L’enlisement du conflit libyen et le rôle croissant de la Turquie (2/2)

Par Rémi Carcélès – Le 14 août 2019 – lesclesdumoyenorient.com

© Pierre Duriot

Attaquées pour ne pas avoir prévu les conséquences qu’aurait leur intervention militaire en Libye contre le régime de Kadhafi en 2011, les puissances occidentales ne peuvent rien faire pour empêcher la situation d’empirer en 2014. L’escalade de la violence s’illustre tout d’abord par l’affrontement de milices ennemies pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli et le contrôle des ressources pétrolières dans la province orientale, puis par le fait que la même année les Emirats arabes unis et l’Egypte s’unissent pour bombarder la capitale où les affrontements entre rebelles sont de plus en plus violents (1). La guerre s’internationalise à nouveau en Libye, et la Turquie entend dès lors continuer à y défendre ses intérêts économiques et la présence de ses ressortissants issus du passé ottoman de ce territoire.

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Les Américains négocient avec les talibans pour leur offrir l’Afghanistan

Le 16 août 2019 – Boulevard Voltaire – Antoine de Lacoste

« Quant à nous, Français, nous pensons à nos 88 compatriotes morts en combattant un ennemi à qui le pouvoir est gracieusement donné ensuite. Mais de cela, aussi, nous avons, hélas, l’habitude. » //ADL

© Pierre Duriot

Depuis septembre 2018, les Américains ont entrepris de négocier la paix en Afghanistan avec leur principal adversaire : les talibans. Plusieurs rencontres se sont déroulées à Doha, la dernière le 5 août. D’« excellents progrès » ont été salués par les deux parties. La principale pierre d’achoppement porte sur la date du retrait américain. De plus, le retrait doit-il être total ou une petite force d’élite est-elle appelée à rester ? Les discussions restent vives sur le sujet.

Les observateurs avaient été surpris, lors de l’annonce de ces futures discussions à la fin de l’été dernier. Car les deux protagonistes s’étaient longuement et durement affrontés durant de longues années.

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À la veille d’une nouvelle course aux armements stratégiques ?

Le 11/08/2019 – Par Oleg Lypko – Meta-Défense

Vers un monde sans traités de contrôle des armements stratégiques

© Pierre Duriot

Dans le contexte actuel de réarmement massif des principales puissances mondiales, les déclarations du Conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, sont attentivement analysées en Russie. Ce proche collaborateur du Président Donald Trump est en effet connu comme une des personnes les plus influentes au sein de la Maison Blanche. Partisan d’une ligne politique intransigeante sur la scène internationale, ce politicien est également l’une des figures clés derrière la sortie des États Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en mai 2018.

Lors du G20 de Tokyo le 27 juin 2019 la presse russe a accueilli avec inquiétude la déclaration du « néoconservateur » au sujet du traité New Start de réduction des armes stratégiques (2010), le responsable américain le qualifiant de « vicié ». Opposant de longue date aux traités de contrôle des armements souscrits par les États Unis, le politicien précise que selon lui New Start a peu de chances d’être reconduit au-delà de sa date d’expiration en 20211. Cette intervention peu anodine, au vu de la décision des États-Unis de sortir du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI, 1987) le 2 août 2019, est une démonstration supplémentaire d’un changement d’époque. La nouvelle ère multipolaire se matérialisant, entre autres, par la liquidation des accords de contrôle des armements stratégiques souscrits pendant et peu après la fin de la Guerre froide.

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