Les surprenantes pratiques de la centrale d’achats suisse du groupe Orpea

Par Laetitia Cherel,  Cellule investigation de Radio France  mis à jour le 19 mai 2022 à 7h04  | publié le 19 mai 2022 à 6h14

Des pratiques très surprenantes voire ahurissantes visant à faire de l’optimisation le mantra des cadres de la centrale d’achats suisse, Kauforg.

Le bâtiment se situe près du paisible village d’Etoy, en Suisse, à deux pas du lac Léman. C’est ici, dans un centre d’affaires design, que se trouve l’entreprise qui se chargeait de commander jusque fin 2020 les viandes, poissons, fruits, produits surgelés, biscottes et autres compotes qui composaient les repas des résidents de tous les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et cliniques du groupe Orpea en France. Soit près de 400 établissements. Ici se trouve Kauforg : la centrale d’achats suisse du géant mondial des Ehpad, une filiale de Senevita, elle-même filiale du groupe Orpea.

Jusqu’en 2020, une douzaine de salariés y négociaient des prix avantageux auprès de fournisseurs de produits alimentaires pour la France et l’Europe. Le système était le suivant : les chefs de cuisine des Ehpad passaient leurs commandes sur une plateforme informatique reliée aux fournisseurs. Lesquels fournisseurs envoyaient leur facture à la centrale d’achats suisse Kauforg, qui refacturait à son tour à chaque établissement. Une façon pour Orpea de faciliter au maximum les achats, de centraliser les factures et d’économiser sur les gros volumes de commandes.

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Scandale Orpea : Bourguignon dénonce le «cynisme pur» des dirigeants, qui ne «se remettent pas en question»

Par Laetitia Lienhard – Publié le 02/02/2022 

Un cynisme nauséabond. Nous sommes tous concernés. //RO

En réaction, le nouveau PDG du groupe, Philippe Charrier, et le directeur général d’Orpea France, Jean-Christophe Romersi, ont été reçus, ce mardi, par Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée à l’Autonomie. Elle dénonce, ce mercredi sur LCI, le «cynisme pur» des dirigeants, qui ne «se remettent pas en question». «Ils ont l’air de dire qu’ils ont des explications pour tout, des preuves pour tout. (…) Il y a eu des phrases malheureuses. », a-t-elle précisé. «Je leur ai bien expliqué d’abord notre colère, ma colère, mon émotion et surtout qu’ils avaient peut-être des actionnaires à rassurer, mais que moi c’est des gens, des résidents, des familles inquiètes que je dois rassurer», a-t-elle affirmé.

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