Trump la mort

Régis Ollivier

Le 08 décembre 2017

Le Colonel 3.0

 

 

© Régis Ollivier

 

Donald Trump, dont on s’interroge souvent sur son état de santé mentale, vient donc de reconnaitre officiellement Jérusalem capitale de l’État hébreux, poussé dans ce choix par ses deux principaux collaborateurs. Le trio infernal aux commandes du monde. « America First » et « Fuck Them All ».

« Baise les tous » en effet. Car à ce stade, Donald Trump est quasiment seul contre tous. Presque. Il doit faire face à un véritable front du refus, une véritable bronca totalement justifiée. Et je ne renierai pas à cet instant précis mes impressions premières face à cette décision. J’en m’en suis expliqué à travers de nombreux articles et documents historiques et je ne m’appesantirai pas plus sur le sujet.

Par ailleurs, et principalement sur les réseaux sociaux où c’est bien connu, nous comptons les plus grands experts du genre, la communauté internationale et bien entendu la France font l’objet d’une bordée d’insultes et d’une volée de bois vert.

Il me semble difficile, à ce stade, de dire « qu’importe la décision de Trump. Ça ne va pas changer le monde… ». Hélas! Cela risque fort de changer le monde. Car derrière les propos de Trump, nous pouvons déjà déceler les noirs desseins qui animent le président américain.

Provoquer un nouveau chaos dans la région en ciblant tout particulièrement l’Iran qui d’ailleurs, par la voix de son président, Hassan Rohani, a averti qu’il ne « tolérerait pas » que les États-Unis reconnaissent Jérusalem comme capitale d’Israël et prédit une « nouvelle Intifada ».

Alors, le risque est grand de voir la situation se détériorer graduellement et les craintes d’un attentat majeur contre Israël augmenter. Voire de le provoquer. Ce qui entrainerait d’emblée une riposte des États-Unis et un embrasement de la région. Voire plus encore.

Voilà les sombres desseins de Trump la mort.

« America First » et « Fuck Them All ».

Je ne suis ni spécialiste ni expert, mais c’est mon intime conviction.

 

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

14 thoughts to “Trump la mort”

  1. M Guiraud, nos coms se sont croisés. Mon précédent commentaire était en réponse au votre sur le devoir de mémoire.
    Je lis votre nouveau commentaire sur les conversions, et franchement je ne vois pas le rapport avec ce que j’ai écrit sur le fait que les juifs ne sont pas une race.
    Je vois seulement encore que tout est prétexte pour critiquer des juifs. Après tout si cela vous fait plaisir ne vous en privez pas.

  2. M. Guiraud, vous démontrez parfaitement ce que j’écrivais précédemment; à savoir les juifs sont coupables de tout depuis 5000 ans.
    3 minutes de recherche sur google m’indiquent que vos affirmations pourraient être erronées ou du moins nuancées, mais je n’ai pas envie de démarrer une polémique avec vous car votre parti pris ne changera pas.
    Bien à vous

  3. une des multiples réponses que je pourrai fournir à @LAURENT sur les conversions

