« Ils ne se sentent plus pisser ».

Le titre original du billet est : Le « texte » Castex : non ce n’était pas un canular mais une révélation supplémentaire de la très grave psycho-pathologie affectant le pouvoir

Par Michel Janva le 23 décembre 2020

Beaucoup n’en croyaient pas leurs yeux ou leurs oreilles à la lecture ou à l’écoute du texte Castex, de ce dernier mardi, d’auto-attribution de tous les pouvoirs sur la plus élémentaire, la plus fondamentale des libertés, celle de se déplacer.

Yves Daoudal a excellemment résumé la psychologie gouvernementale par la populaire expression : « Ils ne se sentent plus pisser ». Oui, ils sont emportés par la frénétique jouissance à la perspective de pouvoir intimer à quiconque le refus de circuler selon que la personne dispose ou non d’un certificat de vaccination ou d’un test de dépistage !

Les psychiatres peuvent analyser cela en termes de « paranoïa », de « perversion narcissique ». Les non initiés se contenteront de parler d’enivrement du pouvoir, de délire autoritaire.

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Dominique Rousseau : « Maintenir l’état d’urgence, c’est permettre de réprimer les manifestations »

Par Rebecca Fitoussi  – Le 07 juin 2020 – Public Sénat

Traduction en langage LREM : « L’interdiction constituera la règle et la liberté va devenir l’exception ».

Pour le moment, l’état d’urgence sanitaire est prévu jusqu’au 10 juillet, mais le gouvernement envisagerait de le maintenir deux mois de plus. Or, qui dit état d’urgence dit aussi restriction des libertés. Pourtant, lors de l’annonce de la phase 2 du déconfinement, Édouard Philippe a déclaré : « la liberté va redevenir la règle et l’interdiction constituera l’exception. » Y a-t-il une contradiction ? 

Oui, je crois que prolonger l’état d’urgence serait contraire à la Constitution. L’état d’urgence, c’est quoi ? La loi du 23 mars 2020 dit état d’urgence parce que catastrophe sanitaire et parce que gravité pour la santé de la population. Que nous dit aujourd’hui le Premier ministre ? 

1/ L’épidémie est sous contrôle, 2/ La liberté redevient le principe. Autrement dit, les conditions objectives de la prorogation de l’état d’urgence ne sont pas réunies. La proclamation de l’état d’urgence, c’est la cause qui permet de prendre des mesures qu’on ne pourrait pas prendre en temps normal. Or, à quoi assiste-t-on aujourd’hui ? On peut désormais aller à l’école, dans les bars, aller au-delà des 100 km. Bref, toutes les mesures qui étaient rattachées à l’état d’urgence sanitaire tombent, donc l’état d’urgence sanitaire doit disparaître. D’ailleurs, dans l’hypothèse où la prorogation de l’état d’urgence serait votée, je pense qu’il y aurait un recours devant le Conseil constitutionnel et il y a un fort risque qu’elle soit censurée. Le Conseil Constitutionnel a déjà donné quelques petits signaux.

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État d’urgence sanitaire : « La figure du danger était celle du terroriste, demain, ce sera le malade »

PAR  RACHEL KNAEBEL 27 MAI 2020 BASTA

L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jusqu’en juillet. Il permet au gouvernement de limiter les déplacements autorisés et d’imposer des mesures d’isolement et de quarantaine. Ce nouvel état d’urgence rappelle celui de 2015, contre le terrorisme. Ces dispositions d’exception risquent de devenir permanentes, alerte Sarah Massoud, du Syndicat de la magistrature. Entretien.

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