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Viols en Centrafrique : le silence assourdissant de la Grande Muette

Courrier International – Le Temps – Genève

Publié le

Je ne retiens de ce billet suisse que le titre « silence assourdissant de la Grande Muette » qui sonne pour moi comme une volonté de remuer la merde.* Une procédure est en cours, il est tout à fait normal que la Grande Muette… reste muette. Pour ne pas gêner ou interférer dans le déroulement de l’enquête. Point barre. //RO

Des soldats français en patrouille à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 20 mai 2015. PHOTO PATRICK FORT / AFP.
Des soldats français en patrouille à Bangui, capitale de la République centrafricaine, le 20 mai 2015. PHOTO PATRICK FORT / AFP.

 

L’armée n’a jamais bien aussi bien porté son surnom depuis que The Guardian a révélé les accusations d’enfants centrafricains portés contre des soldats français de l’opération Sangaris. Un silence coupable, selon ce journaliste suisse. 

Soudain, leurs visages se ferment et les mots employés le sont avec la plus grande prudence. Depuis que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a invité, le 11 mai, les soldats qui se seraient rendus coupables de violences sexuelles sur des enfants en Centrafrique “à se dénoncer”, les officiers supérieurs de la Grande muette savent qu’à tout moment, le pire peut remonter à la surface. Sauf que, pour l’heure, personne n’a parlé : “Il ne se passe rien”, explique une source militaire de haut rang. “Est-ce par solidarité de groupe ou parce que nous ne comptons pas de coupables dans nos rangs ? Pour l’armée, en tout cas, plus l’épilogue de cette tragique affaire interviendra, mieux ce sera.”
 

Révélées en avril par le quotidien britannique The Guardian, les accusations portées par des enfants centrafricains mineurs contre plusieurs soldats français déployés dans leur pays, qu’ils accusent de les avoir violés lors de leur séjour dans le camp de réfugiés de Mpoko, à la périphérie de Bangui, font aujourd’hui l’objet de deux enquêtes.La première, dite ‘enquête de commandement’, porte sur les responsabilités éventuelles de la hiérarchie militaire de l’opération Sangaris en Centrafrique, lancée début décembre 2013 et à laquelle ont déjà participé plus de 9 000 soldats français.
La seconde, placée sous l’autorité d’un magistrat instructeur depuis l’ouverture d’une information judiciaire contre X le 7 mai par le procureur de Paris, est diligentée par la ‘prévôté’, c’est-à-dire par les gendarmes.
Ces deux enquêtes, précisent le haut commandement français, ont été automatiquement déclenchées dès la réception du rapport de l’ONU relayant ces accusations, en juillet 2014.

“Il est important de comprendre ce que veut dire cette ouverture automatique”, poursuit cette source militaire. “Nous sommes partis du principe que toute information en provenance de l’ONU est crédible. Nous n’avons donc pas cherché à revérifier les dires des uns ou des autres, comme nous l’aurions peut-être fait dans le cas d’un rapport émanant d’une organisation humanitaire.” Fait important : les militaires français justifient le fait qu’ils n’ont pas auditionné les rédacteurs dudit rapport. “D’emblée, ces informations ont été prises très au sérieux”, poursuit notre source.

“Soldats Français = violeurs”

Lire la suite sur http://www.courrierinternational.com

 

* Certains de mes lecteurs (et lectrices) pourraient être choqués par les termes peu châtiés que j’use parfois dans mes billets ou dans mes commentaires d’articles. J’en suis désolé mais on ne se refait pas. Je suis ainsi. Brut de décoffrage. Et c’est ce qui fait « le charme » intuitu personæ du Colonel et le succès du blog. On ne change pas un concept qui gagne. Mais c’est promis, je ferai un effort de rédaction. Bien cordialement à vous. //RO

 

 

Régis Ollivier

Officier supérieur (er). Officier de l'Ordre National du Mérite. Diplômé EMSST - Ecole Militaire Paris. Diplômé Langues Orientales - INALCO Paris. Ex-DGSE.

2 thoughts to “Viols en Centrafrique : le silence assourdissant de la Grande Muette”

  1. Pas choquée, non! On connaît le franc-parler des militaires, nettement préférable à la langue de bois des politicards.

  2. Bonsoir mon colonel
    Cà ne sert à rien de péter dans la soie – Votre langage est très explicite.
    Y en a assez de la langue de bois.
    On vous comprend 5/5 – que ceux qui
    s’en offusquent , changent de fréquence
    Bien sincèrement

Les commentaires sont clos.

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