Tranches De Vie

Marc Brémont, sexygénaire, officier atypique en retraite, ancien de la Coloniale et de la DGSE, se raconte dans un style qui est le sien : brut de décoffrage

Deux petits seins en forme de poire.

Par Régis Ollivier le 18 octobre 2014

Une publication lecolonel.net

En exclusivité aujourd’hui, je vous invite à découvrir une nouvelle « tranche de vie ». Certains noms sont imaginaires, en revanche, les personnages ne le sont pas. Néanmoins, je veux croire que toute ressemblance avec d’autres personnages que les miens ne serait qu’une pure coïncidence. Bonne lecture. //RO

 

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Trier (Allemagne) 1973 – 1977

Marc Brémont venait de quitter le quartier du Belvédère, sur les hauteurs de Trèves, où se trouvait son régiment, le 9ème Rama. Il regrettait sincèrement l’année qu’il venait de passer au sein de ce même régiment lorsque celui-ci était stationné à Saarburg, à quelques kilomètres d’ici. Saarbug faisait figure de village à coté de cette grande métropole de Sarre. Une ville noire, sans âme pensait-il, qui sera pourtant classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992. Lui n’en garde pas un excellent souvenir.

Son trajet l’amena vers la célèbre Porta Nigra, monument emblématique de la ville deTrèves, l’une des plus anciennes portes de ville. Elle est elle aussi répertoriée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Direction Offenburg où il allait passer le week-end en compagnie de son amie, pas encore petite amie, Jocelyne, une toulousaine, militaire de carrière, qu’il avait connue à l’occasion d’un stage de formation à Montargis. Marc n’effectuait ce trajet, qu’il connaissait par coeur, que de nuit. Sur des autoroutes allemandes sans limitation de vitesse et sans péage.

Membre des Forces Françaises en Allemagne (FFA), il bénéficiait de la détaxe sur de nombreux produits dont les véhicules et les carburants. Une aubaine. Au volant de son bolide, dont l’aiguille du compteur oscillait entre 170 et 180 km/h, Marc était toujours serein et ces instants étaient propices à la rêverie. 

En quittant Saarburg, il avait surtout quitté la superbe et plantureuse Sylvia. Bien en chair et d’une douceur sans égale. Rien que cette pensée lui laisse comme l’impression que son parfum vient d’envahir l’intérieur de son véhicule. Pas farouche du tout Sylvia. En quelques semaines, l’affaire avait été rondement menée. Marc se souvient de la toute première fois qu’il avait pris l’initiative de lui glisser la main au creux de son intimité, l’autre main sur le volant. Il avait eu la surprise d’y découvrir un pubis totalement et parfaitement rasé. Ce qui l’avait quand même contrarié. Il n’appréciait pas particulièrement les triangles d’amour lisses mais pour le coup, se dit-il, il s’en accommoderait. Sylvia d’ailleurs se détendait et appréciait visiblement cette caresse qu’elle jugeait cependant imprudente… en conduisant. 

Point besoin de parler allemand dans cette situation. Mais très rapidement, Marc avait appris à s’exprimer dans un allemand de survie plus que correct qui lui permettait de faire face à de multiples situations. Même s’il ne savait pas l’écrire. Il n’avait d’ailleurs fait aucun effort en ce sens. Les parents de Sylvia, qui ne connaissaient rien de leur véritable liaison, étaient des gens absolument charmants avec lesquels il discutait régulièrement. 

L’aiguille du compteur avait allègrement franchie le 190 km/h lorsqu’il sorti de sa pensée érotique. Il regrettait la belle Sylvia. Bien vite remplacée cependant par une jolie blonde dont le nom lui échappe aujourd’hui encore. Celle-ci était d’une timidité maladive et dépressive. Après plusieurs mois de fréquentation assidue, Marc n’était toujours pas parvenu à une conclusion heureuse. Ce qui l’avait encouragé à rompre en douceur. Du temps perdu pensait-il et, de plus, les sentiments n’étaient pas vraiment au rendez-vous. Il s’en était lassé. 

Marc était revenu à une vitesse plus raisonnable et voyait désormais les bolides allemands le dépasser à plus de 200 km/h. Sa pensée revint alors vers Jocelyne. C’est vrai qu’elle n’est pas particulièrement jolie mais elle a du chien. Son corps lui plait bien. De taille moyenne, svelte, elle possède un atout, entres autres, qui le fait craquer : deux petits seins en forme de poire. Le nec plus ultra pour Marc Brémont. 

De fait, Marc n’avait que faire de ces poitrines opulentes objets de tous les fantasmes de ses amis. Lesquels évoquaient régulièrement des pratiques sexuelles dont il se moquait bien. A petites mains, petits seins. Cela faisait un an quand même qu’il fréquentait Jocelyne, sans que rien de concret ne se soit passé. Un exploit pour lui, habituellement plus expéditif. Alors, il s’interrogeait souvent sur le pourquoi de cette liaison platonique.  Certes, il avait d’autres aventures. Il était même un habitué du genre, lui qui ne pouvait pas s’empêcher de sortir avec deux, voire trois filles en même temps. Mais Jocelyne était au-dessus du lot pensait-il. Néanmoins, il avait décidé de porter l’estocade finale ce week-end. 

A l’annonce d’une station essence, Marc décida de faire une pause café. Cette décision eut pour effet de mettre un terme à ses pensées lubriques. Il lui faudrait désormais se concentrer sur la stratégie à adopter pour mettre Jocelyne dans son lit. Ou plutôt définir l’art et la manière de se glisser dans les draps et dans les bras de la belle toulousaine.

Mais c’est une autre histoire… (à suivre)

 

4 Comments

  1. Isabelle Mazan

    19 octobre 2014 at 19:56

    De 1944 en gros à 1999! C’est énorme! Mon père était en Allemagne en 1944.
    Tant que nous sommes sur le sujet, savez-vous s’il y a eu des compensations financières?

  2. Régis Ollivier

    19 octobre 2014 at 09:30

    Je me laisse un peu aller en effet. Que de souvenirs…. J’ai trouvé cet article sur le départ des derniers éléments des FFA.

    http://www.i-defense.org/Il-y-a-10-ans-les-Forces-francaises-stationnees-en-Allemagne-quittaient-Treves_a253.html et celui-ci

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_françaises_en_Allemagne

  3. Isabelle Mazan

    19 octobre 2014 at 01:49

    Ah, vous parlez enfin de choses sérieuses 🙂
    J’aimerais savoir jusqu’à quelle date il y a eu des forces françaises en Allemagne.

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