La défense nationale noyée dans ses contradictions : La France et la Turquie ont frôlé l’acte de guerre au large de la Libye le 10 juin

Par Jérôme Rivière – 7 juillet 202à – Causeur

Une tribune de Jérôme Rivière, Député européen, Président de la délégation française du groupe ID, Membre de la commission Affaires étrangères, Sécurité Défense. Alors dit par Jérôme Rivière c’est tout de suite mieux que ce que j’écrivais mais grosso modo, nous disons la même chose. Pour mémoire j’écrivais ceci : France-Turquie : Coït interrompu. La France se retire la queue entre les jambes. Grosse frustration. Les militaires regrettent de ne pas avoir tiré au moins un coup de semence. //RO

Avec le chaos libyen, l’Union européenne et la France doivent faire face à une réalité qu’elles avaient choisi d’omettre, celle du retour des affrontements entre nations armées. Cette réalité a atteint son paroxysme le 10 juin dernier, lorsque des bâtiments turcs ont « illuminés » une frégate française, c’est-à-dire l’ont prise pour cible dans leur radar de tir, sans faire feu. Cette agression délibérée demande normalement une réponse circonstanciée, c’est-à-dire une riposte par le feu. Ce ne fut pas le cas. Cette absence de réponse met en lumière trois contradictions majeures dans lesquelles s’enfonce aujourd’hui notre politique de défense.

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« Désarmé »

Selon un célèbre dramaturge anglais : « Qui masque ses fautes se voit, en fin de compte, démasquer par sa conscience. ». Mais ce qui pourrait être encore vrai de l’autre côté de la Manche, ne l’est plus du tout, et depuis longtemps, de ce côté. Dans ce merveilleux pays où cohabitent, les quelques derniers gaulois réfractaires, une très grande majorité de citoyens dociles, voire soumis et quelques indigènes excités qui n’ont de républicain, que le nom.

Le SNA Perle est-il réparable? Aux experts (et à la ministre) de décider

Le 13 juin 2020 – Lignes de Défense

Le bâtiment « faisait l’objet d’une maintenance majeure depuis plusieurs mois » et « aucun combustible nucléaire, aucune arme, ni missile, ni torpille, ni munition n’était à bord », a-t-elle souligné. Dernier des six-sous marins nucléaires d’attaque français de type Rubis, entré en service en 1993, le SNA Perle était entré au bassin en janvier pour un chantier de rénovation et de modernisation qui devait durer 18 mois, et le rendre opérationnel jusqu’à la fin des années 2020.

Pour la marine, après ce sinistre exceptionnel, l’heure est à l’analyse des dommages. Une enquête judiciaire et des enquêtes techniques ont été lancées. L’inspection générale des armées a été saisie.

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