Tranches De Vie

Marc Brémont, sexygénaire, officier atypique en retraite, ancien de la Coloniale et de la DGSE, se raconte dans un style qui est le sien : brut de décoffrage

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Dans la série « faut pas déconner quand même! » : le président du Medef

Marc Brémont – Le 26 avril 2019 – Tranches de vie

Dans la série « Faut pas déconner quand même », je demande Geoffroy Roux de Bézieux, ci-devant Président « prout-prout » du Medef qui propose de

« donner le droit aux entreprises de moins payer les seniors afin de favoriser leur employabilité. »

Le moins que je puisse dire, c’est que le mec, « GRB » pour les intimes, il se pignole grave quand même.

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Les yeux dans ses yeux

Par Régis Ollivier, le 26 septembre 2016

 

 

 

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Nu et seul dans la salle de bains, Marc Brémont procède à une revue de détails méthodique de son corps. Son constat est … accablant.  Il est d’emblée persuadé qu’il a pris un sacré coup de vieux. Le visage en premier. Quelle tristesse cette mine de chien battu. Les traits sont plus distendus qu’à l’accoutumée. Il faut dire que depuis un certain temps, il néglige systématiquement  les différents produits qu’il utilisait pour son visage. Anti-rides, anti-cernes, anti-tout… Plus le temps. Ou plutôt plus l’envie.
Coté ventre, rien de dramatique. Pas vraiment de bide mais il est convaincu qu’il faudra surveiller sa ligne. S’il arrêtait de grignoter toute la journée, ça devrait s’améliorer. Non, selon lui, le pire c’est cette absence de muscles. Tout est flasque. Mou. C’est un peu la débandade se dit-il. Du coté muscles, ça ne bande plus. La seule partie de son anatomie qu’il parvient encore à faire bander c’est… Tiens! pour vérifier si tout allait bien de ce coté là, l’autre jour il a fait un test qu’il adorait faire devant ses conquêtes lorsqu’il était plus jeune. Il a posé sur son sexe en érection une grande serviette de bain pour s’assurer de la rigidité de son membre (encore) viril. Et Ô miracle, la serviette de bain ne s’est pas retrouvée à ses pieds. Ouais! Mais ça ne suffit pas pour faire de lui le sexygénaire flamboyant qu’il prétend être.
Coté cheveux, ça va car Sophie veille au grain en l’obligeant à refaire sa coloration tous les deux mois. Marc râle souvent mais après coup, il reconnait que c’est un passage obligé pour avoir une meilleure mine. S’il a encore tous ses cheveux, ceux-ci sont à la fois blancs, gris, un peu pisseux parfois. Et là c’est terrible. 
Aujourd’hui, en se regardant dans le miroir, les yeux dans ses yeux, il constate que la barbe de trois jours, grise elle aussi, n’arrange rien à son look de sexagénaire. 
Alors, toujours les yeux dans ses yeux, Marc se dit qu’il ferait bien de changer son style de vie.
Alors, promis juré, il se dit que, comme il a su si bien le faire pour l’alcool il y a désormais huit années, il doit arrêter le tabac. Là aussi, il en est convaincu, le tabac c’est de la merde. En plus ça lui coute la peau des fesses. Pas moins de 150 euros tous les mois. Il se dit qu’avec cette somme, à l’époque où il faut tout compter, il pourrait faire autre chose. Ouais! C’est décidé. Demain il arrête. Sa conscience l’interpelle aussitôt pour lui demander « pourquoi pas tout de suite ? « . Il balaie d’un revers de la main et retourne à d’autres pensées. 
Là aussi il pense qu’il pourrait revoir la façon dont il occupe ses journées. C’est presque huit heures devant l’ordinateur à faire le tour de l’actualité nationale et internationale. Et comme l’actualité est déprimante. Plus. Elle est littéralement anxiogène et cela se reporte sur son moral. Il déprime lui aussi. Quand il voit le spectacle du monde.
Donc, dans ce domaine, il y a de quoi faire. Comme par exemple tous les travaux qu’il n’a pas fait depuis trois ans. Depuis qu’il a lancé son blog et toutes les publications autour de sa marque de fabrique mondialement connue. Après tout, il a un excellent collaborateur et une excellente collaboratrice et amis qui gèrent parfaitement ses pages d’actualités. Ca tourne très bien après tout. Oui, là aussi, il y a de quoi faire. C’est certain.
Ca lui permettrait de faire autre chose. Comme un peu de sport. Et de se concentrer sur des travaux d’écriture qu’il délaisse de plus en plus. Ce ne sont pas les idées qui lui manquent. 
Afin d’éviter le burn-out 2.0 qui le guette régulièrement, il est intimement persuadé qu’il doit prendre du recul. Alors, c’est décidé. Brémont va changer de vie. Non, Brémont change de vie. Demain. Promis. Juré.
Enfin! On en reparle…
Illustration : jj-tryskel.hautetfort.com

