Barkhane : c’est la déroute, bientôt la défaite

Par Jean-Marc Tanguy – Le 01 février 2022

Ce sont les deux mots qui font trembler bien des cadres du minarm, sans doute leur ministre, et peut-être leur président : Barkhane est en pleine déroute, malgré de rares succès tactiques qui se poursuivent.

Ils se poursuivent, malgré une activité opérationnelle bien moindre et des PMO qui se réduisent à peau de chagrin. La comops de l’EMA tente comme elle peut de faire vivre cette situation inédite. Comme l’activité s’est réduite, les GAT sont à nouveau en impunité pour tirer les FOB françaises comme des lapins. La neutralisation de quelques tireurs mortier par une Gazelle du GTD-A et un sniper GCP, tout comme les frappes des chassous ou des Reaper ne changera rien à cette donne.

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Au Mali, une guerre contre le terrorisme ou face à une insurrection?

« La ministre des Armées, Florence Parly, est en visite au Sahel en pleine polémique sur les conséquences d’une frappe française début janvier ».

Florence Parly est arrivée, ce jeudi 1er avril, au Mali pour une visite de deux jours, accompagnée de ses homologues tchèque, Lubomir Metnar, et estonien, Kalle Laanet. Ils rencontreront les autorités «​de transition » à Bamako et celles de la force Barkhane. Ils annonceront également la pleine capacité opérationnelle de la Task Force européenne Takuba, qui doit « accompagner » l’armée malienne.

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La guerre du Sahel est perdue

Je n’ai pas tous les éléments en mains et donc je ne sais pas si la guerre du Sahel est perdue. Mais j’ai tendance à le croire. Lorsque j’aurai toutes les données de terrain, il faudra décider vite si on reste ou si l’on part. Je le ferai sans états d’âme. //RO

Osons le dire ; la guerre du Sahel est perdue. Plus tôt on le reconnaîtra, mieux cela vaudra pour tout le monde.

Cette guerre est perdue, de l’aveu même du général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises. En décembre 2020, n’a-t-il pas déclaré « On a fait le tour du cadran (sic). Dès que je pourrai limiter le niveau d’engagement de mes armées, je le ferai ». Quand on s’attend à gagner une guerre, on ne dit pas qu’on a fait « le tour du cadran » – étrange expression, soit dit en passant – on n’envisage pas de limiter, voire de réduire le nombre de soldats engagés. Les lois de la guerre, que notre général en chef ne peut pas ne pas connaître, imposent de porter l’effort au maximum jusqu’à la victoire. Tant qu’elle n’est pas acquise, toute parole évoquant une limitation de l’effort ne peut être interprétée par l’ennemi que comme un aveu de faiblesse ; il ne lui reste plus, alors, qu’attendre que le fruit tombe de l’arbre pour le recueillir.

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