La guerre du Sahel est perdue

Je n’ai pas tous les éléments en mains et donc je ne sais pas si la guerre du Sahel est perdue. Mais j’ai tendance à le croire. Lorsque j’aurai toutes les données de terrain, il faudra décider vite si on reste ou si l’on part. Je le ferai sans états d’âme. //RO

Osons le dire ; la guerre du Sahel est perdue. Plus tôt on le reconnaîtra, mieux cela vaudra pour tout le monde.

Cette guerre est perdue, de l’aveu même du général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises. En décembre 2020, n’a-t-il pas déclaré « On a fait le tour du cadran (sic). Dès que je pourrai limiter le niveau d’engagement de mes armées, je le ferai ». Quand on s’attend à gagner une guerre, on ne dit pas qu’on a fait « le tour du cadran » – étrange expression, soit dit en passant – on n’envisage pas de limiter, voire de réduire le nombre de soldats engagés. Les lois de la guerre, que notre général en chef ne peut pas ne pas connaître, imposent de porter l’effort au maximum jusqu’à la victoire. Tant qu’elle n’est pas acquise, toute parole évoquant une limitation de l’effort ne peut être interprétée par l’ennemi que comme un aveu de faiblesse ; il ne lui reste plus, alors, qu’attendre que le fruit tombe de l’arbre pour le recueillir.

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