. »


Certes celle-ci ne prévoit pas la guerre sur notre sol, mais ne serait-il pas judicieux de mettre en débat le Parlement sur cette question? De mettre ce Parlement devant les responsabilités et les choix nécessaires pour assurer la conduite de cette guerre, avec l’aspect économique indispensable pour en assurer la conduite pour selon la formule consacrée ‘le succès des armes de la France ».

 
Aucune guerre ne peut être menée simplement en décrétant « nous sommes en guerre »! Si nous sommes en guerre et vraisemblablement nous le sommes, il est impératif d’agir et de prendre les mesures pour redonner les moyens à notre outil de défense, à nos forces de sécurité intérieures.
Les dernières décennies ont vu chuter la part du budget de la Défense dans le PIB, passant de près de 3% au début des années 80 à 1.5% dernièrement, même si les attentats de 2015 ont impliqué un arrêt et une légère reprise.
La France, les Français attendent que leur sécurité soit assurée, que les moyens soient mis pour ce qui est un de leur premier droit et premier souhait, que la souveraineté de la république s’exerce en tous lieux et en toutes circonstances.

En conclusion l’urgence est de :

  • Saisir le parlement pour qu’il statue sur l’état de guerre en adaptant l’article 35 à la situation actuelle, ensuite débatte et vote un budget de guerre.
  • Déclarer la mobilisation partielle des réservistes pour permettre à l’armée de se reconditionner et de se recentrer sur les missions traditionnelles.
  • Mettre en œuvre un service national militaire volontaire en sélectionnant strictement les candidats. (réflexions à venir sur le sujet).
  • Reconstituer les industries liées à l’armement nécessaires à notre indépendance d’approvisionnement.
  • Expulser immédiatement du territoire tous les fauteurs de troubles identifiés.

 

Illustration de Une : ©  photo Jean-Louis Tosque

 

 

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

4 thoughts to “Réflexions et questions ordinaires d’un citoyen Français ordinaire.”

  1. totalement faux , il ne s’agit pas d’une guerre même « asymetrique » ce qui d’ailleurs est contredit par l’article 35 de la constitution cité ici même.

    déclaration de guerre :

    envers qui ???? sachant qu’il se trouvent de nombreuses nébuleuses terroristes pouvant agir sur notre territoire national

    l’article 35 :

    faire intervenir les forces armées à l’Etranger !!!!

    Que je saches la France n’est pas , du moins pas encore un territoire occupé, un territoire étranger

    Faire intervenir l’armée en France contre des terroristes !!!!!!

    qu’avons nous fait contre les talibans en Afghanistan ????

    Qui était enfermé dans les postes et qui tenait la campagne ??????

    pourtant il y avait toute l’artillerie et les missiles disponibles

    La seule guerre qu’il peut y avoir en France c’est celle du renseignement et non une guerre  » militaire » .

    s’il y a une guerre à faire en France c’est celle que nous devons effectuer contre tous les communautarismes d’où qu’ils viennent.

    sachons raisonner

  2. Tout est dit! La reconstitution des industries de l’armement est essentielle et notre indépendance nationale ne sera effective et réelle que lorsque cela sera pris en compte.Sélectionner les candidats en vu d’une intégration dans nos armées devient un objectif impératif et non négociable. Cordialement

  3. « Expulser du territoire tous les fauteurs de troubles identifiés ». Voeu pieux car quid des clandestins par milliers baptisés « migrants », quid des zones de non-droit auxquelles on ne touche pas car le pouvoir espère y trouver un vivier de voix supplétif?
    Nos dirigeants baissent culotte en permanence, ce sont des lâches et des collabos.

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