« Un militaire n’est ni un surhomme, ni un sous-citoyen »

Par Laurent Lagneau le 23-11-2017

Zone Militaire – Opex 360


« On dit qu’il n’y a pas de fumée sans feu … malheureusement dans les Armées, les foyers sont très nombreux, et l’empressement à les éteindre très relatif …. Il ne faut pas s’étonner dès lors que plus de 60% des militaires envisagent de quitter l’institution : l’engagement a, comme toute chose, ses limites. Même pour les militaires. »

 


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Dans le cadre d’une série d’auditions sur la condition militaire, la commission de la Défense a accueilli, le 21 novembre, les représentants du Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM). Plusieurs préoccupations ont ainsi été soulevées, comme la réforme à venir des retraites, laquelle prévoit d’instaurer un système « notionnel » et « universel » en lieu et place des dispositifs existants.

Mais comme on ne connaît pas, pour le moment, l’impact qu’aura cette réforme sur le régime des pensions militaires, le sujet a été seulement évoqué sans entrer dans les détails. Mais il n’en demeure pas moins qu’il figure en tête des préoccupations relayées par les représentants du CSFM.

En revanche, il a largement été question d’un second sujet d’inquiétude pour les militaires : l’écart de traitement avec la Fonction publique.

« C’est un sujet que l’on fait remonter en permanence », a assuré le maréchal des logis chef Patrick B.. Pour résumer son propos, les militaires déplorent que les mesures « négatives » leur sont immédiatement appliquées alors que celles ayant une portée positive ne le sont qu’avec beaucoup de retard, c’est à dire bien après leur entrée en vigueur au sein de la Fonction publique.

« Pour toutes les décisions (positives) qui sont prises, les militaires obligés de ramer derrière », a fait remarquer le sous-officier. « Dernièrement, il a fallu se battre pour la grille indiciaire » et faire en sorte que « les militaires du rang puissent toucher au moins le SMIC », a-t-il expliqué.

« On a un texte, en ce moment, sur une majoration de la durée d’assurance [pour les bonifications des retraites, ndlr]. Et il a fallu attendre 2017 pour que les militaires soient intégrés à ce texte de 2003« , a encore cité le maréchal des logis chef B..

Mais c’est le secrétaire du CSFM, le chef de bataillon Benjamin B., qui, en réalité, a allumé la mèche sur ce sujet, lors de son propos liminaire. « Tout en respectant les spécificités statutaires, le Conseil est sensible à la juste transposition des mesures appliquées à la Fonction publique », a-t-il lâché.

« En effet, a continué l’officier, nous constatons régulièrement un déséquilibre entre l’application souvent tardive de mesures favorables qui contrastent avec l’immédiateté des mesures jugées négatives, comme le jour de carence ou la contribution sociale généralisée. »

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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

One thought to “« Un militaire n’est ni un surhomme, ni un sous-citoyen »”

  1. Tout ça n’a rien d’étonnant, sachant que Macron le mondialiste veut faire disparaître le peuple français notamment par la submersion migratoire. Il veut aussi se débarrasser à termes de l’armée française, pour une armée européenne.

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