Sophie Petronin, l’otage qui affectionne les jihadistes, par Céline Pina.

Sophie Pétronin à Bamako, le 8 septembre 2020 © AP/SIPA Numéro de reportage: AP22501208_000004. De nombreux citoyens ont jugé indignes les … Sophie Petronin, l’otage qui affectionne les jihadistes, par Céline Pina.

Sophie Pétronin : anatomie d’un malaise français

Publié le 12 octobre 2020

Texte de Nathalie Bianco, introduit par Céline Pina

La libération d’un otage est toujours un moment émouvant normalement. La traduction concrète de cette fraternité qui fait que l’on n’abandonne pas l’un des nôtres quelles que soient les circonstances.
Sauf que là, la libération de Sophie Petronin a mis beaucoup de Français mal à l’aise. Jusqu’au président qui a choisi de ne pas lire le discours qui était préparé. Il faut dire que l’otage avait de quoi surprendre : égocentrique et irresponsable, ses prises de parole et son comportement indécent ont eu raison de toute empathie et élan collectif. Sur ce malaise que nombre d’entre nous ont ressenti, Nathalie Bianco a écrit un texte juste, sensible et fort, que vous avez été nombreux à partager et que nous sommes fiers de publier sur Front Populaire :

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Une otage libérée ne devrait pas dire ça…

Publié le 11 octobre 2020

Sophie Pétronin l’a dit tout de go : elle veut revenir au Mali !

Je sais, c’est l’honneur de la France. Et son talon d’Achille, aussi. La France ne laisse pas tomber ses otages, et va les chercher… quoi qu’il en coûte. En mai 2019, au Burkina Faso, sans même évoquer les transactions financières probables, il en a coûté la vie de deux militaires. Cette fois, pour Sophie Pétronin, ce sont plus de 100 djihadistes qui ont, à titre de contrepartie, été libérés… officiellement par le Mali. Et là encore, indirectement, le prix à payer se compte en soldats français : combien étaient tombés pour les arrêter, combien tomberont encore, dans cet infernal jeu de l’oie diplomatique où le militaire, pion que l’on déplace, est renvoyé si vite à la case départ, pour les empêcher de nuire à nouveau ? Forcément, pour les terroristes, le Français est un otage « premium », une cible privilégiée et recherchée car très rentable, quand l’Anglais ne vaut pas un clou. Le Royaume-Uni refusant de céder au chantage et de passer à la caisse, les ravisseurs fichent aux sujets de Sa Majesté une paix… royale.

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