Violences: les craintes du patron de la DGSI

Le Figaro.fr avec AFP, le 10/02/2017 


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Il y a bien longtemps que ce blog tire la sonnette d’alarme sur ces risques bien réels. Et à l’instar de Patrick Calvar, dont on peut penser que les propos ont été mesurés, je n’ai jamais employé les termes de « guerre civile » sauf pour en exclure l’épouvantail largement agité par les tenants du catastrophisme ambiant ou encore par celles et ceux qui souhaitent accréditer cette thèse pour mieux propager le même virus ambiant. Là où les propos de Patrick Calvar me choquent, c’est lorsqu’il dit, je cite : il « y a eu déjà, dans le passé, des opérations qui ont permis d’intercepter des gens dont les projets étaient justement de s’en prendre à la communauté musulmane afin de créer les conditions éventuellement d’une tension entre les communautés ». A l’en croire, il n’y aurait donc que la communauté musulmane qui serait visée par des actes de violences… J’en reste coi. Par respect envers Patrick Calvar que j’ai eu l’honneur de servir lorsqu’il assumait les fonctions de Directeur du Renseignement au sein de la DGSE, je n’ouvrirai pas la brèche à une polémique. Je préciserai simplement ici mon profond désaccord sur cette sentence sélective du péril. //RO


 

Le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) Patrick Calvar a affirmé aujourd’hui ne pas exclure une « action violente » qui ferait monter « la tension entre les communautés ».

La menace la plus forte est le « terrorisme islamiste » et « nous avons pour obligation de nous préparer à faire face à cette situation, si demain elle devait se présenter », a-t-il déclaré devant une commission parlementaire.

Le chef du renseignement intérieur était interrogé par le député (LR) Georges Fenech sur un risque d’affrontement intercommunautaire après l’attaque en janvier d’une mosquée au Québec par un étudiant proche de la mouvance identitaire, qui a tué six personnes.

Il accompagnait le ministre de l’Intérieur auditionné par la commission de l’Assemblée nationale sur les moyens mis en oeuvre pour lutter contre le terrorisme.

« Nous ne sommes pas à l’abri d’une action violente aujourd’hui sur notre territoire qui ferait monter –il faut rester très prudent dans les termes– un degré de tension entre des communautés », a estimé Patrick Calvar.

Il a souligné fermement n’avoir « jamais employé les termes de guerre civile »contrairement à ce qu’avait rapporté Le Figaro.


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Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

One thought to “Violences: les craintes du patron de la DGSI”

  1. D’autant que d’après une certaine « étude » de cette ultra droite « dangereuse », celle-ci comporterait à peine 70 membres.
    Alors, désolé, les partisans de « théo » sont nettement plus nombreux que cette « ultra droite » tant vilipendée, et ostracisée par les responsables sécuritaires du camps du bien et on pourra dire, après les élections qui viennent, qu’ils n’avaient rien vu venir. Comme pour Trump.
    Et j’ajouterai, que monsieur Patrick Calvar, n’a pas très bien « répondu » à la commission d’enquête (parlementaire elle aussi), après les attentats de Paris, concernant les ablations d’organes sexuels féminins et masculins faites par les terroristes sur certaines victimes encore vivantes. De sorte que, monsieur Patrick Calvar aurait-il des scrupules ou des ordres, pour mes-informer les français sur le visage des terroristes musulmans?.

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