Tranches De Vie

Marc Brémont, sexygénaire, officier atypique en retraite, ancien de la Coloniale et de la DGSE, se raconte dans un style qui est le sien : brut de décoffrage

Laurent Wauquiez à la barre

Marc Brémont, le 11 décembre 2017

Tranches de vie

 

 

 

 

Ca y est. Ca c’est fait. La droite nouvelle Les Républicains a enfin son capitaine de pédalo, sans surprise et élu haut la main, Laurent Wauquiez. Alors, je souhaite que cette « nouvelle droite » ne soit pas à nouveau la putain de droite qui va flirter quasi ouvertement avec ce qu’il reste du FN et qui, par ailleurs, couche ouvertement avec un Centre mou et nauséabond. C’est une autre histoire.

Je note que Les Républicains se composent de trois chapelles. Celle de papy Juppé incarné pour l’occasion par un jeune merdeux aux dents longues, Maël de Calan. Celle de Fillon incarnée elle aussi pour l’occasion par Florence Portelli qui, grosso modo a dit qu’elle ne serait pas la pute de Wauquiez. Totalement discréditée. Et celle du nouveau boss.

Je souhaite aussi que Les Républicains nouveaux sauront tirer les conséquences du passé qui les ont conduit au désastre que l’on connait. Il conviendra notamment de mettre un terme à toutes ces pratiques qui font du président de parti ( et de ses principaux collaborateurs) un quasi président de la République : voitures de luxe, chauffeurs en pagaille, gardes du corps, rémunérations astronomiques, frais de représentations et autres avantages en nature et dépenses somptuaires qui ont conduit le parti à la quasi faillite. Au point qu’aujourd’hui, on envisage sérieusement de vendre le siège du parti avec à l’appui un très joli chèque.

Qu’on arrête surtout de se foutre de la gueule des adhérents. Là aussi, ce ne sera pas une mince affaire.

A ce stade, je ne suis pas encore en mesure de me revendiquer Les Républicains. Attendre et voir.

Néanmoins, et malgré mon retrait déjà annoncé de la politique active, je resterai un observateur très attentif aux réalités de la politique politicienne en France. Et je porterai partout la critique là où elle doit être portée. Comptez sur moi.


Marc Brémont

 

 

« Putain! Quel monde de merde… « 

Par Régis Ollivier, le18 août 2017

Tranches de vie – Le Colonel

 

 

 

 

Planté devant la baie vitrée, Marc Brémont  est dépité. Trois jours qu’il pleut et aujourd’hui, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur la ville. Le terrain de la maison est inondé et c’est un véritable bourbier.  Tout ceci le met d’une humeur massacrante car il ne sait pas encore comment il va s’y prendre pour sortir le chien. Dès qu’il pleut, elle décide de ne plus faire ses besoins. Bon, elle est adorable mais un peu stupide la Chipie. Soupirs prolongés de Marc qui retourne à ses pensées.

Et Dieu sait si elles sont sombres ses pensées. Les attentats terroristes de cette nuit en Espagne l’ont profondément bouleversé. Ça lui tord les tripes en plus de lui donner envie de gerber.

Et comme à chaque fois, ça tourne en boucle sur les chaines d’information continue. Ça s’interroge. Ça questionne les mêmes experts et les mêmes spécialistes. Ça pose des questions à la mord-moi-le-noeud et en plus, ça s’interroge sur le fait que les autorités espagnoles puissent évoquer aussi rapidement « la piste terroriste ». Pauvre France qui ne voit nulle part de terroristes chez nous. Quel enfumage.

Et puis la Tour Eiffel qui s’éteint. Comme à chaque fois. Avec les mêmes mots prononcés.

« Tant qu’à faire, il n’y a plus besoin de l’allumer la Tour Eiffel. Ça fera des économies ».

Et puis il y a les réactions des uns et des autres, et notamment celle de notre grand responsable de la sécurité, Gérard Collomb, qui peu après l’annonce des faits, déclarait qu’il n’y a aucune connexion entre les attentats en Espagne et ceux commis en France. Un peu comme on nous avait fait le coup avec Tchernobyl, la vache folle, le sang contaminé et plus récemment avec le Fipronil.

« Nous prennent vraiment pour des cons ».

Le même Collomb qui nous annonce tout content qu’il va désormais remplir les hôpitaux psychiatriques avec ces braves jeunes hommes. Là où Poutine indique vouloir « les buter jusque dans les chiottes » et que Trump quant à lui prône « leur exécution sommaire ».

« On croit rêver » se dit Brémont ».

