Tuer la Liberté d’Expression en France, en Allemagne et sur Internet

Par Judith Bergman – Le 30 août 2019 – Gatestone Institute

« Sachant qu’un post sur Facebook peut vous conduire devant un juge, le désir de s’exprimer librement peut s’en trouver compromis. »

© Pierre Duriot

Traduction du texte original: Killing Free Speech in France, Germany and on the Internet

En mai, le gouvernement français a annoncé sa volonté de mieux contrôler ce qui se publie sur Facebook. Cédric O, secrétaire d’État chargé numérique, a fait savoir que Facebook avait donné son accord pour remettre aux juges les données d’identification des utilisateurs soupçonnés de discours de haine.

Auparavant, indique l’agence Reuters, « Facebook s’abstenait de fournir les données d’identification de personnes soupçonnées de discours de haine, parce que les conventions juridiques américano-françaises ne l’y contraignaient pas. Les dirigeants de la plateforme craignaient également que des pays sans système judiciaire indépendant en abusent ». En réalité, notait Reuters, Facebook coopérait avec la justice française mais sur requête d’un juge d’instruction. Le réseau social, sur demande d’un juge, acceptait de transférer les adresses IP et autres données d’identification d’individus suspecté de terrorisme.

Aujourd’hui cependant, le « discours de haine » – ce discours qui déroge à l’orthodoxie politique actuelle – est assimilé au terrorisme et à la criminalité violente. Ce virage autocratique a suscité l’approbation de Cédric O : « C’est une grande nouvelle, le process us judiciaire va pouvoir se dérouler normalement ».

https://fr.gatestoneinstitute.org/14792/liberte-expression-france-allemagne

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.