Au Mali, une guerre contre le terrorisme ou face à une insurrection?

« La ministre des Armées, Florence Parly, est en visite au Sahel en pleine polémique sur les conséquences d’une frappe française début janvier ».

Florence Parly est arrivée, ce jeudi 1er avril, au Mali pour une visite de deux jours, accompagnée de ses homologues tchèque, Lubomir Metnar, et estonien, Kalle Laanet. Ils rencontreront les autorités «​de transition » à Bamako et celles de la force Barkhane. Ils annonceront également la pleine capacité opérationnelle de la Task Force européenne Takuba, qui doit « accompagner » l’armée malienne.

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Ceux qui accusent l’Armée française

Vendredi 12 fév 2021 – L’Insolent

Thèse des accusateurs de l’Armée française : cette frappe, cette bavure a atteint une gentille fête locale. Dès lors, selon l’article « les témoignages d’individus se présentant comme des rescapés ou de simples témoins et affirmant que cette frappe aurait visé un mariage ne cessent de se multiplier ». À lire attentivement on regrettera certes que tous ces témoignages restent à anonymes. La clause de style, invariante, indique que leurs prénoms ont été modifiés. La guerre pouvant toujours en elle-même être tenue pour un grand malheur, comment ne pas en rajouter dans la déploration ?

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Pourquoi la France ne doit pas se retirer du Mali

Par Le groupe de réflexions Mars (*)  |  15/02/2021

La France a perdu à ce jour plus de 50 soldats au Mali depuis huit ans (13 janvier 2013, déclenchement de l’opération Serval). Les buts de guerre initiaux ont été atteints au bout de trois mois d’intervention : reconquête territoriale, neutralisation de l’adversaire, re-légitimation du pouvoir malien. Faute d’avoir défini de nouveaux buts de guerre à l’été 2013, il aurait fallu, sinon se retirer sur cette victoire, du moins réduire considérablement l’empreinte française au Sahel.

Au contraire, une nouvelle opération a été lancée en août 2014 (Barkhane) sur un théâtre élargi à 5 pays sahéliens tout en réduisant les moyens. Résultat : en six ans, l’adversaire (GAT, « groupes armés terroristes ») a considérablement renforcé son emprise en contrôlant de facto de vastes territoires de la région du Liptako-Gourma à cheval sur les « 3 frontières » du Mali, du Niger et du Burkina Faso ; les armées locales sont démoralisées et l’effondrement des institutions maliennes est tel qu’un coup d’état militaire a été considéré comme un moindre mal. Malgré tout, le renforcement de Barkhane en 2020 a permis d’obtenir des succès tactiques affaiblissant les groupes affiliés respectivement à l’EI et AQ.

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