Pourquoi, faute de candidats au métier de prof, l’Education nationale en vient à recruter des quasi-analphabètes

Par Patrice Romain – Le 29 septembre 2019 – Atlantico

« J’ai mal pour l’institution qui m’a éduqué puis que j’ai servie – et qui m’a nourri – durant plus de quarante ans. J’ai mal pour « mon » école de la République… » //PR

Extrait de « Un principal ne devrait pas dire ça », de Patrice Romain, publié par City éditions

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Patrice Romain, principal dans un collège, côtoie des professeurs depuis plus de vingt ans. Avec humour, dans « Un principal ne devrait pas dire ça » (City éditions), il nous dévoile les travers de ses enseignants en livrant des anecdotes assez surréalistes… Extrait 2/2.

Lendemain de notre fête nationale. En cet ultime jour, mon esprit vagabonde. Que va devenir notre institution Éducation nationale – donc notre pays – une fois disparues toutes les Madame Gaffiot ?

Seuls resteront les Bébés-profs d’aujourd’hui, issus de notre système éducatif actuel. Avec, pour beaucoup, un niveau disciplinaire bien léger. Ils se retrouveront face aux enfants des classes sociales défavorisées. Car vu la complaisance, euh, non, pardon, la bienveillance dont on nous demande de faire preuve à l’égard des voyous qui pourrissent la vie des élèves sérieux, les enfants des familles ayant les moyens financiers se seront tous réfugiés dans le privé, plus sécurisant.

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Pourquoi les difficultés de lecture n’ont pas grand chose à voir avec les difficultés de la langue française

Avec Pierre Duriot – Le 11 juin 2019 – Atlantico

Une étude publiée jeudi dernier montre qu’un jeune Français sur dix est « en difficulté de lecture » et un sur 20 en situation d’illettrisme.

© Pierre Duriot

Atlantico : Une étude publiée jeudi dernier montre qu’un jeune Français sur dix est « en difficulté de lecture » et un sur 20 en situation d’illettrisme. D’après un article de 20minutes, il faudrait y remédier en simplifiant la langue française plutôt que de rajouter des heures d’apprentissage. Que traduit cette logique ?

Pierre Duriot : La simplification de la langue française est un vieux fantasme de quelques pédagogistes, mais en réalité, une velléité qui masque deux choses. La première est un constat d’échec. Pourquoi simplifierait-on une langue parfaitement apprise pas les générations précédentes et qui était encore écrite et parlée sans faute avec un banal certificat d’étude voici moins de cinquante ans ? Sauf à nous expliquer que les générations actuelles ont des capacités cognitives inférieures à celles de leurs parents, ce qui serait furieusement incorrect. La seconde est une réticence à nommer les choses telles qu’elles se présentent. Cette langue soi-disant complexe, non seulement n’a jamais gêné les Français, mais pas non plus les très nombreux immigrés européens et asiatiques qui s’y sont frottés. Et même, il est parfaitement connu que les enfants de l’immigration asiatique font largement mieux que la moyenne nationale en termes de réussite au bac, pendant que l’immigration européenne fait jeu égal avec la population native. La réalité, ce sont ces quartiers échappant à la République, dont il faut absolument dire, en théorie, qu’ils ne posent pas de problème alors qu’en pratique, ils sont devenus des zones où les services publics n’opèrent plus de manière satisfaisante, y compris le service d’enseignement et ce n’est pas faute d’y mettre des moyens : subventions ZEP, CP dédoublés, plans sans fin…

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Inégalités scolaires : pourquoi la France est une très mauvaise élève au sein de l’OCDE malgré son obsession égalitariste

Selon une note publiée par l’OCDE, en France, « les inégalités d’opportunité sont importantes » et « largement liées au système éducatif ». L’Hexagone arrive ainsi avant-dernière du classement des pays de l’OCDE juste devant la Hongrie.

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