Ukraine : jusqu’où ira l’escalade ?

Par Alexandre Devecchio Publié le 14/04/2014
Par Alexandre Devecchio Publié le 14/04/2014

 

FIGAROVOX/ANALYSE – La tension monte en Ukraine où les manifestants pro-russes continuent à prendre de nouveaux bâtiments officiels. Sommes-nous au bord d’une guerre en Europe, voire au bord d’un conflit mondial ? L’analyse de François Géré.

 

AFP PHOTO/ ALEXEY  KRAVTSOV
AFP PHOTO/ ALEXEY KRAVTSOV

 

Alors que le gouvernement ukrainien a décidé de passer à l’offensive contre les pro-russes dans l’Est du pays et que Moscou masse ses soldats aux abords du pays, le Conseil de sécurité de l’ONU menace de durcir les sanctions contre la Russie. Que se passe-t-il exactement?

Il n’y a rien à attendre du conseil de sécurité des Nations Unies dès lors que la Russie, membre permanent, utilisera son droit de veto. Les sanctions ne peuvent venir que de décisions bilatérales ou multilatérales, ce qui suppose un haut niveau de coopération difficile à atteindre dans le cas de la Russie qui n’est pas l’Iran. Les effets peuvent être très importants mais la mise en œuvre prendra du temps.

Quels sont les nouveaux rapports de force qui s’installent?

Ce n’est pas, sauf dérapage total peu probable, le retour de la guerre froide. On n’entend pas proférer de menaces nucléaires. En revanche la coopération pour la réduction des armements nucléaires entre la Russie et les Etats-Unis, grand projet de l’administration Obama il y a sept ans constitue d’ores et déjà la première victime de cette crise. La crise ukrainienne signe l’acte de décès des espoirs de désarmement nucléaire en Europe et ailleurs où on ne manquera pas de tirer les leçons de l’affaire.

Vladimir Poutine, fort de sa puissance, est-il en train de reconstituer les frontières de la grande Russie?

Le dessein poutinien est plus modeste et plus réaliste que cela. Il entend redonner un rang à la Russie un rang mondial face aux Etats-Unis et à la Chine ; mais ne prétend ni reconstituer l’URSS ni l’empire russe dans sa plus grande extension.

Poutine ne dispose pas encore d’une puissance considérable, ni économique ni même militaire. C’est bien pourquoi il cherche à acheter du haut de gamme technologique dans les pays occidentaux, notamment en France. Il tire parti de la faiblesse politique des autres et de leur dépendance énergétique. Un déséquilibre s’est créé: une situation confuse dans une Ukraine déchirée, une UE européenne irrésolue, des budgets de défense européens en déclin dramatique et des Etats-Unis qui ont clamé un peu vite que leurs intérêts primordiaux se situaient désormais en Asie-Pacifique. Les Occidentaux ont créé un vide stratégique. Poutine l’occupe.

Faut-il craindre une escalade dans la violence? Sommes-nous au bord d’une nouvelle guerre? Quelles peuvent en être les conséquences?

Il serait prématuré de parler de guerre en Europe, voire de guerre mondiale. Les verrous nucléaires fonctionnent même si les gouvernements se gardent bien d’en parler. En revanche ce qui est sur la sellette c’est la qualité des alliances, notamment de l‘OTAN. Je n’oserais pas mentionner la Politique Européenne de Défense et de Sécurité qui, sauf improbable sursaut, signe sans le savoir vraiment son acte de décès.

L’escalade est tout-à-fait possible. La question est de savoir si elle est contrôlée ou non par la Russie ou, autre scénario, si les Russes veulent la contrôler. La fébrilité des ukrainiens prorusses a peut-être dépassé les attentes de Moscou. D’autant plus que la réaction occidentale a été si faible, si irrésolue, qu’il est toujours tentant d’avancer ses pions un peu plus en avant de ce qui était prévu au départ.

Il faut alors jouer de l’action des prorusses comme d’un joker, en tirer profit pour prendre des gains en Ukraine sans toutefois laisser basculer le pays dans la guerre civile totale. Moscou peut donc décider de ne pas armer ces éléments et s’abstenir de leur fournir une logistique. Mais il importe d’afficher une solidarité «nationale», y compris par rapport à l’opinion des russes eux-mêmes, séduits dans leur majorité par la rhétorique nationaliste revancharde de leur président. Dans tous les cas de figure la responsabilité du Kremlin est entière.

