Colonel Jacques Hogard : « Il y a une instrumentalisation du génocide rwandais »

Le 08 avril 2019 – Boulevard Voltaire

© Pierre Duriot

Emmanuel Macron veut faire du 7 avril une journée de commémoration du génocide rwandais. Réaction du colonel (er) Jacques Hogard au micro de Boulevard Voltaire.

Emmanuel Macron veut faire de la journée du 7 avril une journée de commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda.
Seriez-vous d’accord avec le président Macron pour commémorer cet événement ?

Cela fait 25 ans que cet événement a eu lieu. J’y pense tous les ans, parce qu’il y a eu une tragédie au Rwanda. Je ne vois aucun inconvénient à se souvenir d’une tragédie. En revanche, je ne vois pas pourquoi nous en ferions une journée nationale de commémoration.
La France n’est, à mon avis, absolument pas concernée par ce génocide, contrairement à ce que toute une frange d’intellectuels et d’historiens veut nous faire croire. Je pense que faire cela serait donner crédit à la propagande du régime de Kagamé, largement co-responsable de ce génocide.
Par ailleurs, il est le responsable direct des massacres et des génocides qui ont suivi depuis 25 ans en RDC. Ceux-là, quant à eux, sont passés sous silence. Cette journée de commémoration du génocide des Tutsis est une mystification.

Lire la suite

Je suis complice de génocide mais je me soigne

Par Michel Goya – Le 05 avril 2019 – La voie de l’épée

Déjà publié le 6 juillet 2017 
En hommage au caporal-chef Eric Gaubert

© Pierre Duriot

Je remercie tous les idiots utiles de Paul Kagame qui n’écoutant que leur déontologie qui ne leur disait rien n’ont jamais hésité à se faire une petite gloire journalistique ou universitaire en s’attaquant à une cible aussi facile que les soldats de leur propre nation. Merci donc de m’avoir ouvert les yeux sur la manière dont je m’étais rendu coupable il y a désormais 25 ans et dont je n’avais nullement conscience à l’époque.

Alors jeune lieutenant chef de section d’infanterie de marine, j’ai passé tout l’été 1992 au Rwanda. Le pays faisait alors l’objet de la troisième grande offensive depuis 1990 du Front patriotique rwandais (FPR), ce mouvement formé d’exilés tutsis en Ouganda et qui, après avoir servi la prise du pouvoir de Yoweri Museveni à Kampala, retournait leurs armes en direction de Kigali. Dirigé initialement par Fred Rwigyema, le FPR était dirigé par Paul Kagame, revenu de formation militaire aux États-Unis à l’annonce du mystérieux assassinat de son prédécesseur par deux de ses officiers. Composé de vétérans aguerris, le FPR était un des derniers mouvements armés politisés et disciplinés issus des luttes pour les indépendances africaines et les réformes. Nous avions une certaine admiration pour ce groupe armé, de loin le plus fort que nous ayons eu à affronter depuis les Toubous au Tchad. Oui mais voilà, pour des raisons qui m’échappent encore le Président Mitterrand et son fils Jean-Christophe s’étaient pris de passion pour les Grands Lacs et ses régimes politiques, francophones du moins (n’hésitant pas par exemple six ans plus tôt à imposer un « carrefour du développement » franco-africain à Bujumbura, à l’origine d’un beau scandale politico-financier). À la demande du Président Habyarimana, un dictateur au pouvoir au Rwanda depuis 1973, le chef des armées françaises ordonna donc de contrer le FPR avec une force discrète. Ce fut le déclenchement de l’opération Noroit (ne cherchez pas dans la liste officielle des opérations extérieures, elle en a mystérieusement disparu).

Lire la suite

RWANDA : Raison d’Etat ou nouvelle humiliation nationale ? LIBRE OPINION de Bernard LUGAN.

Par Bernard LUGAN Le 15 octobre 2018 Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF)     © Pierre Duriot     L’affaire serait cocasse si elle n’était le révélateur du niveau d’abaissement de la France. Lors du sommet de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) qui vient de se tenir en Arménie, le président Macron … Lire la suite

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :