Des bénévoles écologistes n’en peuvent plus de ramasser des masques et des gants de protection sur la plage

Par Salmane S | Publié jeudi 14 mai 2020 – Démotivateur

Et prochainement, dans le ventre des espèces marines. //RO

Pour faire face à la crise sanitaire du Covid-19 sur le plan environnemental, une association de bénévoles s’insurge contre le comportement des Français qui jettent des masques n’importe où et même jusque sur les plages. À bout de forces, ils n’en peuvent plus de ramasser les déchets plastiques sur les côtes.

C’est à la fois un cri de cœur et une alerte : « adoptez une attitude responsable ! N’accentuez pas la crise environnementale ! », s’exclame un collectif de défense de l’environnement qui lutte contre la prolifération des déchets à usage unique liés à la crise du coronavirus.

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Incendie à Rouen: le gouvernement change de ton

Le 02 octobre 2019 – BFMTV

Les médias qui tapent à qui mieux-mieux sur le gouvernement alors qu’ils ont largement contribué à passer sous silence cet accident environnemental et sanitaire majeur. Pendant que la métropole inhalait des substances cancérigènes, BFMTV et consorts nous faisaient bouffer du Chirac à tous les repas pendant 4 jours, 24/24.

Après avoir tenté de rassurer les Français en minimisant les dangers du nuage émanant du brasier de l’usine Lubrizol, le gouvernement veut désormais faire montre de transparence et de volontarisme. 

« Une communication d’un autre âge », titrait L’Opinion. Dans les jours qui ont suivi l’incendie qui a embrasé l’usine Lubrizol de Rouen, le gouvernement s’est vite vu reprocher une forme de légèreté coupable dans sa manière de répondre aux inquiétudes des Français vivant aux alentours. Comme s’il s’agissait d’un banal problème de sécurité civile.

Les cris d’orfraie ont redoublé d’intensité depuis que, mardi, la préfecture de Seine-Maritime a révélé que 5253 tonnes de produits chimiques s’étaient consumés dans le brasier, s’évaporant ainsi, vraisemblablement, dans le nuage qui a survolé la zone. 

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Omerta sur une catastrophe industrielle majeure aux portes de Paris

Par Marc Laimé – Le 27 septembre 2019 – Le Monde Diplomatique

Totalement passée sous silence: « En l’espace de quelques mois, c’est le quatrième incident grave, incendie ou explosion, sur ce même site. » En lien avec la catastrophe de Rouen.

En plein été, une installation stratégique de la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Europe est totalement détruite par le feu à trente kilomètres de la capitale. Il faudra entre trois et cinq ans pour la reconstruire, au prix, dans l’intervalle, d’une pollution gravissime de la Seine. Ce site n’a cessé d’enregistrer des sinistres de plus en plus graves depuis plusieurs années. Sa gestion est entachée par des dévoiements sans précédent en matière de marchés publics. Un désastre absolu, qui ne suscite qu’une inquiétante indifférence.


Le 3 juillet dernier, un incendie spectaculaire se déclenche sur le site classé « Seveso seuil haut », c’est-à-dire faisant l’objet d’une surveillance particulière en raison de la toxicité des produits qu’il abrite, au sein de l’usine « Seine Aval » (SAV) du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (SIAAP) implantée dans la plaine d’Achères, dans les Yvelines (1).

S’étendant sur 600 hectares, la gigantesque station d’épuration, à l’intérieur de laquelle on ne se déplace qu’en voiture ou en camion, est lovée dans une boucle de la Seine, à cheval sur les villes de Saint-Germain-en-Laye, Maisons-Laffitte et Achères. Elle traite 60 % des eaux usées de 9 millions de Franciliens, ce qui fait d’elle la plus grande station d’épuration d’Europe.

C’est un bâtiment de 6 000 m2 servant à la « clarifloculation » des eaux usées (procédé d’élimination des particules en suspension, notamment des phosphates (2)), abritant plusieurs cuves de chlorure ferrique, substance toxique et hautement corrosive, qui a pris feu. L’unité se situe au début de la filière de traitement des eaux usées, et abrite une myriade de colonnes en plastique, dans lesquelles circule le chlorure ferrique. Un énorme panache de fumée noire se dégage aussitôt, visible à plusieurs kilomètres à la ronde.

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