Sous le masque de l’antiracisme, la haine de soi

Par François Falcon, le 21 février 2015

Boulevard Voltaire

Pour ma part, je parlerais plutôt de haine envers nous. Mais c’est viscéral chez elle. //RO

 

taubira

 

Tout au long de la semaine, les Français se sont étonnés ou scandalisés des deux affaires que les médias ont tenté d’instrumentaliser, à savoir le saccage du cimetière juif de Sarre-Union par des jeunes – dont l’un portait sur ses vêtements des slogans antifascistes – et la fanfaronnade raciste des supporters de Chelsea. Beaucoup ont relevé à juste titre la discrétion des journalistes au sujet du profil des auteurs de la profanation, sachant ce qu’il en eût été s’ils avaient été encartés au FNJ ! D’autres ont estimé que la réaction médiatique et policière (coopération entre la police française et Scotland Yard, s’il vous plaît !) dans l’affaire des supporters pouvait sembler disproportionnée au regard de la vexation dont a été victime le désormais célèbre Souleymane.

Mais le plus extraordinaire dans l’histoire, c’est que ces faits divers du cimetière et du RER ont été qualifiés par l’inénarrable Christiane Taubira de « véritables plaies béantes sur nos consciences » ! Alors même qu’aucun citoyen français n’est impliqué, les délinquants de Sarre-Union étant des mineurs tandis que les hooligans de la station Richelieu-Drouot sont sujets britanniques. On ne voit pas bien, non plus, en quoi il y aurait plaie béante alors qu’aucun de ces actes ne relève de la cour d’assises, contrairement, par exemple, au drame de cette jeune fille tabassée et violée à Évry l’an dernier par trois Turcs au motif qu’elle « était française et que les Français sont tous des fils de putes ».

Lire aussi : Christiane Taubira est-elle toujours ministre de la Justice ?

Le pire est pourtant à venir, dès lors que ces deux affaires sont en train de servir de prétexte, entre autres, pour mettre en œuvre le plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme que François Hollande a déclaré « grande cause nationale » et dont Christiane Taubira a commencé à préciser les modalités. Notons, au passage, que le libellé lui-même du programme pose problème puisqu’il mêle dans une même formule l’antisémitisme et le racisme, alors que les auteurs des actes antisémites sont très souvent ceux que Christiane Taubira conçoit comme les victimes a priori du racisme. Chacun aura, en effet, compris que ce n’est pas le racisme antifrançais ou les actes christianophobes qui préoccupent notre ministre. Ils sont pourtant nombreux.

Et c’est bien là que le bât blesse : alors que le racisme est déjà considéré comme une circonstance aggravante dans toutes les affaires de meurtres, d’agressions et d’injures, Christiane Taubira veut « élargir à d’autres délits » les cas où cette circonstance aggravante pourra être retenue. Veut-elle dire par là que l’on punira plus sévèrement quelqu’un qui aura volé la voiture d’un Noir que celui qui aura volé la voiture d’un Blanc ?

Lire la suite sur http://www.bvoltaire.fr

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

One thought to “Sous le masque de l’antiracisme, la haine de soi”

Les commentaires sont clos.