« Minotaure »

JM DZESAMEDI 25 JUILLET 2020

« Une belle plume au service de nos valeurs »

Dans la mythologie grecque, le minotaure est un monstre fabuleux avec le corps d’un homme et une tête de taureau. Mi-homme, mi-taureau, au niveau symbolique, le minotaure représente donc l’homme dominé par ses pulsions instinctives. Cette image colle bien à votre portrait de nouveau ministre de la justice. Ce ministère qui ne mérite plus une majuscule, sur le mot de justice, témoin ostentatoire d’un ancestral et profond respect qu’il lui était dû, mais qui a depuis disparu. Tant il est devenu misérable, humainement, de par ces individus qui le servent jusqu’à ériger, sans honte et sans regret, « un mur des cons » où ils y affichent un mépris affligeant pour quelques vraies et malheureuses victimes ou leur famille. Tant il est devenu misérable, professionnellement, de par les partis politiques qui le gangrènent et sapent l’idée même de toute justice indépendante, au profit de leurs intérêts. Tant il est devenu misérable, déontologiquement, par ses décisions iniques, exaspérant par ses actes, ceux qui ne seront jamais des tout-puissants. Tant il est devenu misérable, financièrement aussi, de par la faiblesse des budgets qui lui sont alloués, mais qui par ailleurs sont si mal employés, qu’ils en deviennent ridicules. J’avais publié, il y a longtemps déjà, un article sur la déliquescence de l’Etat de droit en France (1). La situation, malheureusement, n’a fait qu’empirer depuis…

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Comment Jean-Jacques Urvoas veut réparer la justice

Par Marc Leplongeon, publié le 29/04/2016   Le Point A contrario de son illustre prédécesseure démissionnaire, Jean-Jacques Urvoas est un homme discret. C’est presque un « homme de l’ombre ». Lui ne brasse pas d’air. Il travaille. Il me serait même sympathique, car compétent, s’il n’était pas socialiste. Mais l’est-il réellement ? Et donc, le travail ne manque … Lire la suite

Urvoas ministre de la Justice, ou l’épilogue d’une déchéance des libertés

, le 27 janvier 2016

Numérama

Le loup est désormais dans la bergerie, et la dangereuse glissade de la France vers la violation des libertés au nom de la sécurité n’est sans doute pas prête de s’inverser. //GC

 

En nommant Jean-Jacques Urvoas au ministère de la Justice, François Hollande confie la Chancellerie à un homme qui n’a eu de cesse d’accompagner et de soutenir la dérive sécuritaire, au détriment des droits et libertés.

Rire, ou pleurer ? On avait du mal à le croire, lorsque l’annonce s’est affichée sur nos écrans. Après la démission surprise de Christiane Taubira du ministère de la Justice, qui aurait dû intervenir beaucoup plus tôt, le président de la République a choisi de nommer Jean-Jacques Urvoas garde des sceaux.

Or le député socialiste, qui lorgnait plutôt le ministère de l’Intérieur, est un homme de la police, des services de renseignement, qui s’est fait le bras parlementaire armé des réformes sécuritaires depuis plusieurs années.

Au moment où l’État s’enlise dans un état d’urgence dont on ne sait comment sortir, la nomination de Jean-Jacques Urvoas au poste de ministère de la Justice scelle la mise sous tutelle de la place Vendôme au profit de la place Beauvau. En cette période de guerre qui ne cache plus son nom, qui justifie que la France demande des dérogations aux droits de l’homme, la Justice doit être étouffée et Jean-Jacques Urvoas est l’homme qui n’hésitera pas à user de son bâillon.

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