« Le monde part en vrille et la France se barre en couilles ».

En parlant de bijoux de famille, Marc ne peut s’empêcher d’avoir une pensée en direction de la première Dame de France, qui ne veut être ni la première, ni la dernière. Et qui ne manque pas une occasion de s’exhiber avec des shorts et des robes ras-de-la-foune.

Marc apprécie tout particulièrement les belles femmes vêtues de court, tout le monde le sait. Mais là quand même, c’est presque du fossilisé. Enfin, va savoir…

« Quelle drôle d’époque ».

Marc repense aux trois attentats qu’ils a vécus, de loin,  au cours de sa carrière militaire. Tous les trois ont eu lieu à Djibouti, à des époques différentes où il y servait. Grenades ou bombes, ils avaient provoqué de nombreux morts et blessés. Mais rien à voir avec ces attentats terroristes d’aujourd’hui qui visent à faire des morts en masse.

Et Marc se dit que ce n’est rien à coté de ce que l’avenir nous réserve avec le terrorisme de destruction massive auquel nous n’échapperons pas.

Il attrape une Dunhill bleue internationale, l’allume en soupirant.

En pensant que demain sera un autre jour.

 

 

Cette présidentielle est un vrai bordel ! Sauf qu’au bordel c’est beaucoup mieux…

Par Régis Ollivier, le 21 avril 2017

Tranches de vie – Le Colonel


 


 

De manière tout à fait exceptionnelle, Marc Brémont a enfin quitté le bouge infâme dans lequel il se trouvait depuis plus d’un an, au fin fond d’un trou du cul du monde et, à événement exceptionnel, cadeau exceptionnel. Marc Brémont a souhaité, en exclusivité, s’adresser à vous directement. Sans passer par son narrateur. Le voici. //RO

 

A événement exceptionnel – la présidentielle 2017 – présence exceptionnelle. J’ai en effet choisi de sortir de mon bouge infâme au fin fond d’un trou du cul du monde, quelque part sur la planète. Car des trous du cul du monde, il en subsiste encore beaucoup. Jadis, lorsque l’on parlait de trou du cul du monde, c’était, dans la Coloniale, pour parler de Djibouti. C’était encore le Territoire Français des Afars et des Issas (TFAI). Et puis lorsque l’indépendance fut venue, comme par miracle, Djibouti a cessé d’être le trou du cul du monde pour devenir « le bac à sable de l’armée française ». On se battait pour aller à Djibouti. Les soldes étaient très confortables. On y faisait du « Franc Djibouti ». Beaucoup de Francs Djibouti qui, avec le change, faisaient énormément de Francs français. Alors c’est simple. Pourquoi le bac à sable de l’armée française ? Principalement pour ça et pour beaucoup d’autres avantages non négligeables.

Du coup, lorsqu’on donnait un coup de pied dans une poubelle, il en sortait dix colonels. Et des poubelles, Dieu sait s’il y en avait à Djibouti.

Lors de mon second et troisième séjour à Djibouti, j’ai eu connaissance des pires détournements de fonds jusqu’aux plus haut de la hiérarchie militaire. Je ne diffame pas. Il suffit de faire les recherches ad hoc sur internet. Tout le monde ou presque détournait en rond. Jusqu’au Deus inter pares. Mais comme tout a une fin, cela s’est terminée en justice.

Mais là je digresse. Revenons à notre sujet, l’élection présidentielle dont la campagne prend fin ce soir. Vous ne pouvez pas savoir comme je suis soulagé que cette première phase soit terminée.

Lorsque j’étais jeune soldat, je fréquentais assidument les bouges les plus infâmes de Djibouti. C’était parfois horrible. Je me demande comment je n’y ai pas perdu mes attributs sexuels. Alors, lorsque je rentrais en France pour me ressourcer, jeune célibataire, je me rendais parfois dans des maisons closes de la capitale. J’allais aux putes. Des putes de luxe. 500 balles la passe. Mais je faisais moi aussi du Franc Djibouti, alors je ne comptais pas.

Ca se passait du coté de Pigalle. Avec la mère maquerelle qui va bien. Qui vous toise de la tête aux pieds la première fois. Et 500 balles en deux chèques avec carte d’identité s’il vous plait…

Et le grand show commençait. Une dizaine de jeunes filles, des étudiantes m’avait-on dit, toutes plus belles les unes que les autres. Sissi, Clara, Eva, Ségolène… Non pas Ségolène, je déconne. Y avait qu’à choisir et direction la chambre. Il y avait toujours le même rituel. Se déshabiller bien sûr. Mais le plus croustillant, c’est quand il fallait monter sur un petit marchepied qui vous mettait le service trois pièces à la hauteur du lavabo pour un petit shampoing sur le baigneur. Je m’y pliais de bonne grâce. Mais j’ai toujours été étonné que la charmante jeune fille ne se rafraichisse jamais, elle, la foufoune. Bin oui quoi! 

