Par Nicolas Bastuck et Aziz Zemouri – Le 30 avril 2019 – Le Point

 « Vouloir transformer ce 1er Mai 2019 en « acte ultime », en « journée de l’apocalypse » pour faire de Paris « la capitale de l’émeute ». Tel est le mot d’ordre pour demain. Pour l’occasion, les tenues « Robocop » seront obligatoirement revêtues, ce qui en dit long sur la doctrine d’emploi des forces de l’ordre. Il y aura des victimes. Peut-être des morts. Cette vision en réjouira certains. Moi pas. La question que je me pose est toujours la même : comment en sommes-nous arrivés là et la faute à qui. Un régime aux abois qui n’a plus aucune légitimité. Ou si peu. Un régime qui a la peur au ventre. En témoignent les mesures de sécurité qui sont prises lors des rares déplacement des membres de l’exécutif. Tout ceci est affligeant. //RO

Tranches de vie Tryptique gerardlesoeur.info

VIDÉO. Cette instruction de la préfecture de police de Paris en dit long sur la réponse que le gouvernement entend donner aux appels à l’émeute.

Didier Lallement au rapport. À moins de 48 heures du défilé du 1er Mai, le préfet de police de Paris était attendu ce lundi à 18 h 30, place Beauvau, pour un ultime briefing avec le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’État, Laurent Nuñez.

De l’ADN synthétique (peinture chimique indélébile) pour marquer les agitateurs de manière durable ; des drones pour repérer – et filmer – du ciel les fauteurs de troubles ; des motards pour permettre aux brigades de répression antiviolence (BRAV) de se « projeter » dans les cortèges aux fins d’interpeller les casseurs en flagrant délit… Et des effectifs de gendarmes et de policiers décuplés. Pour les seuls CRS, 17 compagnies de 4 sections seront mobilisées dans la capitale, soit près de 1 500 agents. Les escadrons de la gendarmerie mobile devraient aligner un nombre d’hommes (et de femmes) équivalents, sans parler des compagnies d’intervention de la direction de l’ordre public et de la circulation, des brigades anticriminalité et des unités motorisées de la direction de la sécurité de proximité, rattachées à la préfecture de police de Paris (PP). Une « armée » de 5 000 personnes, au total, pour éviter que Paris ne brûle à nouveau.

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