Par Maïa Mazaurette – Le 09 mai 2019 – GQ Magazine

Le phénomène semble donc prendre une ampleur mondiale. Et c’est officiel : on baise moins. Comme moyen de régulation des naissances et des populations, y a pas mieux. Et puis, moins de guerres, moins d’avortements… Finalement, tout n’est pas si sombre que cela. « Ce n’est pas encore la débandade » se dit Marc Brémont pour se rassurer.

- Explication psychologique : nous sommes déprimés, burn-outés, saoulés, malades (ai-je précisé qu'on va tous mourir ? Car on va tous mourir). Nous ne sommes jamais assez musclés, minces ou jolis. Qui pourrait donc vouloir de ce corps répugnant ?
Tranches de vie Tryptique gerardlesoeur.info

Du côté des études, ça ne s’arrange pas : après les Etats-Unis et l’Allemagne, le nombre de rapports sexuels décroît en Angleterre. Est-ce la fin du monde ? Forcément (pas). Selon les commentateurs, la faute revient à telle ou telle tendance sociétale. Bien sûr, certaines évolutions changent tout : le jour où les femmes ont eu accès à une contraception décente et des avortements, quelque chose a changé. Le jour où le porno a été facile d’accès, quelque chose a changé. Mais en l’occurrence, pour cette chute des rapports sexuels, je ne crois pas qu’on puisse opter pour une explication unique. Essayons donc de proposer un panorama des pistes principales :

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