Un burn-out décisif

Par Régis Ollivier le 04 octobre 2015

Une publication lecolonel.net

 

En exclusivité aujourd’hui, je vous invite à découvrir une nouvelle « tranche de vie ». Certains noms sont imaginaires, en revanche, les personnages ne le sont pas. Néanmoins, je veux croire que toute ressemblance avec d’autres personnages que les miens ne serait qu’une pure coïncidence. Bonne lecture. //RO

 

Comme tous les jours, comme tous les soirs, le périphérique parisien est saturé lorsque Marc Brémont quitte son bureau du boulevard Mortier, siège de la DGSE, à 19 heures. La Piscine pour les uns. La Boite ou la Centrale pour celles et ceux qui y travaillent.

Marc a pris ses fonctions à 06 heures. Il arrive en même temps que le personnel de nettoyage. Parfois même avant ces hommes et femmes qu’il connait bien. Il devise brièvement et de manière très sympathique avec eux. Juste quelques mots car il n’a pas de temps à perdre. On le suit à la trace Marc Brémont de bon matin avec les effluves de parfum qu’il laisse derrière lui. Le temps d’ouvrir les coffres et de lancer les ordinateurs, il fait couler son café et s’offre parfois le luxe de fumer une Dunhill dans son bureau, ce qui est interdit depuis la loi Évin. Porte fermée et fenêtres grandes ouvertes. Pour l’odeur.

En moins de deux heures de temps, Marc doit lire et trier le renseignement tombé durant la nuit en provenance de toutes les antennes de la DGSE à travers le monde afin d’en faire une sélection fine et pointue, mise en valeur pour que l’essentiel du message saute aux yeux de sa hiérarchie sans que celle-ci ne soit contrainte de lire l’intégralité du message. Son expérience lui autorise de laisser quelques annotations pour aider à la compréhension et à la décision.

Rien ne doit lui échapper, sinon c’est la cata. Marc a le souvenir désagréable de son Directeur du Renseignement débarquant la mine défaite dans son bureau suite à la réunion des directeurs, présidée par le directeur général de la boite, au cours de laquelle le DG avait évoqué une affaire sérieuse qui lui avait échappée et pour cause. Ce message avait également échappé à la vigilance de Marc, sans doute à cause d’un mauvais choix de timbre. Son directeur, énarque, en poste depuis de très nombreuses années n’avait guère apprécié cette situation et à son visage, Marc avait compris l’étendue du désastre. La situation était comique et il riait intérieurement. Mais Marc était très attaché à son Directeur. Et cela le mettait quand même mal à l’aise. En cette période de congés, Il travaillait douze à treize heures par jour. Auxquelles il fallait ajouter quelques heures supplémentaires le dimanche matin. Ceci expliquant cela.

Après une heure de galère sur le périphérique, il arrive enfin sur un itinéraire plus fluide que lui a indiqué son TomTom. Au volant de sa voiture de service, il s’engage sur une voie rapide. D’après son GPS, il devrait parvenir à destination un peu avant 20 heures. Juste pour passer à table.

