Peer de Jong : « La France doit rester au Sahel »

 Le 18/07/2020 – Le Point

Dans le titre d’un article récent du Point « Mais où va la France au Sahel », l’auteur s’interroge sur l’efficacité de l’opération française Barkhane en place au Mali depuis 2014. La France serait-elle donc ensablée dans les immensités désertiques du Sahel ? Si la question mérite d’être posée, on retrouve là une inquiétude non seulement sur la légitimité de notre engagement en Afrique, mais aussi sur l’efficacité de notre lutte contre le terrorisme.

Sous la menace de groupes appartenant à la nébuleuse terroriste,l’opération Serval de 2012 a sauvé le Mali de la désagrégation. Que serait devenu le Mali sans cette intervention française à la demande expresse des autorités maliennes et sahéliennes ? La pérennité de cette menace, même si elle a évolué, justifie pleinement la présence protectrice de l’opération Barkhane dans la continuité de Serval. Centrée sur le nord-est du Mali et dirigée à partir de N’Djamena au Tchad, l’opération Barkhane d’un effectif somme toute assez limité, de 5 100 hommes, stabilise une des parties du pays la plus en tension. Cela fait sept ans maintenant.

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Mali : des héros français, pour oublier les lâches

Par Yvan Rioufol – Le 27 novembre 2019 – Le Figaro

Si la main de la France est ferme au Mali, elle tremble dans les banlieues rebelles. //YR

Dans une France gangrenée par les traîtres, leur mort accidentelle prend une dimension héroïque : les treize officiers et sous-officiers qui ont été tués, lundi soir au Mali, dans une collision entre deux hélicoptères qui les transportaient, forcent l’admiration. Leur destin tragique enchantera les djihadistes du Sahel et des banlieues françaises. Mais l’exemple de ces soldats rappelle qu’il existe encore une jeunesse prête à mourir pour sa patrie, tandis que beaucoup d’autres ont capitulé ou collaborent déjà avec l’ennemi intérieur. Les victimes s’appellent Nicolas, Benjamin, Clément, Alex, Pierre, Julien, Romain, Romain, Alexandre, Antoine, Valentin, Jérémy, Andreï. Ils ont des prénoms et des noms qui se retrouvent familièrement sur les monuments aux morts des guerres passées. C’est cette même histoire, généreuse et courageuse, que ces jeunes militaires poursuivaient, en affrontant depuis 2013 les groupes djihadistes au Sahel. L’honneur de la France est de tenir ce front, seule, afin d’épargner à toute une partie de l’Afrique d’être gagnée par le califat, qui servirait alors de possible base arrière à la conquête de l’Europe. « Cette tragédie ne peut être une remise en cause de notre engagement », a précisé ce mercredi le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Reste que la détermination française dans la lutte contre l’islamisme à l’extérieur ne se retrouve pas à l’intérieur.

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