« Sérotonine » de Michel Houellebecq, c’est du très glauque!

Le 21 septembre 2019

© Régis Ollivier

Lorsque j’ai acheté il y a plusieurs mois déjà le dernier ouvrage de Michel Houellebecq, « Sérotonine », je m’attendais à tout sauf à bouffer du sexe à toutes les sauces et à longueur de page.

Décidé à suivre le courant écologiste emmené par son égérie Greta Thunberg et relayé ad nauseam par les médias internationaux, j’ai fait le choix il y a quelques jours de réduire mon empreinte carbone en clôturant la quasi-totalité des réseaux sociaux sur lesquels je sévissais depuis sept années. J’ai donc fait le tour de mes livres achetés mais jamais lus par manque de temps. On ne peut pas passer des heures interminables sur Facebook et lire dans le même temps. J’ai donc opté pour ce dernier roman de Houellebecq car il ne comportait qu’un peu plus de 300 pages. J’en étais resté sur son autre ouvrage qui avait rencontré un vif succès selon les dires mais que je n’avais pas vraiment apprécié.

Je subodore que Sérotonine est également un récit auto-biographique. Alors, je ne dirai pas que ce roman c’est de la merde, mais ça en à l’odeur. Je n’ai pas aimé ce bouquin que j’ai refermé à la page 118.

L’auteur ne nous livre pas que du jus de crâne et j’irai jusqu’à dire que son cerveau est constitué à partir de son service trois pièces ou alors, qu’en plus d’être névrosé, il est obsédé sexuel.

Entrons dans le vif du sujet, si je puis m’exprimer ainsi.

Florent-Claude Labrouste, c’est le nom du « héros » déroule ses pensées pour nous apprendre que Yazu est une habituée des soirées très chaudes de Paris, dans lesquelles elle alterne entre pipes, gang bang et zoophilie. Obsédé sexuel, fumeur invétéré et alcoolique mais pas pervers Florent-Claude.

Pour Florent-Claude, une femme se réduit à ses trois orifices : bouche, chatte et trou du cul selon les termes employés par l’auteur. Qui nous fera une description originale de la bite de Florent-Claude. En fait c’est Florent-Claude qui cause. Florent-Claude semble avoir une nette préférence pour le sexe anal, du moins avec sa petite amie japonaise Yuzu, sa cadette de 20 ans. Sa chatte, pleine de replis qu’elle en parait tombante n’est pas vraiment bandante alors que son cul est très accueillant. Si elle suce plutôt bien, en revanche elle est nulle pour « la turlutte à couper le souffle » (ça c’est de moi), c’est à dire la gorge profonde. J’en passe et des meilleures.

Je n’ai pas terminé cette « oeuvre » de Houellebecq à la fois nauséeuse et nauséabonde. J’ai cru comprendre que son héros allait devenir impuissant en ingérant un nouvel antidépresseur. Comme je vous l’ai dit, j’ai stoppé ma lecture au tiers de l’ouvrage car sorti du sexe, le texte ne semble rien révéler qui puisse faire de Sérotonine un best-Seller. C’est mon opinion.

Je constate que ce genre de littérature est néanmoins très apprécié, comme l’était « 50 nuances de Grey », qui avait déclenché une vague de folie surtout chez les femmes. Ce n’est pas mon genre.

Je précise enfin que de nombreuses expressions citées dans mon billet sont extraites de Sérotonine et non de mon propre imaginaire.

Régis Ollivier

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

2 thoughts to “« Sérotonine » de Michel Houellebecq, c’est du très glauque!”

  1. J’avais été prévenu lors d’une émission télévisée de la teneur des propos sexuels du livre. C’est pourquoi je n’ai pas acquis le dernier Houellebecq

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