    SOCIETE


    Israël: des rabbins s’inquiètent de l’immigration des Juifs de France
    Par i24news
    Publié: 25/01/2015 – 11:50, mis à jour: 20:58
    crédits/photos : Kikar Hashabat
    Les rabbins Schteinman et Auerbach
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    Selon de hautes figures rabbiniques, les Juifs de France sont assimilés et menacent l’Etat hébreu
    Des figures rabbiniques ultra-orthodoxes ont exprimé leur inquiétude à voir affluer une vague importante de nouveaux immigrants français, suite aux attentats contre Charlie Hebdo et l’Hypercacher la semaine dernière.
    Selon des allégations publiées dans la presse ashkénaze orthodoxe, les Juifs de France « posent un problème selon la loi religieuse » (halacha en hébreu).
    Des responsables ultra-orthodoxes, cités par Ynet, affirment que « 50% des Juifs de France vivent avec des non-Juifs ou sont issus de mariages mixtes, et devront par conséquent suivre un processus de conversion au judaïsme ».
    Or ces sources ont également prétendu qu’une demande trop élevée de conversions ne sera pas acceptée, la religion juive « rejetant le prosélytisme », a rapporté Ynet.
    Ces candidats à l’aliyah, qui sont issus d’un mariage mixte, peuvent par ailleurs obtenir la nationalité israélienne sans pour autant se convertir au judaïsme. Selon la loi de la « halacha », en revanche, seule la mère peut transmettre le judaïsme à son enfant.
    Cette hypothèse met en alerte la communauté ultra-orthodoxe, tourmentée par la perspective de l’assimilation de non-Juifs en Israël.
    Faisant appel aux thèses messianiques, le rabbin Aharon Shteinman a écrit dans le Yated Neeman que l’immigration des Juifs de France en Israël était « précipitée » et qu’il n’y avait aucune raison d’immigrer « tant que le messie n’est pas arrivé ».
    Des rabbins issus du tribunal de conversion ont également été interrogés sur la question par le journal ultra-orthodoxe affilié à la communauté ashkénaze israélienne.
    Certains ont évoqué le risque pour les Juifs qui observent les commandements religieux en France de perdre leur ferveur religieuse en Israël au contact de la population « séculaire ».
    En outre, un autre rabbin a mis en garde dans le journal Kikar Hashabat les Juifs de France, en les avertissant qu’« en Israël aussi, les Juifs sont tués ».
    SOCIETE

  4. Personne ni même Sartre n’a jamais réussi à définir les juifs. Ce n’est pas une race, d’ailleurs les convertis sont acceptés.
    Je crois que ce test adn est utilisé surtout pour les soviétiques candidats à l’immigration et qui ne peuvent pas prouver autrement leurs origines.
    N’oubliez pas que ceux qui veulent dé-légitimer la présence juive en Israel prétendent que tous les ashkénazes ne sont que des khazars convertis, donc en fait nient cet ADN.

    L’antisémitisme ne date pas du test ADN; ce qui me sidère c’est que quoique fassent ou disent les juifs ou les israéliens il y en a toujours pour le leur reprocher. Ces personnes feraient mieux de balayer devant leur porte.

  5. Et si on remontait un peu plus dans l’histoire!!!
    N’est-ce pas les CANEENS qui étaient les premiers résidents de cette terre ????
    Les suivants heureux « élus » ne venaient-ils pas de la ville ou contrée de UR qui se trouve à l’opposé c’est à dire en Mésopotamie ???

    Que sont devenus les CANEENS ?
    N’ont-ils pas subi un  » génocide » perpétré par les nouveaux colonisateurs .

    Lorsque les colonisateurs Romains sont ensuite venus sur cette terre , les premiers terroristes du monde n’ont-ils pas été les SICAIRES , n’ont-ils pas égorgés , tués , massacrés tous les romains qu’ils pouvaient attrapés et ce sans aucune différence entre militaires et civils : hommes femmes et enfants confondus .
    Les terroristes sicaires n’étaient-ils pas des juifs qui auparavant avaient génocides les cannéens ???

    devoir de mémoire , devoir de mémoire !!!!!

  6. Malgré tous ces commentaires, je crois sincèrement que si on regarde l’histoire, Jérusalem est bien la capitale originelle des juifs. En dehors de tous les aspects politiques et surtout commerciaux de la partition des ces territoires, qui furent pendant un temps sous domination britannique, partition décidée par des états occidentaux au même titre que par exemple la Yougoslavie, il me semble tout à fait logique que Jérusalem soit rendue aux Juifs: ce serait le juste retour de l’invasion de ce pays par les troupes arabes qui se le sont approprié sans autre forme de procès, même s’il y a des siècles. Les arabes ont bien été chassés de l’Andalousie, un pays aussi conquis par la guerre. On ne se soucie vraiment des origines et des peuples (qui, eux paient la facture par le sang!) que quand cela arrange la politique, les finances et le commerce.
    Par contre le commentaire de M. Guiraud me laisse abasourdi: l’utilisation de l’ADN pour justifier la nature juive. Heureusement que le 3è Reich ne connaissait pas cette technologie ! Mais qu’Israel puisse l’utiliser me scandalise : et après ils viendront se plaindre du racisme dont ils sont la cible?

