Le Rwanda dédouane la France de toute complicité dans le génocide

Moins d’un mois après la remise du rapport Duclert aux autorités françaises, le Rwanda publie à son tour un rapport sur le génocide des Tutsis en 1994. Rédigé par un cabinet d’avocats américains, le document constate que « l’Etat français porte une lourde responsabilité pour avoir rendu possible un génocide prévisible ». Toutefois, le gouvernement rwandais estime que « la France, en tant qu’Etat, n’est pas complice ». Le président Macron pourrait se rendre prochainement à Kigali.

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Rapport Rwanda: les preuves de la mauvaise volonté de l’Assemblée nationale

Le Président Emmanuel Macron a reçu vendredi 26 mars le rapport d’une équipe de chercheurs et d’historiens, présidée par Vincent Duclert, qu’il avait chargé il y a deux ans de se pencher sur les archives françaises relatives au génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Alors que ce mercredi 7 avril marquera le 27e anniversaire de son déclenchement, le chef de l’Etat entend prendre de nouvelles initiatives.

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Général Tauzin : « Il est enfin dit que la France n’est pas coupable de génocide au Rwanda »

Les relations diplomatiques entre la France et le Rwanda évoluent. Le rapport Duclert est censé faire la lumière sur les atrocités commises au Rwanda et sur les éventuelles responsabilités françaises. Vous avez été le patron de l’opération Chimère et de l’opération Turquoise. Vous aviez publié en 2011 un livre intitulé Rwanda : je demande justice pour la France et ses soldats ! Vous avez pu prendre connaissance de ce rapport Duclert. Reflète-t-il la réalité de ce qui s’y est passé ?

Très partiellement, mais nous sommes sur une bonne voie puisqu’il est enfin dit que la France n’est pas coupable de génocide au Rwanda. Il est enfin dit que la responsabilité de la France est autre. C’est une mauvaise appréciation de la situation du pays et des ennemis en particulier antagonistes. Il y a des intérêts partisans électoraux très différents de la réalité du terrain qui ont perturbé la politique française. Je suis satisfait pour cette raison. Ceci étant, on est loin de la réalité. Il faut tout de même penser à quelqu’un comme Boutros Boutros-Ghali qui était à l’époque secrétaire général de l’ONU. Il était aux premières loges concernant cette affaire. Il avait écrit à peu près textuellement que la responsabilité du génocide rwandais était d’abord celle de Kagame, mais aussi celle des États-Unis, de la Grande-Bretagne et de quelques autres pays. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé.

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