En parlant de foufounes, j’ai toujours crû, lorsque j’étais jeune, que les asiatiques avait la foufoune à l’horizontale. Un peu comme leurs yeux. Bridés. Imaginez un peu. Une foufounes bridée. Ca faisait peur à l’époque.

Ce que je détestais par dessus tout, c’était la clim. Putain, qu’est-ce qu’il faisait froid dans leurs pioles. Et naturellement, Popol qui trouvait rien de mieux que de rentrer dans sa coquille. La honte.

Mais pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que les élections présidentielles ça me fait penser à un bordel. Car de fait c’est un bordel infâme. Alors on nous fait entrer pour le grand show les onze impétrants qui défilent devant nous. Qui nous vantent leurs mérites. Qui nous bassinent avec leurs promesses et leurs mensonges du genre « viens avec moi je fais la meilleure turlutte du monde ». Question : « vous faites la turlutte de Formose ? ». Réponse : « heu, non ».  Sauf que là, personne n’est réellement canon. Mais il vous faut choisir quand même. Limite il y a le petit jeune. Suivez mon regard… Mais bon, c’est pas trop mon style. 

Donc, on vous demande d’en prendre pour cinq ans avec quelqu’un que vous ne pouvez pas saquer. C’est vraiment le bordel en France. Alors moi je vous le dis, bordel pour bordel, je préfère encore aller aux putes. Aux vraies. 

Bientôt nous aurons un nouveau présidente ou une présidente. Qu’à cela ne tienne et advienne que pourra à la France. Moi je retournerai dans mon bouge infâme. 

Je vous salue bien

 

 


 

2016 : une année de merde par Marc Brémont

Par Régis Ollivier, le 30 décembre 2016

Tranches de vie – Le Colonel

 


 

 

Pour Marc Brémont, l’année 2016 aura été une année de merde et il lui faudrait remonter loin en arrière pour trouver une année aussi anxiogène, aussi folle. Folle! A l’instar de toutes ces folles et ces fous qui dirigent le monde. Certes, il n’entend pas faire une rétrospective de cette année sur le point de s’achever, mais quand même.

Que de guerres, que de conflits, que d’attentats et surtout que de morts. Tous ces dirigeants qui nous amènent régulièrement au bord du gouffre, au bord de la guerre. Pour Marc, il serait de bon ton de les transférer devant un tribunal populaire pour les juger. Au premier rang desquels il place le va-t-en guerre américain, Barack Obama, prix Nobel de la Paix. Prix Noble de la Paix! Mon cul se dit-il. Un génocidaire oui. Qui n’hésite pas à porter la guerre à nos portes après avoir détruit la moitié du monde.

Oui, ce monde est fou. François Hollande lui n’a pas détruit une partie du monde même s’il y a contribué. A l’instar de Nicolas Sarkozy. Non! Lui il a détruit la France. La reléguant au rang d’une république bananière ou tiers-mondiste. Jamais en France nous n’aurons autant entendu parler de « guerre civile ». Marc se pose souvent la question « mais qu’avons nous fait pour mériter ça ? « .

Alors, Marc Brémont a décidé de jeter un grand coup de pied dans cette année de merde. Mais déjà il ne peut s’empêcher de songer à ce que sera 2017. Quel guignol emportera l’élection présidentielle ? Pas un pour relever les autres. La gauche agonise. La droite « canal historique » est quasiment morte. François Fillon qui nous promet des années d’obscurantisme. L’extrême droite, n’en parlons même pas. « On est pas dans la merde ».

Alors, il va falloir faire avec. Avec un président par défaut une fois encore ? Marc n’ose même pas imaginer un mandat présidentiel avec Manuel Valls. Il préfère encore quitter la France.

Non, vraiment ce monde va mal. La France va mal. Qui pour nettoyer les écuries d’Augias après 5 années de socialisme ?

L’espoir fait vivre dit-on mais là, il n’y a même plus d’espoir.

Ou alors si. Il reste le gaz. La tête sur le gaz.

Marc allume sa Dunhill bleue Internationale et termine sa méditation en grommelant encore plus « quel monde de merde »…

 


Illustration Tranches de vie. Source : www.hug2love.com

 

 


 

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