  7. Désolé de vous contredire mais c’est Ben Gourion et son gouvernement qui ont choisi leur capitale lors de la déclaration d’indépendance de 48, suite au vote de l’ONU de 47.

    En 95 le congrès américain a voté le déplacement de l’ambassade. Chaque année depuis 95, les présidents ont signé un « waiver » permettant de sursoir à cette décision. Trump n’a eu qu’à ne pas le signer cette année.

    Un petit rappel historique; c’est la Société des Nations (SDN) qui a octroyé à la GB le mandat en Palestine, à San Remo en 1920, avec comme mission d’y préparer à terme l’établissement d’un foyer national juif.
    A l’époque la Palestine comprenait ce qui est devenu la Trans-Jordanie et des morceaux d’Irak et de Syrie.
    Les britanniques ont voulu ménager les arabes et leur ont donné 73% de la Palestine mandataire. Les juifs l’ont accepté. Malgré cela les arabes ont refusé de se satisfaire de moins de 100% du territoire, et c’est toujours le cas, malgré les 5 offres d’un état arabe à l’ouest du Jourdain. C’est cela le fond du problème à mon sens.
    Dans ce contexte, la question de Jérusalem est anecdotique.
    Au contraire, peut être la position claire des U.S. fera-t-elle comprendre aux palestiniens, sous la pression des saoudiens et des égyptiens, qu’il faut accepter moins que 100% sinon le statut quo va perdurer.
    D’un autre côté, vu les milliards d’aide qu’ils reçoivent et qui sont détournés en Suisse au détriment de la population, les chefs palestiniens n’ont pas intérêt à régulariser la situation avec un état.

  8. Là en l’occurence, ce n’est pas Israël qui choisi, ce sont les USA… Entre la GB qui donne un pays à quelqu’un d’autre et les USA qui choisissent la capitale qui leur convient, il y a un gros malaise quand même ?

  9. Excellent… Je croyais que la religion des israéliens était (en principe) le judaïsme. J’avais tord: c’est donc une « race » qui pratique les rites du Judaïsme.
    Du coup, mes tests ADN devraient montrer que je suis « Français de souche » , de culture Judéo-chrétienne.
    Ca sera de bien utile de le savoir lors du Grand Remplacement : je garde ma tète ou on me la prend?

  10. Je suis déçu de votre commentaire. Pourquoi Israel serait le seul pays à ne pas pouvoir choisir sa capitale? Pour faire plaisir aux palestiniens et aux états musulmans? C’est la voie de la soumission que vous prônez il me semble. En tous cas cette soumission n’a pas fait avancer la paix, bien au contraire.

  11. Bravo pour ce commentaire plein de non sens. Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste pour se rendre compte de cette folie et des conséquences meurtrières qui va déclencher l’allumage de la foudre faire par un fou déguisé en président !

  12. Pour rester dans l’actualité: « NOIR C’EST NOIR » maintenant peut-être qu’il restera l’ESPOIR
    Cordialement et bon week end à tous

  13. ISRAEL !!!!!!!

    ETAT DEMOCRATIQUE ?????

    ETAT JUIF ???????

    ETAT DEMOCRATIQUE OU ETAT RELIGIEUX ?????

    read:http://www.jpost.com/Edition-Francaise/Social-Eco/Juifs-par-lADN-515872

    Juifs par l’ADN
    http://www.jpost.com
    Faut-il avoir recours aux nouveaux tests génétiques pour prouver la judéité d’une personne ?

