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Statut de Jérusalem : les résolutions onusiennes foulées au pied par Trump

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Claire GRANDCHAMPS 

Le 07 décembre 2017

L’Orient Le Jour

 


© Régis Ollivier


« America First and Fuck the World » by Donald Trump…

 

En préambule, je reproduis infra un extrait de l’histoire d’Israël publiée par le site Wikipedia qui a pour but de mieux nous faire appréhender les décisions de Donald Trump qui lui valent aujourd’hui d’affronter un véritable front du refus. Aujourd’hui encore, le slogan de Trump durant sa campagne électorale prend toute sa signification : « America First » – L’Amérique d’abord. Les autres, « on les emmerde »… //RO


Dès la fin du XIXe siècle, alors que les États européens connaissent la montée du nationalisme et parallèlement, de l’antisémitisme, le mouvement sioniste apparaît dans les communautés juives d’Europe : il s’agit de créer un État des Juifs. C’est lors du 7e congrès international sioniste, tenu en 1905, que la Palestine est définitivement choisie après que d’autres territoires comme l’Ouganda ont été envisagés. Le mouvement sioniste -au départ minoritaire parmi les communautés juives- va peu à peu acheter des terres sur place, négocier avec le Royaume-Uni (qui administre la Palestine à partir de 1917) et, prenant de l’ampleur, amener après la seconde Guerre mondiale à la création de l’État d’Israël.

En février 1947, le gouvernement britannique remet le mandat qu’il détenait depuis 1920 sur la Palestine aux Nations unies.

Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en un État juif et un État arabe.

Le nouveau Yichouv et les communautés juives sionistes accueillent favorablement ce vote mais les Arabes palestiniens et l’ensemble des pays arabes qui militaient pour la constitution d’un État arabe sur toute la Palestine rejettent la résolution.

Le lendemain du vote, la guerre civile éclate entre les communautés juive et arabe palestiniennes.

 


 

Parmi les réactions condamnant la décision du président américain de reconnaître la Ville sainte comme capitale d’Israël, plusieurs responsables politiques accusent les Etats-Unis d’enfreindre le droit international et les résolutions onusiennes. 

Depuis que le président américain, Donald Trump, a annoncé mercredi reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, les réactions ont afflué, exprimant principalement la colère et la réprobation internationales face à cette décision américaine unilatérale.

Dans nombre de réactions était, en outre, mis en exergue, le fait que l’annonce de M. Trump constituait une violation du droit international et des décisions de l’Onu relatives au statut de la Ville sainte. C’est notamment le cas du porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumenié, qui a affirmé que « la décision du président américain (…) constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies ».

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a quant à lui « condamné la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) ». « Cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a-t-il souligné sur Twitter. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères tunisien a lui aussi dénoncé « une atteinte primordiale au statut juridique et historique de la ville et une violation des décisions de l’ONU ». « C’est une décision regrettable, que la France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu », a également déclaré le chef de l’Etat français Emmanuel Macron. « Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies », a-t-il ajouté.

 

Corpus separatum sous régime international
Toutes ces accusations font référence à un certain nombre de textes publiés par des organes tels que l’Onu ou la Cour internationale de Justice. Alors que la Knesset a déclaré, en décembre 1980, Jérusalem « réunifiée » comme « capitale éternelle et indivisible » de l’État d’Israël et que les Palestiniens, pour leur part, voient Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat, la communauté internationale, y compris Washington, n’a jamais reconnu l’annexion par Israël de la partie orientale de la ville.

Dans son Plan de Partage de la Palestine de 1947, ou résolution 181 de l’Assemblée générale l’Onu, cette dernière considère la Ville sainte comme un « Corpus separatum », un « corps séparé » qui doit être placée sous régime international. Ce afin de lui conférer un statut spécial visant à « préserver les intérêts spirituels et religieux sans pareils qu’abrite la Ville des trois grandes croyances monothéistes (…), christianisme, judaïsme et islam ».
A l’issue de la Guerre des Six jours, en 1967, au cours de laquelle a été annexée Jérusalem-est, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 242 qui condamne l’occupation par Israël de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza et demande « le retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés au cours du récent conflit ».

A noter qu’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies est un texte ayant une valeur juridique contraignante, contrairement à une résolution de l’Assemblée générale.

Lire la suite sur https://www.lorientlejour.com

 

 

 

 

About the author / 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l’Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST – Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales – INALCO Paris. Ex-DGSE.

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