« Le président français dispose d’une souplesse d’emploi de l’armée sans pareille »

Le 17 décembre 2021

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Un état ambigu de crises successives et de protection militaire permanente s’est imposé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, poussant le chef des armées à mobiliser l’outil militaire au gré des circonstances, sans que jamais la guerre ne soit déclarée, analyse Victor Martignac, doctorant en droit constitutionnel, dans un article primé que « Le Monde » reproduit ici.

Tribune. Récemment, à deux reprises, le président de la République a réagi spontanément à des menaces sécuritaires par le biais de la force armée : en envoyant deux chasseurs Rafale et deux bâtiments de la marine nationale en Méditerranée orientale au mois d’août 2020 à la suite de l’exploration inopinée d’un navire turc, et en déployant 4 000 soldats supplémentaires sur le territoire national après l’attentat de Nice, si bien qu’il paraît naturel que le chef de l’Etat dispose de l’outil militaire au gré des circonstances. Si l’impératif de la défense nationale l’exige, les constitutionnalistes ne devraient toutefois pas rester apathiques face à cette prérogative.

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Un mastodonte de 75 000 tonnes pour remplacer le porte-avions Charles-de-Gaulle

Emmanuel Macron a visité ce mardi le site industriel Framatome du Creusot, en Saône-et-Loire. Ce déplacement sur le thème du nucléaire civil et militaire lui a permis de faire des annonces importantes pour la filière nucléaire. Accompagné de trois ministres : Barbara Pompili (Transition écologique), Bruno Le Maire (Economie) et Florence Parly (Armées), le président de la République a en particulier dévoilé sa décision relative au programme Porte-Avions de Nouvelle Génération (PANG).

Ce futur porte-avions est appelé à succéder à l’actuel Charles-de-Gaulle (43 000 tonnes pour 262 mètres de long) lancé en 2001 et dont le retrait du service actif est prévu pour 2038. Ce sera un porte-avions d’environ 75 000 tonnes à pleine charge pour 305 mètres de longueur, capable d’atteindre 27 nœuds (environ 50km/h).

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La défense nationale noyée dans ses contradictions : La France et la Turquie ont frôlé l’acte de guerre au large de la Libye le 10 juin

Par Jérôme Rivière – 7 juillet 202à – Causeur

Une tribune de Jérôme Rivière, Député européen, Président de la délégation française du groupe ID, Membre de la commission Affaires étrangères, Sécurité Défense. Alors dit par Jérôme Rivière c’est tout de suite mieux que ce que j’écrivais mais grosso modo, nous disons la même chose. Pour mémoire j’écrivais ceci : France-Turquie : Coït interrompu. La France se retire la queue entre les jambes. Grosse frustration. Les militaires regrettent de ne pas avoir tiré au moins un coup de semence. //RO

Avec le chaos libyen, l’Union européenne et la France doivent faire face à une réalité qu’elles avaient choisi d’omettre, celle du retour des affrontements entre nations armées. Cette réalité a atteint son paroxysme le 10 juin dernier, lorsque des bâtiments turcs ont « illuminés » une frégate française, c’est-à-dire l’ont prise pour cible dans leur radar de tir, sans faire feu. Cette agression délibérée demande normalement une réponse circonstanciée, c’est-à-dire une riposte par le feu. Ce ne fut pas le cas. Cette absence de réponse met en lumière trois contradictions majeures dans lesquelles s’enfonce aujourd’hui notre politique de défense.

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