La Russie a-t-elle vraiment intérêt à l’aggravation du conflit?

Non. Poutine est un dirigeant rationnel, un real politicien classique qui calcule ses espérances de gain par rapport aux risques de perte. Une entrée des troupes russes dans l’est de l’Ukraine serait une invasion caractérisée, très pénalisante pour la Russie. Outre l’isolement diplomatique complet, la Russie verrait son économie gravement affectée par des sanctions sérieuses cette fois. Les Européens, à contre cœur sans doute, seraient quand même obligés de faire front. Aujourd’hui l’économie russe ne peut se permettre la grave récession qui en résulterait et, par contre-coup, ébranlerait Poutine lui-même.

Vladimir Poutine poursuit deux catégories d’objectifs, négatifs et positifs. Côté négatif, il s’agissait et il s’agira d’éviter à tout prix l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et, dans une moindre mesure dans l’UE. Les objectifs positifs sont à court terme de faire glisser politiquement en douceur l’Ukraine vers la Russie en évitant le choc frontal qu’a provoqué l’ancien président Yanukovitch ; à long terme de placer de fait l’Ukraine dans l’orbite économique de la Russie.

Peut-on espérer envisager une issue pacifique à la crise? Comment?

La crise devrait se dénouer par une négociation très dure. Après avoir fait monter les enchères, Moscou va chercher à engranger le maximum de bénéfices pour le long terme c’est-à-dire l’entrée progressive de l’ensemble de l’Ukraine dans la sphère d’influence de la Russie dans le cadre du grand dessein d’Union eurasiatique. Depuis 2000 Poutine dit ouvertement ce qu’il entend créer: un vaste ensemble territorial au centre de la masse continentale eurasiatique dominé par la culture slave, la religion orthodoxe capable de faire jeu égal avec l’Union européenne, voire l’union économique transatlantique et la Chine qui l’inquiète beaucoup, en dépit des grandes tactiques déclarations d’amitié.

Autant dire que cette crise constitue la première phase d’un affrontement qui est appelé à se développer plus discrètement mais tout aussi surement. Les Européens seront-ils en mesure de conduire une stratégie qui leur permettrait de remonter le sérieux handicap qu’ils ont d’ores et déjà enregistré? Suivra-t-on l’exemple remarquable de la Suède et de l’Estonie qui accroissent leurs budgets militaires? A ce stade il est permis d’être sceptique…

François Géré est historien et spécialiste en géostratégie. Il est notamment président fondateur de l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS).

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris.

3 thoughts to “Ukraine : jusqu’où ira l’escalade ?”

  1. Merci pour vos excellents commentaires dont Le Colonel Actualités pourrait en faire de non moins excellents articles. N’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact si vous souhaitez qu’un de vos textes soit publié sur LCA. Cordialement. //RO

