Des mercenaires occidentaux ont aidé Haftar dans son offensive contre Tripoli en 2019

Par Akram Kharief – Vendredi 15 mai 2020 – Middle East Eye

« Plus que jamais, la Libye est devenue une zone de non-droit et une plateforme pour des guerriers privés.« 

Un rapport confidentiel de l’ONU dont Bloomberg s’est procuré une copie fait mention d’une opération d’envergure de mercenaires occidentaux en Libye.

Engagés par deux sociétés militaires privées basées à Dubaï, ces mercenaires sont arrivés en Libye en juin 2019 pour soutenir le maréchal Khalifa Haftar dans son offensive contre la capitale Tripoli, qui avait débuté deux mois plus tôt, face aux forces du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU et soutenu principalement par le Qatar et la Turquie.

Pour des raisons inconnues, le groupe de mercenaires a quitté subitement le pays après quelques jours, rapporte Bloomberg en citant le rapport confidentiel.

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La France pourrait vendre des hélicoptères au gouvernement libyen de Sarraj

Après la visite lundi en France du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est de la Libye reçu par Emmanuel Macron, ce sera au tour du ministre de l’Intérieur libyen du gouvernement national d’union (GNA), dirigé par Fayez Sarraj et reconnu par l’ONU, de venir à Paris du 16 au 18 mars pour rencontrer son homologue, Christophe Castaner. A cette occasion, la France pourrait discrètement conclure la vente avec Fathi Bachagha quelques hélicoptères fabriqués par Airbus, selon des sources concordantes. Ce qui est surprenant car la France est soupçonnée de soutenir en coulisses le maréchal Haftar. Ce qu’elle dément, elle affirme qu’elle n’est « pas pro-Haftar ou pro-Sarraj ».

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L’enlisement du conflit libyen et le rôle croissant de la Turquie (2/2)

Par Rémi Carcélès – Le 14 août 2019 – lesclesdumoyenorient.com

© Pierre Duriot

Attaquées pour ne pas avoir prévu les conséquences qu’aurait leur intervention militaire en Libye contre le régime de Kadhafi en 2011, les puissances occidentales ne peuvent rien faire pour empêcher la situation d’empirer en 2014. L’escalade de la violence s’illustre tout d’abord par l’affrontement de milices ennemies pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli et le contrôle des ressources pétrolières dans la province orientale, puis par le fait que la même année les Emirats arabes unis et l’Egypte s’unissent pour bombarder la capitale où les affrontements entre rebelles sont de plus en plus violents (1). La guerre s’internationalise à nouveau en Libye, et la Turquie entend dès lors continuer à y défendre ses intérêts économiques et la présence de ses ressortissants issus du passé ottoman de ce territoire.

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