    Arrivée d’immigrants juifs en Eretz Israël. (photo credit: WIKIPEDIA)
    Depuis des milliers d’années, le judaïsme et ses traditions se transmettent de génération en génération, à travers la foi et le bouche-à-oreille. « Je suis juif parce que ma mère est juive, elle est juive parce que sa mère est juive. Mes parents ont gardé la Torah parce que leurs parents ont gardé la Torah », et ainsi de suite. Cependant, certaines percées récentes dans le domaine des tests génétiques ont amené des experts à établir un moyen de prouver la judéité à travers une simple analyse de salive ou de sang. Des avancées qui ont conduit le rabbin Yosef Carmel, codirecteur de l’Institut Eretz Hemdah pour les études juives avancées, ainsi qu’un illustre juge du tribunal rabbinique Eretz Hemdah de Jérusalem, à affirmer que de tels tests pourraient être utilisés comme preuve de l’ascendance juive de certains Ashkénazes.

    Un ADN particulier

    Pour des milliers d’immigrants, ceux de l’ex-Union soviétique en particulier, ce processus pourrait engendrer une simplification sensible de la tâche à l’heure de prouver leur judéité, en vue de l’aliya ou du mariage par exemple. Pour d’autres, en revanche, jusqu’ici convaincus de leur héritage juif, ce test pourrait s’avérer extrêmement bouleversant si l’identité qu’ils ont intériorisée et chérie pendant des années venait à être contredite. Rappelons que le régime soviétique a fait preuve d’une hostilité féroce envers les religions en général, et le judaïsme en particulier. Entre 1919 et 1921, l’URSS a ainsi saisi de nombreuses synagogues et propriétés juives, puis en 1929, le régime a adopté une loi interdisant le respect du chabbat. Ont suivi des campagnes antisémites dans les années 1940 et 1950, et le ciblage des sionistes dans les années 1960. Ce climat délétère a intensifié la peur et le secret parmi les juifs, qui ont été de plus en plus nombreux à cacher leurs origines. C’est ainsi qu’au fil des générations, leur identité juive s’est perdue, et que des centaines de milliers d’aspirants olim ont eu les plus grandes difficultés à fournir la preuve de leurs racines juives.

    Selon un rapport des éminents généticiens Karl Skorecki du Technion et Shai Tzur du Centre médical Rambam de Haïfa, environ 40 % des ashkénazes seraient les descendants de quatre femmes juives ayant émigré en Europe avec leurs familles il y a plus de 1 200 ans. « On est aujourd’hui capable de trouver des “empreintes” de liens avec ces “matriarches” dans le patrimoine génétique », ont-ils écrit. Le rabbin Yosef Carmel explique : « Une personne reçoit de l’ADN de sa mère et de son père ; cette information génétique se trouve dans le noyau de chacune des cellules du corps. Un petit groupe de gènes, différents du reste du génome humain, ne se trouve cependant pas dans le noyau, mais “réside” dans les mitochondries cellulaires. C’est ce qu’on appelle le génome mitochondrial ou ADNmt. L’ovule d’une femme est la plus grande cellule du corps humain, et le spermatozoïde d’un homme la plus petite. L’ADNmt est présent dans l’œuf tout entier, mais seulement dans la queue du spermatozoïde. Au cours du processus de reproduction, l’embryon reçoit donc l’ADNmt seulement de la mère, pas du père », poursuit Carmel. « Ainsi, les quatre matriarches juives mentionnées ont transmis cette partie de leurs codes génétiques par l’intermédiaire de leurs filles, au fil des générations, et sans que celles-ci ne soient “contaminées” par les codes de leurs époux. Un homme possède l’ADN mitochondrial de sa chaîne matriarcale, mais ne le transmet pas. »

    Le Rav Carmel indique qu’il y a déjà eu des cas où le test ADNmt a aidé à prouver l’identité juive, comme le rapporte un article intitulé Citoyenneté génétique : tests ADN et loi israélienne du retour paru en 2015 dans le Journal of Law and Biosciences. L’article explique les raisons qui poussent Israël à faire usage des tests génétiques. « Il y a plusieurs façons d’interpréter le recours croissant du gouvernement israélien aux tests génétiques pour déterminer l’éligibilité à la citoyenneté ou à d’autres droits. Cela pourrait annoncer une tendance vers une politique d’immigration plus restrictive qui chercherait à protéger l’accès aux ressources de l’Etat. » On a vu des politiques restrictives similaires afin d’exiger la vérification des origines de ceux qui cherchent des visas temporaires d’étudiant ou de travail.

