Le retrait partiel des troupes d’Irak et d’Afghanistan sème le trouble à Washington

“C’est une décision hâtive et inexpliquée”, critiquée jusque dans les rangs du Parti républicain, note le magazine Foreign Policy. Alors que les présidents sortants s’abstiennent généralement de prendre des initiatives majeures juste avant de quitter le pouvoir, Donald Trump a décidé mardi de réduire drastiquement la présence militaire des États-Unis en Irak et en Afghanistan d’ici au terme de son mandat.

Inquiets, plusieurs cadres du Parti républicain, ainsi que le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan), ont mis en garde l’administration Trump contre un départ d’Irak et d’Afghanistan trop précipité.

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Emmanuel Macron au chevet de la «souveraineté» irakienne

Par Georges Malbrunot – Le 02 septembre 2020

Emmanuel Macron en sauveur de l’humanité. Le bâton pour les Français. La carotte pour les autres. //RO

Envoyé spécial à Beyrouth

Attendu en fin d’année dernière à Bagdad, Emmanuel Macron s’est rendu en Irak mercredi dans la foulée de son déplacement au Liban. Une visite, sa première depuis 2017, de quelques heures seulement, qui fut entourée, côté français, d’une grande discrétion pour des raisons de sécurité.

Mercredi matin, le chef de l’État a quitté Beyrouth et son système confessionnel à bout de souffle pour en retrouver un autre, tout aussi défaillant, sur les bords du Tigre. La rue y gronde aussi contre la corruption et l’inefficacité de son gouvernement, représentant d’un État central faible face à l’appétit des puissances régionales, l’Iran notamment. D’où les mots d’Emmanuel Macron en faveur d’une «souveraineté» retrouvée pour l’Irak face aux «ingérences étrangères».«L’Irak traverse un temps de défis depuis plusieurs années, marquées par la guerre et le terrorisme», a déclaré Emmanuel Macron au début de sa visite. «Vous avez une transition à mener», et la France souhaite «pleinement» la soutenir, a-t-il ajouté après un entretien avec le président de la République, Barham Saleh.

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Face à la menace islamiste globale, la “victoire contre Daech” n’est-elle pas un leurre ?

Le retrait des troupes américaines de Syrie et la reconquête de territoires jusqu’il y a peu aux mains de Daech peuvent laisser penser que l’organisation djihadiste a perdu, en même temps que du terrain, de sa capacité destructrice. Un rapport récent du Conseil de sécurité des Nations Unies montre au contraire que – clandestinité ou pas – Daech conserve des combattants, des affiliés, des armes et des moyens de propagande dont on ne peut sous-estimer l’efficacité.

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