Syrie : quelle confusion dans la concision!

Par Roland Pietrini, le 28 septembre 2015

ATHENA – DEFENSE

 

Ce  lundi 28 septembre à New York, les poids lourds de la diplomatie mondiale échangent sur le dossier syrien.  Les occidentaux avec les Russes et les  Iraniens s’activent pour convenir d’un « plan d’action » qui permettrait de résoudre le conflit croisé entre les principaux protagonistes, dont les forces de l’État islamique en Irak et au Levant, Jabhat al-Nosra et le front islamiste partagé entre les modérés et les salafistes proches des djihadistes. Quant à l’ASL, les Américains ont tenté d’armer et d’entraîner certains de ces groupes à partir de 2013, sans grand résultat. Ces groupes sont en réalité largement supplantés par les combattants salafistes et djihadistes et concluent régulièrement des alliances de circonstance avec des groupes plus radicaux, souvent formés à partir d’éléments « étrangers ». L’apport des combattants extérieurs et l’action contrariée des Kurdes par les Turcs et celle des pasdarans,  complexifient une situation devenue illisible.

 

John Kerry, le secrétaire d’État américain, a   rencontré hier son homologue russe Sergueï Lavrov.  Sa déclaration montre l’embarras de la Maison Blanche qui n’avouera jamais que la solution avancée par les Russes est probablement la seule qui serait  efficace compte tenu des circonstances.  « Il y a eu un vaste échange de vues sur les implications militaires et politiques de l’engagement russe en Syrie, qui s’est accru », a déclaré un haut responsable américain qui a requis l’anonymat. Ils ont également évoqué l’éventualité « de reprendre les discussions en vue d’avancer sur la possibilité d’une transition politique » à Damas.

Officiellement,  ces entretiens sont censés préparer un entretien entre Barack Obama et Vladimir Poutine qui ne se sont pas rencontrés depuis deux ans. Mais progressivement, la position américaine est condamnée à évoluer, celle de Poutine n’ayant pas variée depuis 2013« Il n’y a pas d’autre solution à la crise syrienne que de renforcer les structures gouvernementales et de les aider dans le combat contre le terrorisme », tout en désignant  l’Etat islamique (EI), dont l’extension  dans l’est et du nord de la Syrie, ainsi que de l’autre côté de la frontière avec l’Irak ne semble pas être affectée par  l’option -frappe aérienne- de la  coalition. Cet échec,  Washington ne peut l’assumer qu’en partie et non officiellement. Mais  le secrétaire américain à la défense, Ashton Carter indique que l’administration américaine pourrait  « trouver des domaines de coopération » si la Russie ne cherche pas simplement à défendre le président Assad.  En fait, c’est une victoire pour Poutine qui a montré la capacité de la Russie a projeté des forces à Tartous et Lattaquié.  (sans l’apport des Mistral)

 

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2 réflexions au sujet de “Syrie : quelle confusion dans la concision!”

  1. Un temps de retard, Pietrini, ce qui, dans l’armée, n’est pas très heureux, encore que le bonheur, dans ce temps-là… De manière générale, un commentaire plutôt mièvre, quand on lit certaines vérités, beaucoup plus crues, ailleurs que sur les sites BONCHICBONGENRE.

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