Une société de babtous fragiles

Par Amaury Watremez, le 14 mai 2016

Mes Terres Saintes


C’est un problème de société que j’ai choisi de partager avec vous aujourd’hui, avec un excellent billet d’Amaury Watremez : la société des enfants rois. Une évolution dite « normale » de la société. Une société nombriliste, sans valeur, ni pudeur. //RO

 


 

Il y a une semaine me baladant dans Montmartre j’ai vu un petit épisode qui m’a semblé caractéristique de notre société et inquiétante quant à son avenir. Un gamin attendait avec ses la parents de pouvoir traverser une rue. Il jouait un petit jeu comme tous les gosses de son âge, posant un pied sur la chaussée puis le retirant ainsi qu’un toréador dés qu’il entendait le bruit d’une voiture, sans bien sûr faire attention en quoi que ce soit. Il manqua ainsi de se faire renverser par une dame en bicyclette qu’il n’entendait pas.

Pas vraiment traumatisé pour deux sous, il se contenta de remonter sur le trottoir. Son père et sa mère réagirent bien plus violemment, l’homme se mit à agonir d’injures ordurières la pauvre cycliste ne méritant pas cet excès d’indignité pendant que la femme entourait le garçon de ses bras, lui répétant constamment s’il n’avait rien, s’il allait bien. L’enfant entrant dans le jeu de ses géniteurs pleura à gros tonneaux, reniflant à grand bruit, de la morve dégoûtante coulant de son appendice nasal. Les parents l’emmenèrent finalement lui payer une glace pour qu’ils se remettent de son « traumatisme » selon le terme du père.

Le pauvre petit chéri satisfait s’autorisa à chipoter sur la taille de son cornet obtenant deux glaces…

…Ce genre de scènes pourrait aisément s’observer dans tous les milieux, dans n’importe quel endroit de France. Elles sont inquiétantes, pour le moins préoccupantes, car on se demande quel genre d’adultes donneront ces enfants rois. La moindre frustration dans leurs désirs, la moindre contrariété dans leurs existences, leur seront proprement insupportables.

Et ils seront totalement incapables de se débrouiller par eux-mêmes, ni de se défendre face à d’autres.

Ils seront de plus en plus obnubilés par leurs ego, leur confort, ne se soucieront pas une seconde des valeurs communes et plutôt que de renoncer à quoi que ce soit de ce confort matériel, de l’assouvissement de leurs désirs, seront séduits par n’importe quelle idéologie totalitaire ou système théocratique violent.

Ce qui reste des anciens liens de quartier, de communauté, de foi, de citoyenneté est tellement affadi, tellement minimisé, réduit au plus petit commun dénominateur, à quelques lieux communs d’une mièvrerie sans pareil (il faut être gentil avec son entourage, respecter toutes les croyances, toutes les opinions etc…). Ces restes ne représentent rien et ne représenteront jamais rien pour ces enfants exceptés des alibis faciles.


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1 réflexion au sujet de « Une société de babtous fragiles »

  1. A qui la fôte …? A force de touche pas à mon gosse à l’Ecole…à force d’avoir supprimé les leçons de morale et d’instruction civique, qui avaient au moins le privilège de pallier aux carences éducatives des parents, ben on fabrique des enfants ROIS dont l’avenir n’est pas brillant.

    « Adieu Monsieur le Professeur, On ne vous oubliera jamais » belle chanson mais c’était AVANT. Aujourd’hui c’est ni bonjour, ni Adieu l’instit mais vivement qu’on se casse pour t’oublier !!! Il est loin ce temps où les enseignants étaient perçus par les parents comme des Notable, et donc respectés par leurs élèves. Une baffe à l’école= une baffe à la maison…

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