Sans bruit, Daech ressurgit

Par Armin Arefi – Modifié le 28/05/2020 – Publié le 27/05/2020 | Le Point.fr

« Le risque de dispersion des détenus, dont certains souhaitent rentrer clandestinement en France, est aujourd’hui devenu une réalité », souligne Jean-Charles Brisard.

Il y a une semaine à peine, le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) révélait que 13 femmes djihadistes de nationalité française s’étaient évadées des camps d’al-Hol et d’Aïn Hissa, parmi lesquelles Hayat Boumeddienne, la femme d’Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de Paris, en janvier 2015, qui avait fait cinq morts (trois clients, un employé, le terroriste). « Treize femmes, soit 10 % des djihadistes françaises, qui n’ont en rien renoncé à leur idéologie se retrouvent aujourd’hui dans la nature », souligne auprès du Point Jean-Charles Brisard, le président du CAT, qui dénombre au total 120 Françaises détenues en Syrie. « Ces évadées ne bénéficient pas de réseaux organisés d’exfiltration, mais individuels et familiaux, ajoute-t-il. Elles bénéficient du fait que les autorités kurdes se montrent incapables d’assurer la sécurité de ces camps, qui sont en réalité des enceintes à ciel ouvert où les prisonniers ne font qu’attendre. »

https://amp.lepoint.fr/2377273

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.