Si vous aimez les banques, les labos, et les Télécoms, votez Macron

9 mars 2017 Non Par Régis Ollivier

, le 09 mars 2017

Boulevard Voltaire


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Le parquet financier va-t-il illico presto s’emparer de ces informations ? Rien n’est moins certain pour le candidat du système que l’on tente de nous imposer à marche forcée. Tous derrière et lui devant. Pendant que le (tout) petit Hamon amuse la galerie. Je me marre. En fait pas tant que ça car, si j’ose tirer quelques plans sur la comète, je vois ceci : Sauf à ce que Baroin parvienne à rassembler toutes les brebis, y compris les galeuses, dans le giron de François Fillon et Les Républicains, le candidat né aux forceps n’a aucune chance de se retrouver au second tour. Conséquence donc, nous nous retrouvons avec Macron et Le Pen au second tour. Là déjà, rien ne va plus. Car si les électeurs du FN se dégonflent au second tour, comme d’habitude, je rappelle que toute la droite réunie s’est prononcée, Sarkozy en tête, pour le « tout sauf le FN ». Les reports de voix se feront donc vers le candidat officieux du Parti Socialiste, le jeune, beau, riche… Macron. En guise de conclusion, permettez-moi cette tirade « Les baisés, comptez-vous! ». //RO


Enfin Le Canard enchaîné s’intéresse à Macron ; il vaut mieux tard que jamais…

Enfin Le Canard enchaîné s’intéresse à Macron ; il vaut mieux tard que jamais… Ainsi l’hebdomadaire nous indique que l’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne dans son cas un délit de favoritisme.

Le 6 janvier 2016 à Las Vegas (États-Unis) lors du Consumer Electronics Show (CES), salon consacré à l’innovation technologique en électronique grand public, le ministre de l’Économie de l’époque organisait un grand show avec plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up françaises. L’hebdomadaire précise :

« Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy). Ceci sans qu’aucun appel d’offres n’ait été lancé. L’IGF souligne que la commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme. Coût de la soirée, une bagatelle de 381.759 €, dont 100.000 rien que pour l’hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 € la nuit. »

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Le Canard ajoute que Business France ou certains de ses salariés pourraient être incriminés pour favoritisme et que Havas France ou ses dirigeants pourraient relever de la justice au titre de la complicité ou du recel.

Bien évidemment l’entourage du candidat d’En Marche ! a nié :

« Aucun centime du budget du ministère de l’Économie […] n’a jamais été utilisé pour En Marche ! Toute affirmation du contraire est purement et simplement diffamatoire. »

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Lui-même indiquant lors d’un déplacement mardi au Mureaux (Yvelines):

« Je n’ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d’offres.

 

L’actuel ministre de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, s’est empressé naturellement de dédouaner son ancien collègue :

« Cette information n’a pas de sens. Macron n’a pas pu dépenser plus que ce à quoi il avait droit dans un ministère comme le nôtre. »

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