Réseaux sociaux et libre expression : Dupond-Moretti voudrait aller plus loin dans la dictature. Les blogueurs en ligne de mire.

Dans la foulée, on découvre que, lors d’une commission des lois au Sénat, le garde des Sceaux Dupont-Moretti a affirmé vouloir exclure les blogueurs de la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Là encore, il s’agit officiellement de lutter contre le terrorisme, très répandu chez les blogueurs comme chacun le sait. Le ministre prône « l’éviction de ceux qui ne sont pas journalistes et qui ne méritent pas de profiter de cette loi […] et qui viennent s’y lover ». 

On comprend ce que cela veut dire : les journalistes du Monde pourront continuer sans être inquiétés à dénoncer le professeur Raoult pour indiscipline, les journalistes de Quotidien pourront continuer sans être inquiétés à dénoncer des catholiques qui prient devant une église, mais les blogueurs qui prennent des positions contestées par le gouvernement sur des sujets sensibles seront exposés à des peines de prison. 

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Transparence : Eric Dupond-Moretti sous la loupe de la HATVP

Publié le 10 octobre 2020

Un conflit d’intérêts peut en cacher d’autres. Déjà visé par trois plaintes devant la Cour de justice de la République (CJR) pour «prise illégale d’intérêts» (1) dans l’affaire qui l’oppose au Parquet national financier (PNF), Eric Dupond-Moretti doit à présent faire face aux questions de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). L’institution née à la suite de l’affaire Cahuzac – que l’ancien avocat avait qualifiée en 2015 d’«espèce de truc populiste» lorsqu’il défendait l’ex-ministre de la Francophonie Yamina Benguigui – a fait savoir jeudi auprès de l’AFP qu’elle avait demandé au nouveau ministre de la Justice des «précisions» sur de «possibles conflits d’intérêts».

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« Minotaure »

JM DZESAMEDI 25 JUILLET 2020

« Une belle plume au service de nos valeurs »

Dans la mythologie grecque, le minotaure est un monstre fabuleux avec le corps d’un homme et une tête de taureau. Mi-homme, mi-taureau, au niveau symbolique, le minotaure représente donc l’homme dominé par ses pulsions instinctives. Cette image colle bien à votre portrait de nouveau ministre de la justice. Ce ministère qui ne mérite plus une majuscule, sur le mot de justice, témoin ostentatoire d’un ancestral et profond respect qu’il lui était dû, mais qui a depuis disparu. Tant il est devenu misérable, humainement, de par ces individus qui le servent jusqu’à ériger, sans honte et sans regret, « un mur des cons » où ils y affichent un mépris affligeant pour quelques vraies et malheureuses victimes ou leur famille. Tant il est devenu misérable, professionnellement, de par les partis politiques qui le gangrènent et sapent l’idée même de toute justice indépendante, au profit de leurs intérêts. Tant il est devenu misérable, déontologiquement, par ses décisions iniques, exaspérant par ses actes, ceux qui ne seront jamais des tout-puissants. Tant il est devenu misérable, financièrement aussi, de par la faiblesse des budgets qui lui sont alloués, mais qui par ailleurs sont si mal employés, qu’ils en deviennent ridicules. J’avais publié, il y a longtemps déjà, un article sur la déliquescence de l’Etat de droit en France (1). La situation, malheureusement, n’a fait qu’empirer depuis…

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