  2. Nous dit-on la vérité sur l’Ukraine
    Présidentielle en UKRAINE
    Malgré la situation, complexe, de l’Ukraine, sa présidence attire beaucoup de gens. Pas moins de 46 candidats se présenteront le 25 mai prochain aux suffrages des électeurs. Beaucoup sont folkloriques comme le Darth Vador présenté par le Parti Ukrainien d’Internet.
    En réalité, seuls deux d’entre eux semblent en mesure de l’emporter : l’ex Premier ministre Ioulia Timochenko et le milliardaire Petro Porochenko, en tête des sondages en ce moment.
    A moins que Vadim Rabinovich…
    Vadim Rabinovich, milliardaire et citoyen israélien, pose sa candidature au pouvoir suprême à Kiev …
    Rabinovich a fait son annonce de candidature lors d’une interview mardi au site d’information Vesti.ua.
    Rabinovich, âge de 61 ans, président du Congrès juif ukrainien et fondateur du Parlement juif européen, a indiqué qu’il se présentait pour « détruire le mythe de l’antisémitisme en Ukraine ».
    L’oligarche juif ukrainien Vadim Rabinovich a annoncé qu’il allait se lancer dans la course à la présidence de l’Ukraine, un pays à tradition antisémite très virulente.
    La candidature de Vadim Rabinovich a pour but de démystifier les accusations d’antisémitisme contre l’Ukraine.
    Au cours de l’interview, qu’il a postée sur sa page Facebook, Rabinovich explique que l’Ukraine devrait devenir un pays neutre doté d’une petite armée professionnelle sur le modèle suisse avec une administration similaire au système fédéral allemand.
    « Il n’y a aucune justification à 26 régions », dit-il, faisant allusion aux régions formant l’Ukraine.
    Il a ajouté que la transparence de la gouvernance encouragera les investissements qui permettront à l’Ukraine de récupérer économiquement après des mois de crise politique et de troubles qui ont aggravé une crise financière déjà aigüe.
    « Je suis probablement le meilleur candidat. Nous avons besoin de rassembler et je suis le candidat de l’union. Je n’ai pas particulièrement le goût du pouvoir, je veux seulement aider mon pays », déclare Rabinovich.
    Un nom que connaissent bien ceux qui s’intéressent au judaïsme ukrainien et européen et qui ne seront pas surpris au demeurant par l’annonce de sa candidature. Car Vadim Rabinovich, 61 ans et un des hommes les plus riches du pays, a un solide tropisme pour les présidences.
    Mais comme il n’est pas le seul, V. Rabinovich évite en général de perdre son temps en affrontant la concurrence. A la place, il achète ou crée son propre organisme dont il devient, tout à fait naturellement, le chef.
    Ainsi, en Ukraine même, plutôt que de briguer la direction de la « Fédération des Organisations juives d’Ukraine », a-t-il, en 1999, créé à coup de millions de dollars un « Congrès juif pan-ukrainien ». Dont il est le président.
    Dans un autre domaine, V Rabinovich a acheté en 2007 le prestigieux club de football « FC Arsenal Kiev ». Et en est devenu président jusqu’à ce que ce dernier fasse faillite en octobre 2013. Et bien sûr, personne n’a oublié la fondation du « Parlement Juif européen » (PJE).
    Pour le créer, le milliardaire avait en 2011 invité les Juifs de « 54 pays européens » à voter par Internet pour en choisir les 120 membres parmi un millier de candidats.
    Dont un bon nombre postulaient à l’insu de leur plein gré, comme le footballeur David Beckham ou l’acteur Sacha Baron Cohen
    Choisis par « 400.000 » électeurs, les heureux élus du PJE se réunirent en mai 2012 et se donnèrent comme vice-Président… Vadim Rabinovich. Après quoi le bidule cessa, semble-t-il, toute activité. Bref, « une vaste fumisterie », comme la qualifia à l’époque Roger Cukierman, ancien et actuel président du CRIF.
    On peut sans doute attribuer cette passion des titres aux difficiles débuts de carrière du milliardaire. Car, en 1980, alors que l’Ukraine faisait encore partie de l’URSS, Rabinovich a été arrêté et condamné à 14 ans de prison pour « activités de marché noir », et déchu de sa nationalité. Mais purgé finalement 7 ans, selon l’hebdomadaire ukrainien Korrespondent .
    Rabinovich précise qu’il a été emprisonné sur la foi de « fausses accusations », mais les Etats-Unis lui interdisent toujours l’entrée sur leur territoire en raison de cette affaire, confirme le JTA.
    Après sa libération en 1991, Rabinovich a commencé à faire fortune dans les métaux. Il a fait don de plusieurs millions de dollars à des oeuvres juives.

    La petite entreprise d’importation de meubles qu’il possédait alors servait de couverture à divers trafics avec les Etats-Unis. Finalement, il ne fit que 7 ans et partit en Israël, pays dont il devint citoyen. Il revint en Ukraine en 1991, juste avant la chute de l’URSS.
    Un « oligarque sulfureux »
    Il sut alors acheter au bon moment et à bas prix quelques joyaux communistes avant de se lancer dans le commerce de métaux. Sa fortune était faite. « L’oligarque sulfureux » comme disait alors la presse, était devenu un des hommes les importants de la République d’Ukraine.
    Bien entendu, sa condamnation fut annulée par le nouveau pouvoir et sa nationalité lui fut restituée. Ce qui n’empêche pas, aujourd’hui encore, les Etats-Unis de lui interdire l’accès à leur territoire…
    Une fois riche, vers 1995, Rabinovich commença une carrière de philanthrope. Ce qu’il explique volontiers en racontant : « A cette époque, j’ai découvert une chose qui s’appelle la Torah. Et cela m’a conduit dans toutes sortes de nouvelles directions. »
    De fait, en Ukraine comme en Israël, sa corne d’abondance sait couler à flots. Entre autres vers les personnalités politiques de son choix, très à droite. Mais aussi dans le domaine culturel.
    Ainsi a-t-il versé 2,5 millions € pour la reconstruction de la synagogue Hurva de Jérusalem, bâtie en 1852 et détruite durant la guerre d’Indépendance. Et il a aussi payé deux millions € pour la construction d’une menorah d’une demi tonne recouverte de 45 kg d’or.
    Comme on ne se refait pas, V. Rabinovich l’a faite installer dans un square de la Vieille Ville de Jérusalem qui porte son nom depuis 2012. Un cadeau de son ami le maire Nir Barkat .Mais comme souvent aussi, ses projets n’ont qu’une durée de vie limitée.
    Car, par ignorance, on veut le croire, N. Barkat avait outrepassé ses pouvoirs : il est interdit de donner à des rues ou des places de la Ville Sainte le nom de gens morts après… 1.500 de notre ère. Depuis le square a été rebaptisé et la menorah déplacée vers le Mur des Lamentations….

