Système D… comme DGSI

PAR LE POINT.FR, le 16/05/2016


J’ai réellement peine à croire que les conditions de travail au sein de la DGSI sont faites de bric et de broc. Et pourtant… La bite et le couteau, ce n’est pas que dans l’armée française. Quand je pense à tous ces milliards gaspillés à droite et à gauche. Par la Droite et par la Gauche. Tiens, comme les fameux portiques de péages installés en catimini qui ne servent plus à rien. Cette situation, à l’instar de celle qui prévaut à la Justice ou à la Défense est un véritable scandale que je dénonce vivement. Je souhaite qu’il soit donné à cet article toute la visibilité qu’il mérite. LC2.0 compte sur vous. //RO


 

Comment nos services secrets fonctionnent-ils ? Avec des bouts de ficelle, si l’on en croit une enquête publiée par Mediapart. Édifiant !

Tandis que débutent aujourd’hui les premières auditions des hauts responsables de la DGSI devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, Mediapart se penche sur le quotidien des hommes et des femmes qui luttent, chaque jour, contre les terroristes. Loin de l’image cinématographique de James Bond, le travail de ces 3 400 agents secrets et 2 900 officiers du renseignement territorial (ex-Renseignements généraux) est entravé par un inquiétant manque de moyens. Les agents du contre-espionnage français doivent ainsi faire preuve d’un étonnant sens de la débrouille pour suppléer l’affligeante indigence dans laquelle ils évoluent. Malgré l’augmentation affichée des moyens qui leur sont alloués depuis les attentats, leur réalité est faite de bric et de broc.

« On (les) imagine tout-puissants, des Jack Bauer insubmersibles, connectés au monde entier en une nanoseconde. On se trompe », écrit Matthieu Suc, auteur de cette enquête. Le gouvernement a eu beau annoncer la création de 500 nouveaux postes au lendemain des attaques de janvier 2015 et 233 millions d’euros de crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement, dont 12 millions d’euros affectés à la seule DGSI, les agents de l’État doivent travailler avec des bouts de ficelle.

Un incroyable dénuement

Leur tâche est énorme. Ils doivent garder un oeil sur les 600 Français partis en Syrie, les 240 rentrés et les 3 000 islamistes identifiés un peu partout à travers l’Hexagone. On découvre avec stupéfaction qu’ils sont contraints d’utiliser leurs véhicules personnels pour réaliser des filatures, car le parc automobile est resté inchangé depuis trois ans. « On dénombre, en gros, un véhicule pour cinq fonctionnaires », relève l’article de Mediapart.


Lire la suite sur http://www.lepoint.fr


 

L’info est en continue sur notre page Facebook Le Colonel Actualités

 


Photo de Une : La série de Canal +, le Bureau des légendes, décrit au plus près le quotidien de l’ex-DGSE. © Canal +

 

 

 


 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

One thought to “Système D… comme DGSI”

  1. Affligeant de lire ces conditions de travail d’hommes chargés de la Sécurité Intérieure. Nous sommes pourtant en Guerre….et lire qu’ils n’ont pas de voitures ni de portables professionnels, vous laisse sur « le cul ». C’est vraiment le monde à l’envers car les migrants qui arrivent sur le sol Français s’en voient remettre un, de portable et ce, grâcieusement offert par le gouvernement !

    Allo Monsieur Cazeneuve ? C’est quoi pour vous la DGSI sinon un moyen de faire croire aux Français qu’ils sont protégés par des Hommes de terrain alors que vous les privez de ce qui leur est indispensable pour travailler !

    Il en va de même pour toutes les Armées ! Les CRS et les Flics se mobilisent bientôt.
    Comme je les comprends car les ordres qu’ils reçoivent ne collent plus avec leurs fonctions.

Les commentaires sont clos.