TRIBUNE DES GÉNÉRAUX : Le devoir de réserve n’est pas celui de se taire

Le général Jean-Yves LAUZIER a raison. J’ai quitté « la Grande Muette » après 43 ans de service durant lesquels j’ai scrupuleusement respecté mon devoir de réserve à l’extérieur de celle-ci. Je suis passé du devoir de réserve au devoir d’informer dès cet instant. Cela fait 8 ans que désormais j’informe et que parfois j’alerte sur l’état de la Nation (et du monde en général) via mes vecteurs de communication et plus particulièrement par l’intermédiaire de mon blog lecolonel.net et sous identité réelle, sans m’être pour autant attiré pareilles volées de bois vert. Et pourtant j’en ai étrillé des hommes et femmes politiques français. De Sarkozy à Macron en passant par l’inénarrable Hollande. J’ai craint, à de nombreuses reprises et mon épouse encore plus que moi que la police ou la maréchaussée vienne me cueillir de bon matin à mon domicile pour une garde-à-vue suivie au pire, d’un embastillement, au moins pire d’un procès ruineux destiné à m’assécher financièrement. Rien de tout cela est arrivé. Et ce blog a été classé 25ème « parmi les 100 blogs politiques les plus influents de France ». Il est lu jusqu’à la Présidence de la République comme en témoignent les relevés de mon compte LinkedIn. Je n’invente rien. Le compteur du blog affiche +- 100k visiteurs uniques par jour. Les archives du blog sont gratuites et ouvertes à tous. Il est lu dans 195 pays. Les Français ont le droit de savoir. J’ai le devoir de les informer. Alors oui… le devoir de réserve n’est pas celui de se taire. Et si on cessait d’emmerder les militaires qui ne sont pas que chair à canons. //RO

Pour le général Jean-Yves LAUZIER, ancien commandant des écoles de l’armée de Terre, plutôt que de critiquer les généraux signataires de la tribune publiée il y a 10 jours, la classe politique gagnerait à les écouter.

« A la suite d’une tribune parue dans l’hebdomadaire Valeurs Actuellessignée par plusieurs officiers généraux en deuxième section et officiers à la retraite, le ministre des armées, Madame Parly, a déclaré lundi 26 avril que cela constituait « une faute politique, les militaires n’étant pas des militants politiques » et que « les militaires à la retraite ont un devoir de réserve strict ». Au-delà du manque de cohérence du propos qui dénonce une faute politique chez des personnes à qui on nie toute légitimité politique, ce jugement montre aussi une méconnaissance réelle de ce qu’est le devoir de réserve chez les militaires. Et cela peut surprendre de la part du ministre chargé des armées.

https://www.asafrance.fr/item/tribune-des-generaux-le-devoir-de-reserve-n-est-pas-celui-de-se-taire.html

2 réflexions au sujet de “TRIBUNE DES GÉNÉRAUX : Le devoir de réserve n’est pas celui de se taire”

  1. Et au même moment, Darmanain défend la liberté de manifestation des policiers… chargés, entre autre et principalement en France, de réprimer les expressions populaires de mécontentements. On peinerait à trouver une quelconque cohérence chez ces « zélites » qui à défaut d’agir semblent inscrire leur communication dans un numéro d’équilibriste permanent. Vivement qu’ils soient balayés par les suivants, que la France puisse reprendre le cours de son histoire multiséculaire et oublier rapidement cette enfilade peu glorieuse des trois présidents faignants. Dès que le dernier sera parti, Il faudra évidemment revoir la coopération avec l’Allemagne au sujet du SCAF : Merkel savait bien que Macron allait tout donner plutôt que de perdre la face en renonçant au projet. Nos « amis » allemand n’ont évidemment fait aucune concession. Avec des amis comme ça… Il faudra se souvenir à quel point ils ont su profiter de la faiblesse du pouvoir politique des 15 dernières années pour nous enfoncer davantage.

  2. Si la politique est un art, la polémologie en est un autre et les deux ne sont pas toujours conciliables. Difficile en situation, d’accorder le compromis chez le premier avec l’urgence de trancher chez le second.
    C’est pourtant dans cette situation où nous sommes aujourd’hui arrivés en France, c’est à dire au bout du bout pour maintenir la paix civile ! Vient le après, qui va en prendre le relai ?
    Il était donc d’une urgente nécessité que le militaire s’exprime : ce qu’il a fait avec courage et droiture. Il n’en demeure pas moins que nous sommes restés en situation d’attente. Attendre quoi ? Nous le savons tous, mais le dire est devenu tabou.

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