    C’est ainsi : comme « Le Parrain » de Francis Ford Coppola, tout ce que Rabinovich crée tourne mal. Autre exemple : la télévision « totalement indépendante » et diffusant 24h sur 24 qu’il a lancée fin 2011 : Jewish News One (JN1).
    Supposée concurrencer Al Jazeera, elle vivote à présent en mettant en ligne des vidéos. La plus récente date du 30 décembre 2013…. Le même sort attend très certainement sa candidature à la présidence de l’Ukraine.
    L’essentiel de l’argumentaire que propose Vadim Rabinovich aux électeurs se résume à : « Je veux briser le mythe selon lequel l’Ukraine est antisémite, qui se propage dans le monde entier », allusion aux attaque de V. Poutine contre « les antisémites et les néonazis » au pouvoir à Kiev.
    Sans connaître l’Ukraine -ni même en parler la langue- on peut tout de même estimer que l’Ukrainien moyen a en ce moment quelques préoccupations plus importantes : rester indépendant, se nourrir et se chauffer correctement, par exemple.
    Et c’est fort dommage : celui lui aurait fait un réel plaisir, à V. Rabinovich, d’ajouter l’Ukraine à la liste de ses présidences….
    Ces derniers mois, plusieurs hauts responsables russes, y compris le président Vladimir Poutine, ont accusé les partis d’opposition ayant renversé le président pro-russe Viktor Yanoukovitch d’être fascistes et antisémites.
    Il y a eu plusieurs agressions antisémites contre des Juifs et attaques contre des synagogues en Ukraine depuis le début de l’année 2014.
    Rabinovich a récemment publié un communiqué dans lequel il dément que l’antisémitisme est en hausse en Ukraine.
    « La tentative d’attiser le feu sur cette question est une provocation et n’est pas propice à une vie paisible pour la communauté juive d’Ukraine », peut-on lire dans le communiqué.
    Rabinovich confiait à l’Agence télégraphique juive (JTA) en octobre dernier qu’il s’est impliqué » dans les affaires communautaires juives à partir de l’âge de 40 ans.
    « J’ai fait une découverte qui s’appelle la Torah », disait-il. « Elle m’a mené dans toutes sortes de directions ».
    Ukraine : un ex officier israélien, leader de la révolte à Maïden
    Ukraine : un ex officier israélien, leader de la révolte à Maïden

    Les médias ukrainiens ont rapporté qu’un ancien officier de l’armée israélienne a joué un rôle de premier plan dans les manifestations anti-gouvernementales dans l’ancienne république soviétique.

    Selon les rapports, l’ israélien anonyme commande un groupe de 20 militants ukrainiens ultra-violents. Quatre autres Israéliens, qui avaient déjà servi dans l’armée israélienne, Tsahal, ont aussi pris part à des rassemblements de l’ »opposition » dans la capitale ukrainienne, Kiev.

    Ces officiers israéliens sont nés en Ukraine, mais ont émigré en Israël et ont rejoint les forces armées avant de revenir au sein de leur pays de naissance pour mener des manifestations.

    Bien plus, toujours selon les médias ukrainiens, un magnat israélien fournit un soutien financier à l’opposition en Ukraine et ajoutent même que l’agence de renseignement israélien, le Mossad, est l’un des instigateurs de l’agitation dans le pays .

    Comme vous le savez, l’Ukraine est secouée par des manifestations anti-gouvernementales depuis que le président Viktor Ianoukovitch s’est abstenu de signer un accord d’association avec l’Union européenne le 29 Novembre 2013, privilégiant des liens plus étroits avec la Russie.

