Michel Barnier: l’Elysée vaut bien un «Frexit»

La véritable question est : pourquoi se tirer ainsi une balle dans le pied, sauf à vouloir saborder volontairement sa candidature… pour céder sa place, sans avoir l’air de la céder, à un autre impétrant à l’Élysée ? //RO

Michel Barnier démontre qu’il est bel et bien un homme sans conviction, mû seulement par son insatiable appétit de pouvoir. Celui qui fut deux fois commissaire européen, ministre des Affaires étrangères chargé de mener la bataille désespérée du Traité constitutionnel européen ou encore négociateur du Brexit, celui qui proclamait sans cesse son indéfectible foi européenne, se découvre souverainiste, à l’occasion de son retour sur la scène politique hexagonale où il ambitionne d’obtenir l’investiture LR pour la présidentielle, au point de caresser l’idée d’un «Frexit» qui ne dit pas son nom.

Jeudi, un tweet du compte officiel des Républicains cite un extrait du discours que l’ex-Monsieur Brexit a prononcé lors de la rentrée des députés LR : «Il faut retrouver notre souveraineté juridique pour ne plus être soumis aux arrêts de la CJUE (Cour de justice de l’Union européenne) ou de la CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme). Nous proposerons un référendum au mois de septembre sur la question de l’immigration.» En clair, il remet en cause, tout comme les ultraconservateurs polonais ou la cour constitutionnelle allemande, la supériorité du droit européen sur les droits nationaux. Il faudra six heures au candidat à la candidature, et une avalanche de réactions indignées pour préciser que la citation était maladroite : «Restons calmes ! Pour éviter toute polémique inutile et comme je l’ai toujours dit très précisément, ma proposition de ‘‘bouclier constitutionnel’’ ne s’appliquera qu’à la politique migratoire.» Le tweet d’origine a même été effacé.

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Le candidat LR à la présidentielle désigné par sondage. Et pourquoi pas une tombola ?

Par Xavier Jésu – Le 11 juin 2021

Triste constat. Triste réalité. J’aurais pu écrire « LR se barre… en quenouilles » mais par respect pour mon ami Xavier Jésu, je dis simplement, à l’anglo-saxonne « Worse And Worse! ». À vrai dire, je ne m’intéresse plus à ce parti depuis qu’il est dirigé par le triste Christian Jacob, qui marche « à voile et à vapeur » politiquement parlant. S’il lui reste un peu de lucidité et qu’il veut survivre, je lui suggère de se faire absorber par LREM. //RO

La droite se délite jour après jour, mois après mois, année après année.
Christian Jacob vient de faire part de sa dernière trouvaille pour désigner un candidat de la « droite » : le sondage ! J’aurais préféré une version un peu plus ludique : tirage au sort, tombola ou « pierre, feuille, papier, ciseau ». Non ! C’est le sondage qui a été choisi ! Les militants, dont je fais partie, sont sidérés par cette entourloupe magistrale qui n’a que comme seul but de placer un candidat choisi par la direction du parti sans tenir compte de l’avis de ceux qui, entre autres, financent le parti : les simples adhérents comme moi.

Et pourtant, on se souviendra des divers sondages avant les primaires de 2017 donnant Juppé en tête, suivi de près par Sarkozy. Finalement, c’est Fillon qui fut désigné comme candidat.

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Bonnet blanc LREM et blanc bonnet LR

Article rédigé par Constance Prazel, le 04 septembre 2020

Avec ou sans Estrosi, Les Républicains c’est la Bérézina annoncée. //RO

Au retour des vacances, un nouveau député, le 35e, a décidé de quitter le groupe parlementaire de la majorité gouvernementale. La majorité LREM à l’Assemblée nationale s’érode et s’use, les rats quittent le navire, mais c’est précisément le moment que choisit Christian Estrosi pour rejoindre le radeau de la méduse.

Dans un entretien au Figaro paru en début de semaine, il affiche clairement sa volonté de « passer un accord avec Emmanuel Macron » pour la présidentielle 2022, afin qu’il soit ce candidat commun fantasmé de la « droite et du centre » qui est depuis des années – depuis Valéry Giscard d’Estaing pourrait-on dire – le moyen le plus sûr de vider la droite de toute substance. Rassurons-nous, l’intention est noble : « ne pas gâcher les talents de la droite. » Les talents ou les carrières ? La formule a de quoi faire sourire. Estrosi prend acte, avant même de se battre, de la défaite prévisible du parti des Républicains, un parti qui court donc le risque de regorger de politicards sans emploi s’ils ne retournent pas leur veste à temps, comme on dit familièrement. De convictions il n’est pas question ; Christian Estrosi ne saurait s’embarrasser de telles mesquineries.

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