Djihadisme : « L’Afrique est devenue l’épicentre de l’EI »

Le monde entier avait été pris d’effroi en 2013 et 2014, en assistant aux prises de Raqqa (Syrie) puis Mossoul (Irak) par les djihadistes de l’organisation État islamique. Le groupe terroriste, rompu aux attentats et à la guérilla, comptait sur ces territoires conquis pour prouver sa capacité à administrer des régions. Sept ans plus tard, les combattants de Daech ont été chassés des villes d’Irak et de Syrie, ils sont contraints de se terrer dans des zones reculées du Levant, d’où ils mènent des attaques de moindre envergure.

Mais ils restent actifs sur d’autres fronts, notamment en Afrique. Mercredi 24 mars 2021, des combattants se proclamant de l’organisation EI ont investi Palma, une ville du nord du Mozambique. Un fait d’armes revendiqué de manière « officielle » ce lundi par l’organe de propagande de Daech. La ville est stratégique, elle servait de base à Total, en vue d’exploiter les gisements de gaz situés au large de la région du Cabo Delgado. L’entreprise pétrolière française a été contrainte de rapatrier à la hâte certains de ses employés, car la situation est confuse à Palma, comme dans toute la zone frontalière avec la Tanzanie. Wassim Nasr, journaliste à France 24, spécialiste des mouvements djihadistes et auteur du livre État islamique, le fait accompli (Plon, 2016), fait le point sur la force de frappe de l’EI en Afrique, au Moyen-Orient, mais aussi dans le reste du monde.

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“Un cheval de Troie vers l’Etat islamique” : l’incroyable infiltration de la DGSI

Par valeursactuelles.com / Lundi 1 février 2021 à 12:04

Après les attentats de 2016, un agent de la DGSI a réussi à piéger un commando de djihadistes qui cherchait à se procurer des armes. Trois terroristes doivent être jugés à partir de ce lundi 1er février.

Il se surnomme « Ulysse ». Cet agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) est en partie à l’origine de l’arrestation de trois djihadistes. Il a récemment accepté de témoigner auprès de L’Obs, qui a révélé son enquête ce lundi 1er février. Pourquoi ce pseudo ? « Simplement parce que c’était un cheval de Troie vers l’Etat islamique », a assuré un responsable de l’opération. C’est en 2016, après les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre que la DGSI a commencé de longues investigations. Elles sont considérées comme « les plus poussées et les plus techniques » jamais menées contre l’Etat islamique. 

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Sans bruit, Daech ressurgit

Par Armin Arefi – Modifié le 28/05/2020 – Publié le 27/05/2020 | Le Point.fr

« Le risque de dispersion des détenus, dont certains souhaitent rentrer clandestinement en France, est aujourd’hui devenu une réalité », souligne Jean-Charles Brisard.

Il y a une semaine à peine, le Centre d’analyse du terrorisme (CAT) révélait que 13 femmes djihadistes de nationalité française s’étaient évadées des camps d’al-Hol et d’Aïn Hissa, parmi lesquelles Hayat Boumeddienne, la femme d’Amedy Coulibaly, l’auteur de la prise d’otages de l’Hyper Cacher de Paris, en janvier 2015, qui avait fait cinq morts (trois clients, un employé, le terroriste). « Treize femmes, soit 10 % des djihadistes françaises, qui n’ont en rien renoncé à leur idéologie se retrouvent aujourd’hui dans la nature », souligne auprès du Point Jean-Charles Brisard, le président du CAT, qui dénombre au total 120 Françaises détenues en Syrie. « Ces évadées ne bénéficient pas de réseaux organisés d’exfiltration, mais individuels et familiaux, ajoute-t-il. Elles bénéficient du fait que les autorités kurdes se montrent incapables d’assurer la sécurité de ces camps, qui sont en réalité des enceintes à ciel ouvert où les prisonniers ne font qu’attendre. »

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