Marc Brémont est exténué par ces rythmes de travail que son job lui impose. Certes, son salaire est confortable, il dispose d’un véhicule neuf pour ses déplacements et de primes de sujétion. Mais il adore son job. Son directeur, que l’on surnomme entre intimes Dédé, a l’habitude de présenter Marc  comme « l’homme le mieux informé de la DGSE ». C’est bien vrai. Et sa hiérarchie fait beaucoup pour le conserver dans ses fonctions. Au besoin en fermant les yeux sur certaines de ses sautes d’humeur ou coups de gueule retentissants.  Quand Brémont est de mauvais poil, ça se sait…

Marc est absorbé par ses pensées et lutte tant bien que mal contre l’endormissement qui le guette. Malgré la climatisation. Malgré la radio en sur-volume, lui qui déteste écouter la radio en conduisant. Alors, il roule tranquillement sur la voie de droite bien en dessous de la vitesse autorisée. Il sent que ses mains ne tiennent plus le volant. Se concentre à nouveau. Pas question de s’arrêter sur cette route à trois voies.

Quelques instants plus tard, son véhicule quitte la voie de droite pour se glisser inexorablement sur la voie centrale, puis sur la voie la plus rapide à gauche. Marc ne se rend compte de rien. Il vient de s’endormir au volant. Son pied s’est fait moins lourd, mais le véhicule de dirige vers le terre-plein central. Un concert de klaxon rageur le tire in-extrémis de sa torpeur, juste avant cette séparation naturelle de la voie rapide, non équipée de barrières de sécurité. Marc reprend le cap, non sans se faire copieusement insulter par les conducteurs des véhicules qui le suivaient.

Cette fois-ci, c’en était décidé. Marc Brémont prendrait sa retraite dès que possible. Il se donne trois mois pour quitter ses fonctions. Après tout, il était parvenu à 43 ans de bons et loyaux services et était fatigué. De plus, il souffrait le martyr depuis qu’il était atteint de ce qu’il appelait « le syndrome du mulot ». Une manipulation trop intense de la souris d’ordinateur qui générait des douleurs au niveau de l’épaule droite. Des douleurs insupportables.

Mais annoncer à sa hiérarchie qu’il allait faire valoir ses droits à la retraite n’allait pas être une mince affaire car la place qu’il occupait attirait peu de candidats à sa succession  et la relève allait être difficile. Peu importe. Son choix était fait. Il en avait d’ailleurs discuté avec Sophie qui, sans l’encourager dans ce sens car, disait-elle « c’est ton choix qui doit prévaloir », l’approuvait néanmoins. Ces cadences infernales étaient intenables à son âge.

Le week end lui permettrait de murir sa décision. Marc informa sa hiérarchie qui lui proposa un délai de réflexion mais devant les arguments développés par Brémont, celle-ci entérina sans trop de difficultés. Un prévis de trois mois courait, laissant à sa direction le temps de lui trouver un successeur.

De fait, la perle rare, et surtout volontaire, sortit de l’ombre, comme par magie, plusieurs mois après le départ effectif de Marc Brémont.

Aujourd’hui, s’il ne regrette pas cette décision, Marc Brémont supporte mal sa nouvelle vie de retraité qu’il considère comme l’antichambre de la mort.

 

 

Mais comment a-t-il pu être aussi stupide, aussi con.

Par Régis Ollivier le 27 août 2015

Une publication lecolonel.net

 

En exclusivité aujourd’hui, je vous invite à découvrir une nouvelle « tranche de vie ». Certains noms sont imaginaires, en revanche, les personnages ne le sont pas. Néanmoins, je veux croire que toute ressemblance avec d’autres personnages que les miens ne serait qu’une pure coïncidence. Bonne lecture. //RO

 

Les autoroutes allemandes ont ceci de formidable, c’est qu’elles ne sont pas limitées en vitesse. Marc Brémont a quitté Offenbourg de bon matin et sa puissante berline avale les kilomètres qui le conduiront à Trier. Filant à près de 180 km/h, il reste médusé par ces bolides allemands qui le dépassent sur une autoroute quasi-déserte.

Marc est au summum de sa colère. Jamais il n’aurait pensé que son séjour auprès de son amie Jocelyne allait prendre une telle tournure.  Car il faut vraiment être con pour jeter de son lit une jeune femme qui vient de s’y glisser avec la ferme intention de ne pas s’endormir à vos cotés. Une situation tout à fait inattendue et surprenante pour lui et à laquelle il a répondu par l’absurde.

