Revue stratégique, un coup pour rien ? L’éléphant et la souris…

Par Roland Pietrini, le 15 Octobre 2017

ATHENA – DEFENSE

 

L’éléphant a accouché d’une souris. //RP

 

 

© Logo By Pierre Duriot

 

La revue stratégique de sécurité et de défense nationale, version 2017, comporte 87 pages, 106 avec les annexes,  pour être précis. Elle  est censée répertorier l’ensemble des menaces  pesant sur notre sécurité.

Le Président de la République, Chef des Armées,  indique dans sa préface, qu’ « Etre à la hauteur de ces ambitions exige des moyens financiers et humains », ce qui est une vérité indubitable, il aurait pu ajouter que cela demande une certaine constance dans l’effort et une nécessaire cohérence dans les actes. 

La ministre des Armées lui emboîte le pas, dans un exercice de style habituel, consistant à répéter les dires du chef, ce qui est la moindre des choses lorsqu’on arrive dans une fonction que l’on découvre.

Mais je ne ferai aucun procès d’intention ni au premier, ni à la seconde, j’ai préféré dans un effort que vous me reconnaitrez, je l’espère,  comme louable,  tenter de découvrir au fil des mots ce que cette revue apporte  de neuf pour une analyse que les différents états-majors semblaient déjà avoir menée depuis des lustres.

Les 16 membres du comité sélectionnés, dont la compétence ne saurait être mise en doute, ainsi que les personnalités auditionnées,  dont le directeur de la DGSE, (qui ne faisait pas partie du comité)  et l’ancien ministre des affaires étrangères sous Mitterrand, Hubert Védrine  (qui est à la diplomatie ce qu’est Jack Lang à la culture, un éternel ministre dont on ne saurait se passer)  sont,  parmi d’autres, une caution suffisante pour ce genre d’exercice qui consiste à redécouvrir ce que chacun s’accorde à estimer comme n’étant pas une découverte. Ainsi, on y apprendra que  le monde post-guerre froide est un monde dangereux, et qu’en conséquence,  les Armées participant à la défense de la France, devront être lors de la future loi de programmation,  équipées en conséquence, ce qui n’est pas un doux euphémisme.

Alors, comment, me direz-vous,  que de tels talents puissent ainsi accoucher d’une souris. La question,  aussi iconoclaste soit-elle, et pour laquelle je n’ai aucune réponse,  mérite cependant d’en vérifier le bien-fondé. La tâche apparait plutôt difficile.

Lire la suite sur http://www.athena-vostok.com

 

 

3 réflexions au sujet de “Revue stratégique, un coup pour rien ? L’éléphant et la souris…”

  1. D’après Mme Parly, ce matin, la France n’est pas en guerre, les militaires de Sentinelle sont bien logés, les problèmes de Louvois sont résolus, le taux d’engagés renouvelant leurs contrats satisfaisant. Tout va bien, je dirais même plus : ça va mieux.

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