Vers l’insurrection fiscale ?

Publié le 24/10/2013 Par HUGO DOMENACH
Publié le 24/10/2013 Par HUGO DOMENACH

Pour l’opposition, les deux nouvelles taxes votées mercredi et jeudi, après l’annonce d’une « pause fiscale », vont pousser les Français à la révolte.

Les députés UMP ont violemment critiqué l'uniformisation par le haut des prélèvements sur l'épargne votés mercredi (photo d'illustration). © PATRICK KOVARIK / AFP
Les députés UMP ont violemment critiqué l’uniformisation par le haut des prélèvements sur l’épargne votés mercredi (photo d’illustration). © PATRICK KOVARIK / AFP

« Exaspération », « acharnement », « trahison » et même « révolution ». Les élus d’opposition n’ont pas de mots assez forts pour qualifier l’état d’esprit des Français après le vote de deux nouvelles taxes par la majorité. L’uniformisation par le haut du taux de prélèvements sociaux, à 15,5 %, pour certains contrats d’assurance-vie, plans d’épargne en actions (PEA) et plans épargne logement (PEL)et la nouvelle taxe de un euro par litre sur les boissons énergisantes votée jeudi par les députés s’ajoutent au retour de la taxe poids lourds ou « écotaxe ». Décidée en 2009, elle doit entrer en application au 1er janvier et a suscité une importante contestation en France ces derniers jours.

Un message pour le moins surprenant, puisque ces prélèvements supplémentaires interviennent après une « pause fiscale » annoncée par le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, confirmée parFrançois Hollande. Certes les Français n’étaient de toute façon pas dupes. Ils étaient 69 % à ne pas croire à cette promesse, selon un sondage CSA-Les Échos-Institut Montaigne publié le 5 septembre. Il n’empêche, pour l’opposition, ce n’est plus un « ras-le-bol fiscal » qui agite les épargnants, entrepreneurs ou simples salariés, c’est à une révolte qu’il faut désormais s’attendre.

« Ils vont l’avoir, leur révolution, s’ils continuent », juge le député de Paris Pierre Lellouche, qui déclare ressentir que « l’exaspération monte partout ». « C’est incompréhensible pour les gens matraqués de tous les côtés. N’importe quel événement peut aujourd’hui mettre le feu aux poudres », poursuit-il. « Il y avait déjà une overdose fiscale. Mais la dose supplémentaire à venir que le gouvernement s’apprête à rajouter amène un risque de révolte fiscale », embraye Hervé Mariton, député et responsable du pôle projet à l’UMP.

« Ils sont complètement cintrés »

Pour le député UMP Benoist Apparu, le mot insurrection est « un peu fort », voire « délirant ». Mais il reste sidéré devant les agissements de la majorité : « Ça devient fascinant. Après avoir annoncé la pause fiscale, ils rajoutent 600 millions. C’est un coup de plus pour la crédibilité du gouvernement. » « Quel est donc le mauvais démon qui conseille au président de la République d’étrangler les Français d’impôts, alors que nous sommes en pleine situation de concurrence ? » se demande Jean-François Copé, président de l’UMP, jeudi dans L’Opinion. « Ils sont complètement cintrés », résume un autre élu de l’opposition.

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L’opposition se dit particulièrement consternée par le caractère rétroactif du prélèvement sur la fiscalité de l’épargne voté mercredi : « Une très mauvaise habitude fiscale qui suscite l’incompréhension et qui est choquante dans son principe », dixit Hervé Mariton. « Il n’y pas d’effet rétroactif », se défend le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, ce matin sur i>Télé. Selon lui, l’impôt ne s’applique pas aux gains déjà réalisés, mais aux gains futurs qui seront effectifs lorsque les épargnants sortiront de leur épargne. « Si vous avez une épargne et que vous ne la liquidez pas, vous ne payez rien », faisait également valoir le ministre Alain Vidalies (PS) ce matin.

Benoist Apparu considère que cette mesure « aura pour conséquence de dissuader les épargnants de sortir de leur PEL et PEA et donc ne rapportera pas un centime ». Bref, elle est « surréaliste ». « C’est typiquement la mesure qui montre que trop d’impôt tue l’impôt, car elle envoie un mauvais message à la population, qui s’attend à payer plus, et ne rapporte rien sur le plan économique », conclut-il.

Moscovici « réfléchit » au problème (…)

Le colonel dit :

Décidément, un socialiste ça ne craint rien. Je suis scandalisé par le caractère inique de cette mesure qui va toucher de plein fouet les classes sociales intermédiaires et moyennes car une chose est certaine désormais, les riches sont de plus en plus riches et ne se sentent pas vraiment concernés par cette loi anti-sociale. Ce n’est même plus un coup de couteau dans dans le dos, c’est de la trahison, et de la spoliation pure et simple.

J’espère vivement qu’un vent de révolte soufflera bientôt sur la France pour dire non à toute cette mascarade socialiste. Que penser des niches fiscales auxquelles le régime refuse de s’attaquer par clientélisme, tel l’abattement fiscal de 7500 euros accordés aux journalistes. J’en passe et des meilleures.

Oui, Pigeons de France et de Navarre, unissons-nous pour dire non à cette taxe inique destinée à nous appauvrir plus encore. Ce ne sont pas nos hommes politiques qui prendront la tête d’une telle révolte fiscale que d’aucuns qualifient déjà de « insurrection fiscale ». 

 

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1 réflexion au sujet de « Vers l’insurrection fiscale ? »

  1. Il faudrait relire Machiavel, pour comprendre que le chaos volontairement provoqué, peut devenir l’ultime solution. C’est aussi prendre le risque de jouer sa tête. D’autres en ont déjà fait les frais, avec cette différence qu’à cette époque, la France n’était pas « occupée » par cet autre baril de poudre qui aujourd’hui, attend son détonateur.

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