La journée précédente s’était pourtant déroulée de manière très agréable, partagée avec les nombreux amis. Entre rires, agapes et bons vins. Et Marc avait toujours la ferme intention de se glisser dans les bras de sa dulcinée. Mais il doit reconnaitre que celle-ci n’avait jusque là pas donné le moindre signe d’ouverture, que ce soit l’ouverture de sa chambre ou celle du fruit défendu. Sur ce coup là, Marc semblait ne pas être à la hauteur. Depuis des mois que cette relation durait, pas la moindre main dans le soutien-gorge ou dans la petite culotte de Jocelyne. Pas le moindre bout de doigt flirtant dans son intimité. De l’inédit dans sa vie sexuelle. 

Il en était toujours à se demander comment il allait s’y prendre. En fait, Marc ne voulait pas le reconnaitre ouvertement mais il faisait un blocage. 

Après une soirée bien arrosée entre amis, Marc et Jocelyne sont rentrés tranquillement et, tout en sagesse, chacun a rejoint sa chambre. À vrai dire, il n’était pas au meilleur de sa forme et l’heure tardive le prédisposait plus à un endormissement rapide qu’à un corps à corps.

Que c’est-il donc passé dans la tête de Jocelyne pour que celle-ci débarque de bon matin, quasi-nue dans la chambre de Marc? La surprise fut un véritable choc pour lui qui dormait encore à moitié. 

Une porte qui s’entrouvre, Jocelyne apparait en mini nuisette transparente qui laisse voir très nettement ses deux adorables seins en forme de poire et une minuscule toison noire sur le bas-ventre. Sans crier gare, Jocelyne se dirige vers le lit en agitant sa croupe et se glisse d’autorité sous les draps. Mais que c’est-il donc passé également dans la tête de Marc pour que celui-ci manifeste une telle mauvaise humeur et rejette vivement celle qui venait s’offrir à lui. La pauvre fille s’en est donc allée totalement dépitée et surtout vivement frustrée et blessée au fond d’elle-même.

Au volant de sa berline, Marc est furieux. « Mais quel con, putain! Mais quel con tu es…! ». 

Sans être tendue, la journée n’a guère été agréable et Marc pensait qu’il pourrait rattraper cette situation calamiteuse au cours de la soirée qu’ils avaient prévue de passer avec des amis en boite. Peine perdue.

Jocelyne, en femme humiliée, a mis à profit cette soirée pour tomber dans les bras du premier venu au nez et à la barbe de Marc tout autant humilié. Il avait du passer la nuit chez une amie qui avait bien voulu l’héberger.

Marc n’avait plus rien à faire à Offenbourg et avait décidé de rallier Trier de bon matin.

Mais que diable c’est-il passé dans la tête de Brémont? 

Marc pense tenir la réponse. Jocelyne, dans sa jeunesse avait entretenue une relation régulière avec un étudiant sénégalais qui lui a fait un enfant avant de la quitter pour rentrer au pays. De fait, Marc était obnubilé par cette liaison et, connaissant la morphologie des Sénégalais qui ont parfois le membre qui leur arrive jusqu’au genou, avait craint de la part de Jocelyne à une comparaison hasardeuse et humiliante avec sa propre morphologie.

Ainsi va la vie. Marc Brémont est un con. Aujourd’hui encore, Marc se demande comment il a pu être aussi stupide pour rater une telle occasion.

 

Ainsi se termine cette trilogie avec comme morale : « mieux vaut en avoir une longue et fine qui passe partout qu’une grosse qui reste bloquée au portillon ».

 

 

 

Le meilleur de votre blog en 2014

Par Régis Ollivier le 30 décembre 2014

Tranches de vie

 

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Nos lutins statisticiens ont travaillé d’arrache-pied pour établir à votre attention un compte-rendu peaufiné de l’activité de votre blog en 2014 !  C’est à découvrir ici

Je vous souhaite une Bonne Année !

Régis Ollivier

 

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