Par Marie Delarue – Le 14 mai 2019 – Boulevard Voltaire

En guise de commentaire, je reprends le coup de gueule de Marc Brémont de la journée du 14 mai à propos de l’affaire Alain Delon. « C’est quoi ces fossilisées de la moule, qui plus est américaines qui pétitionnent pour empêcher que l’on attribue une Palme d’honneur à AD. Est-ce qu’on pétitionne nous en France contre la diffusion ou la vente de disques du pédophile M. Jackson ou de l’autre violeur (mais en est-il un ?) Weinstein et consorts ? Vous savez quoi ? Bin moi si j’étais une femme, je préférerais me faire tirer par le vieux Delon que par le jeune affreux-afro ou Ali. Voire par le jeune berger allemand. Et donc, qu’ils ou qu’elles aillent se fairent sodomiser. »

Toute ressemblance avec Alain Delon ou Marc Brémont ne serait que pure coïncidence.

Alain Delon est né le 8 novembre 1935, il a donc 83 ans. C’est dire qu’il est entré dans la Seconde Guerre mondiale à un âge où les petits enfants d’aujourd’hui roulent encore en poussette (bientôt, ils ne la quitteront plus qu’à l’entrée au CP), en est sorti après s’être déjà bien frotté aux vicissitudes de la vie entre famille d’accueil et institutions catholiques. Et pour avoir reçu le témoignage de proches qui les ont fréquentées, je peux affirmer que c’était une époque où « les frères quatre bras » (c’est ainsi qu’on appelait les frères des écoles chrétiennes) ne donnaient pas toujours dans la tendresse.

Cela pour dire que le bonhomme qui fit chavirer tant de cœurs avec sa belle gueule de voyou ténébreux est d’une génération où l’on aimait les hommes « sévèrement burnés ». Pas une époque de lopettes qui pleurnichent dans de petits mouchoirs parfumés en philosophant sur la crise de la trentaine, puis de la quarantaine, puis de la cinquantaine… Un mâle, un vrai, avec du poil aux pattes – ou pas. Qui aurait, c’est bien possible, distribué parfois quelques baffes aux « pépées » qu’il fréquentait dans les bars de Pigalle puis de Saint-Germain-des-Prés, avant de connaître les honneurs du cinématographe.