Une otage libérée ne devrait pas dire ça…

Publié le 11 octobre 2020

Sophie Pétronin l’a dit tout de go : elle veut revenir au Mali !

Je sais, c’est l’honneur de la France. Et son talon d’Achille, aussi. La France ne laisse pas tomber ses otages, et va les chercher… quoi qu’il en coûte. En mai 2019, au Burkina Faso, sans même évoquer les transactions financières probables, il en a coûté la vie de deux militaires. Cette fois, pour Sophie Pétronin, ce sont plus de 100 djihadistes qui ont, à titre de contrepartie, été libérés… officiellement par le Mali. Et là encore, indirectement, le prix à payer se compte en soldats français : combien étaient tombés pour les arrêter, combien tomberont encore, dans cet infernal jeu de l’oie diplomatique où le militaire, pion que l’on déplace, est renvoyé si vite à la case départ, pour les empêcher de nuire à nouveau ? Forcément, pour les terroristes, le Français est un otage « premium », une cible privilégiée et recherchée car très rentable, quand l’Anglais ne vaut pas un clou. Le Royaume-Uni refusant de céder au chantage et de passer à la caisse, les ravisseurs fichent aux sujets de Sa Majesté une paix… royale.

https://www.bvoltaire.fr/une-otage-liberee-ne-devrait-pas-dire-ca/

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