    Du pour et du contre

    Les auteurs de l’article, le Pr Ian V. McGonigle et le Dr Lauren W. Herman, précisent en revanche que « bien que la communauté orthodoxe ait l’habitude d’avoir recours aux tests génétiques pour assurer une reproduction saine parmi ses membres, celle-ci réserve un accueil plutôt mitigé à l’emploi de cette technologie pour prouver la judéité ». De nombreux rabbins se montrent en effet sceptiques, et s’inquiètent de possibles “connotations eugéniques dangereuses”, tandis que l’un d’eux pense que la génétique doit se contenter d’un rôle de “consultant” en complément de la loi juive.

    Un rabbin chargé de guider les immigrants potentiels à travers la bureaucratie rabbinique, perçoit quant à lui ce procédé comme de la xénophobie : « On ne peut pas traiter de cette façon des personnes qui sont nées juives mais qui ne correspondent pas aux critères établis. » McGonicle et Herman avancent toutefois que ces tests pourraient permettre d’élargir le champ des nouveaux immigrants juifs potentiels ayant des origines ancestrales vérifiables. « Ces tests génétiques pourraient devenir un moyen de reconnaître des articulations différentes et plus larges de l’identité juive.
    L’éventualité d’une reconnaissance légale de ces tests pourrait également amener les autorités rabbiniques à reconnaître
    les manifestations laïques de l’identité juive », écrivent-ils.

    Cependant, si ces tests génétiques sont à l’origine destinés à accroître les certitudes et à valider l’identité juive, il se pourrait qu’ils provoquent finalement davantage de confusion. L’article explique : « D’un côté, l’existence de l’ADN juif pourrait permettre de vérifier la judéité et fournir les preuves requises pour permettre à certains individus l’accès à la citoyenneté et à se avantages. Mais de l’autre, il convient de prêter attention à ceux que ces tests pourraient exclure – ceux qui prétendent appartenir à la communauté juive mais n’ont pas de liens génétiques pour le prouver, ainsi que ceux qui auront un accès limité à la nation juive via la citoyenneté, mais sans pour autant être reconnus comme des membres égaux de celle-ci. »

    « Il reste à voir quelles seront les conséquences de cette nouvelle forme de catégorisation sur les notions d’appartenance et de légitimité au sein de la communauté juive. En ce qui concerne la question de l’identité juive – déjà chargée d’ambiguïté – cette tentative de concrétisation en termes génétiques pourrait ajouter en contestation et en confusion », écrivent les deux généticiens.

    Intime conviction

    La voix d’un grand nombre d’olim russes fait écho à cet article, en affirmant qu’il est injuste et déroutant de baser la judéité sur un test génétique. En 2011, Boris (pseudonyme) a découvert qu’il était juif après que sa grand-mère maternelle lui ait révélé sur son lit de mort qu’elle était juive. Elle avait grandi dans un petit village en Ukraine et, à l’adolescence, avait été envoyée à Auschwitz après l’invasion nazie. « Toute sa famille a été assassinée. Après avoir survécu à la guerre, elle est retournée en Ukraine et s’est promis qu’elle oublierait son passé et ses racines juives. Elle a épousé mon grand-père, un Ukrainien de souche, et n’a jamais dit à ma mère qu’elle était juive. Celle-ci a reçu une éducation basée sur l’agnosticisme. Mes parents m’ont élevé de la même façon, mais j’ai toujours senti qu’il y avait quelque chose de plus. » Boris, qui est enfant unique, se dit avoir été surpris, mais pas choqué par la révélation de sa grand-mère. « Un an plus tard, j’ai voyagé en Israël et après cette visite, j’ai su que je voulais vivre ici. J’ai terminé mes études universitaires en Ukraine et je suis venu. Je sais que je suis juif même si je n’ai aucun document pour le prouver. Je le sens et aucun test génétique ne me dira le contraire. Si un jour on me demande de passer un test, je ne le ferai pas, parce que je sais que je suis juif. » Boris se rapproche de plus en plus de ses racines, apprenant les rites juifs et étudiant la Torah. Il espère un jour devenir pratiquant. « Je m’inquiète, car quand viendra le moment de me marier, j’espère ne pas avoir à me convertir ou à passer des tests génétiques. Je veux apprendre, grandir et devenir un bon juif », dit-il.