    Par ailleurs, et à juste titre, la Russie accuse l’Occident d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Ukraine et alimente la crise dans le pays.

    Souvenez-vous, au début du mois de février, une vidéo de quatre minutes avait été postée sur YouTube par un utilisateur anonyme. Dans cette dernière, la sous-secrétaire d’Etat, Victoria Nuland, et l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt discuté qui des dirigeants de l’opposition de l’Ukraine qu’ils aimeraient voir dans le gouvernement et elle avait lancé un « Fuck the EU ». Le coup d’état semble avoir marché. Il ne reste plus qu’on demande la tête du président Viktor Ianoukovitch.

    Le Congrès juif mondial (WJC) a tenu la réunion semestrielle de son conseil d’administration à Paris, le 31 mars 2014.
    Le Conseil est composé de 49 membres, plus le représentant des États-Unis, l’ambassadeur Ira Forman en charge de la lutte contre l’antisémitisme. Il comprend deux membres français, Roger Cukierman (président du Crif et vice-président du Congrès juif mondial) et David de Rotschild (président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et membre du Bureau du Congrès juif mondial).
    Outre ses membres, le Conseil d’administration a entendu une communication de l’économiste français Jacques Attali.
    Le Conseil a adopté plusieurs motions
    Soutien à Manuel Valls, nouveau Premier ministre français, pour son action contre l’humoriste antisioniste Dieudonné.
    Situation en Ukraine. Le Conseil a appelé les gouvernements à ne pas exagérer la situation des juifs dans le pays et à ne pas l’utiliser pour contester la légitimité du nouveau gouvernement.
    Hongrie. Dénonciation de la célébration de l’ancien régent Miklós Horthy par les autorités hongroises et soutien à la communauté juive de Hongrie qui boycottera les manifestations mémorielles de l’Holocauste.
    On observera que le Congrès juif mondial ne défend pas les juifs, mais les intérêts de l’État d’Israël. De même, il ne combat pas les nazis en général, mais uniquement ceux qui menacent les intérêts israéliens.

    Questions :
    Pourquoi FABIUS et Bernard Henri Levy soutiennent-ils autant et sont-ils si intéressés par la politique de l’Ukraine ?????

  3. Nos médias et gouvernements complices sont réellement vassalisés aux USA ; ils taisent les crimes de KIEV du régime pro nazi du président Oleksandr Turchynov l’opération militaire contre le prorusses qui tenaient l’aéroport de Kramatorskaya a fait 11 morts parmi les civils. L’Europe est complice de l’Amérique
    Addendum : 6h04 (16-04-2014) Washington estime que Kiev est à bout et par conséquent, son opération est justifiée. Un blanc-seing donc, de tuer impunément.
    L’armée doit lancer aujourd’hui, l’opération pour récupérer la ville de Slovyansk. Mais un couac. Les militaires ont déclaré qu’ils ne tireront pas sur les civils. Ils ont donc déclaré qu’ils n’exécuteront aucun ordre dans ce sens. Moscou va-t-il se taire ?
    L’Amérique veut la guerre en Europe, depuis la guerre du Kosovo et la chute de l’union soviétique, l’Europe occupée par les forces de l’OTAN qui sont devenues des forces d’occupation de l’expansionnisme impérialiste du grand sceau américain révélé par l’one dollar au symbolisme mystérieux dont le dieu est Lucifer. En effet les dirigeants de ce monde décadent sont des loups déguisés en agneaux.
    Les USA sont aux abois leur dette est colossale et l’Europe est dirigée par les banques américaines Mario Draghi est un ancien de la banque Goldman Sachs et la révolution de Kiev fut attisée par le banquier Soros ennemi juré de Poutine, celui-ci est derrière la fondation Soros qui finance les FEMEN tout es mis en place à partir de l’Ukraine pour amener le quatrième Reich. Nos banquiers appartiennent à ce pouvoir occulte de l’antichrist et amènent un nouvel Adolph Hitler en Europe. Poutine a raison de défendre sa grande Russie.
    Notre Europe doit faire ce que de Gaulle voulait mettre hors de nos sols les aventuriers et vampires qui ont volé aux indigènes du pays leur sol en créant des réserves pour les indiens qu’ils ont spolié de leurs richesses et biens. Depuis 1776 ces « illuminati » ont semé la mort partout dans le monde et détruisent par le mensonge et la manipulation en appliquant la théorie du chaos les nations pour créer leur Nouvel Ordre Mondial qui est satanique

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