Séparatisme : le Sénat vote l’ensemble du texte après l’avoir fortement durci

Après plus de deux semaines d’examen, le Sénat a adopté l’ensemble du projet de loi confortant le respect des principes de la République par 208 voix contre 109. Un texte profondément modifié après son passage par la Haute assemblée. Sous l’influence de Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat, la majorité sénatoriale de droite et du centre a largement durci le projet de loi. Le sénateur LR de Vendée, qui ambitionne d’être le candidat de la droite pour 2022, a voulu faire de ce texte un marqueur politique.

Un marqueur qui place la majorité sénatoriale, ou du moins une partie d’entre elle, très à droite sur l’échiquier politique, sur bien des points. Reprochant la mollesse du texte, les sénateurs ont multiplié les mesures qui visent à lutter davantage contre l’islam radical, et même, selon la gauche qui s’est opposée aux amendements de la droite, les musulmans dans leur ensemble, au risque de les stigmatiser.

Selon le détail du vote, l’ensemble du groupe LR a voté pour (sauf une abstention de Marie Mercier), 46 sénateurs du groupe Union centriste ont voté pour et 8 ont voté contre, le groupe RDPI (LREM) s’est abstenu, le groupe RDSE a voté majoritairement contre, le groupe Les Indépendants a voté pour. Quant aux groupes PS, communistes et écologistes, ils ont tous voté contre.

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Séparatisme : lorsque « République » remplace « France », nous renonçons à des siècles d’histoire

Lorsque M. le Premier ministre emploi le mot « République » en lieu et place de celui de « France », il ne s’y trompe pas. Le projet de loi « confortant les principes républicains », qu’il a défendu dans les colonnes du Monde, en est la parfaite illustration : ce qu’il veut protéger, ce qu’il veut sauver, c’est la République. Et la France de devoir céder la priorité. Mais la République n’est qu’une forme de gouvernement parmi d’autres. Hic et nunc, elle est un outil politique au service de la France. Comme le furent l’aristocratie au haut Moyen Âge et l’autocratie au début du XVIIIe siècle.

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Vu de l’étranger. France : l’inquiétante loi sur la “sécurité globale”

Une loi scélérate soutenue bec et ongle par l’opposition, ravie de voir cette loi votée par la majorité du moment. En ce qui me concerne, je continue de dénoncer cette PPL plus qu’inquiétante. Je m’en suis longuement expliqué. Mais encore une fois, ce n’est pas vraiment moi qui en ferai les frais. //RO

Le législateur français est-il en train de trop muscler son arsenal sécuritaire ? La presse étrangère se pose la question en regardant la nouvelle loi sur la “sécurité globale”. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 17 novembre. Mais il a déclenché une vive controverse bien avant.

La raison : l’article 24 de la proposition de loi instaure un nouveau délit de diffusion d’images des forces de l’ordre en intervention avec intention de leur nuire. Concrètement, il prévoit de punir d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention, dans le but de porter atteinte à son “intégrité physique ou psychique”. Sera-t-il alors dorénavant impossible de filmer des policiers, par exemple dans des manifestations ?

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