    Tatiana (pseudonyme), qui a quitté Moscou pour Israël en 2015, a presque achevé son processus de conversion au judaïsme. « Depuis 2008, j’étais convaincue que j’étais juive. Je ne savais pas encore que dans le cas où seul le père est juif, les enfants ne le sont pas », raconte-t-elle. «Suite au décès de ma grand-mère paternelle fin 2007, nous avons nettoyé sa maison et trouvé plusieurs objets juifs, y compris une ménora et un rituel de prières en hébreu, ainsi qu’une photo d’elle enfant tenant ce que je pense être ce livre, avec son père à ses côtés enveloppé d’un châle de prière. « Mon père disait toujours que des bruits couraient dans la famille concernant un certain passé, mais je n’avais jamais compris ce qu’il voulait dire. En fait, il faisait allusion à notre sang juif. J’ai été élevée en tant que chrétienne laïque ; enfant, j’allais à l’église pour Noël et pour Pâques. Malgré tout, je me sentais différente, comme si quelque chose d’autre coulait dans mes veines. »

    « Après avoir découvert ces objets, j’étais convaincue que j’étais juive et j’ai commencé à me rapprocher du judaïsme. J’en ai appris davantage sur mon héritage, et j’ai décidé d’aller vivre en Israël. Pour une “juive soviétique » comme moi et beaucoup d’autres dans le même cas qui n’avaient pas de preuve de leur judéité, les portes de l’aliya se sont ouvertes assez facilement, c’était incroyable. Arrivée en Israël, j’ai rencontré un juif dont je suis tombé amoureuse. Je me suis alors dit : “C’est génial, ma vie est en train de se mettre en place.” Mais lorsque j’ai rencontré le rabbin qui devait nous marier et que je lui ai raconté mon histoire, c’est comme si un immeuble me tombait sur la tête. Il m’a tranquillement expliqué que techniquement, je n’étais pas juive », poursuit-elle. « Je n’en revenais pas, et je n’arrivais pas à le comprendre. Je me sentais profondément juive, comment était-il possible que je ne le sois pas ? »

    Quelques mois plus tard, alors que son fiancé a décidé de rompre, Tatiana a entamé un processus de conversion, bien décidée à ne plus jamais avoir à revivre une telle situation. Lorsqu’on lui demande si elle pourrait se soumettre au test génétique, elle répond que cela l’aurait peut-être un peu plus éclairée sur ses racines. « Mais si le résultat n’est pas positif, je penserais que je ne faisais simplement pas partie des 40 % de juifs ashkénazes concernés. En même temps, je ne pense pas que nous devrions baser la judéité sur un test ADN. Il se peut que je sois d’accord avec la théorie, mais dans la pratique, je ne sais pas si cela peut fonctionner. Jusqu’à présent, le judaïsme se définissait seulement à travers la foi et la confiance dans le passé, et je doute que nous devions aujourd’hui y mêler la science et la technologie. Mais pour ceux qui ont des doutes et sont susceptibles de faire partie des 40 %, le test pourrait représenter une aide, et leur
    éviter de subir les souffrances que j’ai endurées. Cela dit, il ne doit pas être utilisé comme un outil tout-puissant. »

    Science vs tradition

    Un nouveau volume de responsa sur des questions de droit juif, rédigé à l’Institut Eretz Hemdah sous la direction du Rav Carmel et du Rav Moshe Ehrenreich qui codirige l’institut, traite d’un cas similaire à celui de Boris. Il y a plusieurs années en Allemagne, une femme qui prétendait être juive souhaitait intégrer une communauté. On lui a alors demandé des preuves de sa judéité, malgré le fait qu’elle ait perdu une partie de sa famille dans la Shoah. Ses parents n’étaient pas disposés à l’aider dans sa démarche et sa grand-mère maternelle, qui avait survécu, avait juré de ne plus avoir aucun lien avec le peuple juif. Sans autre moyen de prouver sa lignée juive, cette femme a donc subi un test ADN mitochondrial qui s’est révélé positif. Mais étant donné que le test ne concerne qu’un groupe spécifique de personnes, explique le Rav Carmel, il ne peut être considéré comme une condition préalable pour déterminer la judéité de tout un chacun. Les rabbins Carmel et Ehrenreich ont soumis leur responsa au Grand Rabbinat, dans l’espoir que le test soit accepté par les tribunaux rabbiniques, comme un moyen d’aider à prouver le caractère juif de certaines personnes.

    De son côté, le Rav Seth Farber émet des réserves au sujet d’un tel processus. « Dans les communautés juives traditionnelles, on s’est toujours basé sur les principes halakhiques pour savoir si une personne ou une famille était juive, et c’est ce qui permettait aux juifs du même voisinage ou du shtetl de se marier. Cela créait un sentiment de communauté et de parenté. » Il ajoute que l’utilisation de moyens scientifiques pour déterminer la judéité pourrait, à l’avenir, amener les juges rabbiniques à rejeter des outils moins précis, mais tout à fait valables selon la loi juive, afin d’établir le statut d’une personne.

    Il donne comme exemple une décision récente de la Cour suprême rabbinique et de son président, le Grand Rabbin séfarade Yitzhak Yossef, qui a annulé la décision d’un tribunal ayant rejeté le statut juif d’un homme, établi suite à une enquête. Le rav Yossef a affirmé que puisque 75 % à 80 % des personnes faisant l’objet de telles enquêtes étaient juives, l’homme en question pouvait être présumé juif. « Bien que nous soyons sensibles aux inquiétudes du rav Farber, notre expérience nous montre qu’il existe beaucoup de personnes qui ont des doutes sur leur judéité, et qui sont incapables de fournir des preuves susceptibles d’être acceptées par la plupart des tribunaux rabbiniques. Par conséquent, nous ne voudrions pas les priver de cette opportunité de prouver leur identité juive. », répond le Rav Carmel. « De plus », explique-t-il, « les inquiétudes concernant d’éventuels abus de l’outil génétique ne sont pas valables, car le test ADNmt ne s’applique qu’à un segment de juifs ashkénazes. Cela signifie que même si les résultats du test ne sont pas positifs, toutes les voies traditionnelles peuvent ensuite être explorées. »

    Sachant que le patrimoine juif se base depuis des siècles sur la croyance et la tradition, les juifs doivent-ils commencer à utiliser la technologie et la science pour prouver leur ascendance ? Si oui, jusqu’où une telle technologie devrait-elle s’étendre ? Cela aidera-t-il les gens à prouver leur judéité, ou plutôt à ouvrir une boîte de Pandore pour ceux qui, s’étant toujours considérés comme juifs, voient leur conviction remise en cause ? Ces questions restent entières.

    Il me semble rencontrer ( malheureusement) un certain rapprochement avec les lois nazies de NUREMBERG qui avaient pour but de déterminer qui était juif ou non juif et à quel degré de judéité !!!!!!

    A savoir qu’une championne de gymnastique israelienne qui a remportée de nombreuses médailles à l’Etat d’Israel est sur le point d’être expulsée car non juive à 100%
    Très belle démocratie

    Merci Trump cela va dans ton sens sur l’immigration

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